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Tome second. AL - AOU.
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les préparer, pour les appliquer. On aconsulté l’heure, le jour, la saison : ona tiré îles inductions île la couleur, d upoids , de la figure du médicament. IIJi’est enfin aucune espece d’ahsurde su-perstition qu’on n’ait succeffivement mi-le en usage sous ce point de vue.

II n’est aucun médecin honnête &éclairé qui n’ait senti le vuide des pro-messes de tant de spécifiques; on a pur-gé les nouvelles matières médicales &les dispensaires de cette immensité d’er-reurs qui Faisoient la honte de la méde-cine; mais le peuple n’est pas conv'erti.Le goût du merveilleux qui chlouit ,fait encore croire aux sachets pendus aucol, aux ceintures, aux nombres, auxdifférens amuktes. Et quelques écri-vains qui n’ont pas encore c elfe d'étrepeuple, n’ont pas rougi de ranger lesexorcil'mes dans la classe des anti-spas-modiques ( V. une Dis-fur Us antispas-modiques , couronnée par l’académie deDijon. ) II est humiliant de retrouververs la fin de ce íiecle, un exemple di-gne de la barbarie des temps absurdesqui nous ont précédé ; it est encore plushumiliant de dire q n'une société savanteV a mis le sceau de son approbation. Onse croît transporté dans ces temps d’er-retirs & de mensonges , où Pignorancerépandoit les voiles les plus épais furtous les hommes & fur tous les états, &où l’on ne connòiffoit d’autre science quecelle de tromper.

Les anti - spasmodiques n’agissent qued’unemaniéré très-, occulte; on pourroitmême dire que cette action est si indé-terminée dans la plupart, qu’on ne peutguere compter fur cette ressource dansles maladies bisarres contre lesquelles onles destine. Les variétés des tempéra-mens ou des constitutions , les differen-çes de climat, d’àge, de sexe , de genrede vie , d’éducation , d’habitudes , sontdes nuances importantes , qui décidentde leurs bons ou mauvais effets.

Les anti-spasmodiques les plus usitésfont les racines de pivoine & de valéria-ne ou valérienne sauvage, les fleurs detilleul, de muguet , le camphre, lemuse, la civette, la liqueur minéraleanodyne d’Hoffmann , l’huile animalefie Dippel , la poudre de Dippel , lafoudre de Guttete , & la poudre

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anti - spasmodique qu’on trouve dansle dispensaire de Paris. Sur quoi il Fautremarquer que ces deux dernieres com-positions font un mélange de plusieurssubstances , dont quelques-unes n’ontque peu ou point de vertu.

L’emploi de ces remedes est indiquédans toutes les maladies convulsives , ouqui annoncent Paffuction du genre ner-veux; telles que i’épilepsie, l’apoplexie,après la cessation de l’attaque , la para-lysie, le tremblement des membres, lesvertiges, les palpitations, la mélanco-lie, l’affestion hypocondriaque, c5*c.

Les plus habiles médecins qui connais-sent la réciprocité d’action ou ipinftiien-ce du corps fur l’ame & de Paine fur lecorps, savent combien il importe, dansle traitement des maladies qui exigentou paraissent exiger les anti - spasmodi-ques , dc s’oecuper encore plus de l’étatmoral que de l’état physique du corps.L’aicendant que donne le génie furiesâmes foibles, est une circonstance utilepour les malades , lorsque le médecinfait l'acquérir; il a droit alors d’inspirerla sécurité par ses propos ; il anticipefur l’este t des remedes en les annonçantcomme bons : mais il ne doit jamais enabuser jusqu’à promettre ce qu’il ne peuttenir , ou se rendre le panégyriste de Ter-reur, par intérêt, charlatanerie ou mau-vaise foi. ( Article de M. la Fojfe , doc-teur en médecine de la faculté de Mont-pellier. )

Anti-SPASmqdiqueQiokiìi'íO, Phar-macie & Thérapeutique. Voy. PoUDSE.

* ANTI-SPODE, f. m. Chymie, ter-me fait par les anciens â l’imitation d@Jpode. 11s entendoient par anti-spode lescendres ou des plantes ou des animaux ;de même que le spode étoit la cendre, oùplutôt une fleur métallique impure , quel’on ramassait dans les boutiques où l’onfaifoit le cuivre. Voyez Geojsr. Mat. méd.tome J.

ANTI - STROPHE , f. f. Gramm., cemot est composé de la préposition cìvrì,qui marque opposition ou alternatives& de VTçotpn , conversa , qui vient desTfE^w , verso. Ainsi strophe signifiefiance ou vers que le chœur chantoit ense tournant à droite du coté des specta-teurs ; & P anti - strophe étoit la stancesuivante que ce même chœur chautoit eja