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Tome troisieme. APA - ATZ.
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dé. Voyez la 3Iatiere méA. L’acacia quidonne la gomme arabique est, selon lui,un grand arbre Fort branchn , dont lesracines se distribuent & s’étendent enrameaux , & dont le tronc a souvent unpié d’épaisseur , qui égale, ou même sur-passe en hauteur les autres acacia ; qui estferme & armé de Fortes épines; qui a lafeuille menue, conjuguée & rangée parpaires fur une côte de deux pouces delong, d'un verd obscur , longue de troislignes & large à peine d’une ligne ; &dont les fleurs viennent aux aisselles descôtes qui portent les feuilles, ramasséesen un bouton sphérique porté fur un pé-dicule d’un pouce de long, & font de cou-leur d’or & faus odeur, d’une feule piece,en tuyau renflé à son extrémité supérieu-re , & divisé en cinq segmens ; garniesd’un grand nombre d’étamines, & d'unpistil qui dégénéré en une gousse sembla-ble en quelque chose à celle de lupin,longue de cinq pouces ou environ , bru-ne ou roussâtre, applatie, épaisse d’une li-gne dans son milieu, plus mince fur lesbords, large inégalement, fl fort étran-glée par intervalles, qu’elle représentequatre, cinq, six, huit, dix , &mêm*unplus grand nombre de pastilles applaties,unies ensemble par un fil d’un demi-pou-ce dans leur plus grande largeur , d’uneligne à peine à l’endroit étranglé ; plei-nes chacune d’une semence ovalaire, ap-platie, dure , mais moins qne celle ducaroubier; de la couleur de la châtaigne ;marquée tout autour d’une ligne tellequ’on la voitanx graines des tamarins, &enveloppée d’une espece de mucilagegommeux, astringent, acide, & roussâtre.Cet acacia, fi l’on en croit Augustin Lip-pi, est commun en Egypte, auprès dugrand Caire.

On pile les gousses quand elles font en-core vertes, & l’on en expritne un sueque l’on Fait épaissir, & que l'on appellesuc d’acaciaj mais il découle des fentesde l’écorce, d u tronc & des rameaux, unehumeur visqueuse qui se durcit avec letemps, & qu’on appelle gomme vermi-culaìre.

L» gomme arabique donne dans l’analy-fe du flegme limpide, Fans goût & Fansodeur, un acide roussâtre, une liqueuralkaline , & de t’huile.

La masse noire restée dans la cornue ,

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calcinée au feu de réverbérs pendanttrente heures , laisse des cendres grises ,dont on retire parlixiviation du sel fixealkali.

Ln gomme arabique n’a ni goût ni odeur.Elle fe dissout dans l’eau, mais non dansl'efprit-de-vin ou i’huile ; elle fe met encharbon dans le feu ; elle ne s’y enflam-me pas ; d’où il s’enfuit qu’elle est com-posée d’un sel salé, uni avec une huilegrossière & une portion assez considéra-ble de terre; elle entre dans un grandnombée de médicamens ; sn la donnemême comme ingrédient principal.

Elle peut par ses parties mucihgineu»ses adoucir la lymphe âcte , épaissir cellequi est ténue , & apparier les mouvemenstrop-violens des humeurs. On s’en sertdans la toux, l’enrouement, les catarrhessalés, le crachement de sang, lastrangu-rie , & les ardeurs d’urine. Voyez Mat.méA. de M. Geoffroy.

Cette substance, de nature végétale,absolument semblable à celle qui s’é-chappe par les Fentes ou crevasses de laplupart de nos arbres fruitiers, est lecorps muqueux , fade ou gommeux deschymistes, appelle vulgairement mucila-ge. II y a néanmoins quelques différen-ces entre ce corps ou cette gomme, & lemucilage proprement dit : on observemême quelques variétés dans cette gom-me , prise dans différens végétaux. Lagomme arabique est alimenteufe, à considé-rer ses principes; & l’obfervation vientàl’appui de cette conjecture , déduite del’analyfe chymiqup. M. Adanson rap-porte que les negres qui portent cettegomme dans nos comptoirs du Sénégal,n’ont pas d’autre nourriture durant latraversée des déserts par où ils passent.(Article de M. la Fofe.~)

Arabiques, adj. pris subst. Théol .,secte dTiérétiques qui s’éleverenten Ara-bie vers l’an de J. C. c 07 . Ils enseignoientque l’ame naiffoit & meuroit avec lecorps, mais aussi qu’elle ressuscitcroit enmême temps que le corps. Eusebe , l. VI tc. xxxvïij, rapporte qn’on tint en Ara-bie piême, dans le III e siécle, un concileauquel assista Origene , qui convainquit ficlairement ces hérétiques de leurs er-reurs, qu’ils les abjurèrent & fe réunirentàl’église. V. Thnelossychites. ((?)

AKABIS3E , tìíogr ., ville d’Artnénie,