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que tollé animal nui aura tué un'hbmme,soit lapidé & mis à mor'.
En Crete , Minos avoit ordonné que,fi un pourceau faifoit quelque dégât danslin champ de blé , on lui arrachât toutesles dents.
Soîon , le sage Solon , fur la plainted'nn particulier qui avoit été mordu paru u chien, fit charger ranimai de chaî-nes , & le fit livrer en cet état à l’of-fenfé.
Démoerite , quoique philosophe, vou-loir qu’on punit de mort tout animal quisuroît lait un tort quelconque. ’
Le? loin de Dracon alloicnt plu» loinque ces premieres loix. Non-feulementelles dévcuoient à la peine & au trépasles animai!?' dont la griffe cti la dent«voient tué ou bleffé un particulier ; el-les envoyoient encore au supplice lesêtres même inanimés és insensibles quiavoient occasionné de semblables aeci-dens. Meurlius, dans son excellent abrégé Aes loix Athéniennes, lìv. I, chap. 17,cite plusieurs exemples de condamnationprononcées contre des arbres, des pierres,des statuer, dont la chute avoit écrasé oubh ssé des citoyens. L’excçution,se faifoitavec appareil. Pauíauias parle dame, sta-tue qui fut précipitée juridiquement dqnsla m„er, pour être tombée de soir pié-destal, fur un particulier qui en avoitété blessé.
Nos perdes adofterent à leur tourcette jurisprudence du prytanée. II seroitfacile d’en rapporter beaucoup dé preu-ves & beaucoup d’exemples. Nous nousbornerons' à en citer deux. Giiipape ,jurisconsulte instruit, conseiller & en-suite président au conseil souverain deDauphine, lequel a écrit vers saunée1440, se Fait à lui-méir.e cette demande,quasi. 2Z8. Si un animal commet undélit, comme font quelquefois les pour-ceaux qui mangent des enfans, fant-ille punir de mort? I! n'h élite pas à ré-pondre affirmativement, & à dire qu’onîc jugerait de la forte en Dauphine, fiîe cass’y présentoit. I! confirme son opi-nion par un Fait dont il avoit été témoin ;il assure que traveiíant la Bourgogne,pour le tendre à Châlons-sur-Marne óùítoit alors le roi, il vit un pourceau sus-pendu aux Fourches patibulaires ,• pouravoir tué lie enfant,
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Dans les archives du collège de Be-sançon. existe un titre qui prouve que !ajurisprudence des Comtois étoit la mêmeque celle des Dauphinois L des Bour-guignons. G'est une sentence que renditsur un conflit de jurisdict-ion, Guillaumek bâtant de Poitiers, chevalier, baillisdu comté de Bourgogne. II ordonne qil’unpourceau atteint & convaincu «savoirtué & meurtri un enfant, sera conduitiusqn’cn un tel endroit par les officiers del’abbesse de' Réarmé, & que Id j il feraremis au prévôt de Mon'rb'afort', pourexécuter ledit porc aux fourches duditlieu, Sec.
Ces ioix etoient fondées sur la nécessitéde veiller à lá conservation des hom-mes. On-voûtait engager les martres àveiller ftlr los-frètes qui pouvoient nuire,& on les ren'doit responsables du dégât,heur négligence étoit punie par la perted'u 11 animal utile. C’étoit le maître quiétoit puni'plutôt que ranima! ; maiscomme les institutions les plus senséess’alterent ailément, 011 s’imagina peu-à-peu 'que la punition tomboìt ftlr l’ani-mal plutôt que fur le maître : on trans-forma leur mort en un supplice propre-ment dit; sc Fut le comble’du ridi-cule, lorsqu’cn voulut traiter Ranimaimalfaiteur connue l’homme coupable.(AA.) : •
* A QUI LIE S OU AOUIIJCIN 1 A ,sacrifices que les Romains fáifóieilt à Ju-piter dans le temps de la sécheresse, pouren obtenir de la pluie.
Les prêtres qui les offroient, s’appel-loient aquiliciens, parce qu’ils attiroientl’eau , aqnam clìciebant. 11 fa ut- voircomment Tertullien charge de ridiculetoutes ces superstitions, dans son apo-logétique.
AQUILON, s. m. est pris par Vitruvepour le vent de nord-eft, ou pour ce ventqui souffle à 45 degrés du nord , entre lenord & l’eft. Voyez VENT, NoiU &Point.
Les poètes donnent le nom d’ aquilon Atous les vents orageux que les nauton-niers redoutent. (P)
* AQU’iLONDA, Géog. mod., grandlac «PAfrique en Ethiopie, aux pics desmontagnes du soleil, sur les confins duCongo Sc ,"Angola.
. AQUILQNIE , Géegr. , ancienne ville