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C’eft pour cela qu’il est si efficace dans lesmaladies d u poumon , dans la suppres-sion des crachats & de la morve, & de-là dans tous les rhumes de cerveau, dela gorge & de la poitrine.
Anffi la plupart des grands praticiens,accoutumés à í’employer dans les cas lesplus difficiles & les plus ordinaires , neïe font pas de peine de le regarder com-me un remede universel.
Le kermès minerai ou soufre doré ,fait par l’ébnllition , se donne avec suc-cès dans les maladies qui font soupçon-nées de malignité. C'est ainsi que dansla petite vérole, la rougeole , la fievremiliaire, & autres de cette nature , dansles inflammations.des viscères avec ma-lignité, on l’ordonne comme alexiphar-maque , en le mêlant avec les autres re-mpiles bésoardiques , les terreux & lesabforbans, comme les yeux d’écrevifle,les coraux , les perles , les coquillesd’œufs , les confections thériacales &alexiteres.
L’illustre M. Geoffroy s’en est serviavec succès dans les fièvres intermitten-tes des enfans, en l'aiïbciant avec le selfébrifuge de Silvius, le sel d’absynthc ,on le tartre vitriolé.
Schvôder dit qu’il l’a employé avecsuccès dans l’âcnmoine de la sérosité &de la lymphe lacrymale , pnnr guérir lachassie , les ophthalmics ; de même quepour adoucir des douleurs scorbutiques ,& arrêter des fluxions fur les poumons,qui mettoient les malades dans un dan-ger éminent. n
Hoffman, & de grands particiens aprèslui , l’ont employé dans toutes les ma-ladies chroniques des viscères , en lemêlant avec d’autres remèdes : c’est ainsique joint au nitre , il devient un excel-lent spécifique dans l’hydropisie.
Veut-on guérir l’épilepsie & les ma-ladies spasmodiques ? le soufre doré ,joint au cinabre , agit comme un remedecalmant.
Vent-on attaquer le scorbut ? on peutmarier lesoufre dore 'avec les sels neutres ,avec les anti-scorbutiques.
Veut - on arrêter des pertes ou des dé-voiemens ? joignez le soufre doré avecles abforbans ; enveloppez le tout dans \la confection hyacinte , & vous aurezlin remede assuré dans ces maladies.
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Ce médicament convient même dansles maladies imflammatoires de la poitri-ne & dn poumon , & dans tous les casoù le sang épais engorge les vaisseaux ;mais il Faut d’abord administrer les reine-des généraux.
Juncker le regarde comme un préser-vatif assuré contre le catarrhe suffo-quant , & contre d’autres maladies oùla sérosité & la mucosité surabondantetendraient à détruire le ressort des vis-cères & de la poitrine: auffi son actions’est- elle terminée dans ces cas par desévacuations sensibles , telles que le vo-missement , les selles , la sueur , & latranspiration ; quoique souvent il ait agisans exciter aucune évacuation bien mar-quée.
L’usage indiscret du soufre doré d'art-timoine , ou du kermès, cause de grandsdésordres : il nuit beaucoup aux plé-thoriques , à tons ceux qui ont le sangacre fie enflammé ; comme auffi auxphthifiques , aux gens délicats, & atta-qués de vieilles obstructions , & à tousceux qui font menacés de rupture devaisseaux , de crachement de sang , &d’autres maladies dn poumon. On ne doitpoint l’emp!oyer d’abord dans tous cescas ; il saut auparavant fonder le ter-rain , & recourir aux remedes généraux ;qui font la saignée , la purgation réi-térée, les iavemens, les tisanes ou bois-sons délayantes & adoucissantes, ou an-tiphlngistiques.
Enfin , comme ce remede n'est pastoujours de même main , & que tousne le travaillent pas comme il faut ,c’eft au médecin à bien connaître ce luiqu’il emploie , & à savoir ses effets ;par exemple, s’il excite le vomissementou non , s’il est fort chargé de réguleou non. Tous les remedes antimoniauxdemandent à cet égard la même précau-tion.
D’ailleurs , quelle que fût la prépa-ration , elle seroit toujours à craindredans plusieurs cas, ainsi que l’expériencel’apprend tous les jours : de-là vient quede grands praticiens redoutent encore ceremede comme un poison , & ne veulentpoint l’employer qu’ils ne se soient bieni assurés de l’état du poumon , du pouls,
Í des Forces , du tempérament du malade ;& d’ailleurs_, ils savent recourir aux