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Tome troisieme. APA - ATZ.
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í 34 ARA

plus, elle triple & quadruple les fils quibordent la toile , pour la rendre plus for»te dans cet endroit, qui est le plus exposéà se déchirer.

Une araignée ne peut faire que deuxvu trois toiles dans fa vie , supposé mêmeque lapremiere n’aitpasété trop grande »àprès cela elle ne peut plus fournir deinatiere glutineufe. Alors* fi elfe manquetìe toile pour arrêter fa proie , elle meurtde faim : dans ce cás il faut qu’elle s’em-pare par force de la toile d’une autrearaignée, ou qu’clle en trouve une quisoit vacante ; ce qui arrive . car les jeu-nes araignées abandonnent leurs premie-fes toiles pour en fa're de nouvelles.

Les araignées de la seconde espece sonttelles des jardins; elles ont quatregrands y;ux placés en quarré an mi-lieu du front , & deux plus petits furchaque coté de la tète. La plupart detes araignées font de couleur feuille,morte; il y en a de tachetées de blanc&. de gris ; d’autres qui font toutes blan-ches ; d’antres enfin de différentes tein-tes rie verri: celles-ci font plus petitesque les blanches ; les grises font les plusgrosses de toutes : en général les Femellesde cette espece ont le ventre plus grosque celles ries antres especes, & les mâlesfont fort menus. Ces araignées sont n l’é-preuve rie l’efprit-de-vin , rie l’eau-for-te, & de î’huile rie vitriol ; mais J’huilede térébentine les tue dans un instant : onpeut s’en forvir pour détruire leur nichée,Vu il s’en trouve quelquefois une cen-taine.

II est plus difficile anx araignéesdes jardins de faire leur toile, qu’auxaraignées domestiques celles-ci vontaisément dans tous les endroits où el-les veulent rattacher ; les autres tra-vaillant , pour ainsi dire * en l’dir, trou-vent plus difficilement des. points d’ap-puis, & elles forit obligées de prendrebien des précautions ; & d’empìoyerbeaucoup d industrie pour y arriver.Elles choisissent un temps calme , &feiîes íe posent dans un lieíi avancé :îà elles se tiennent sur six pattes feu-lement , & avec les deux pattes deHerriere ; elles tirent peu-à-peu de leurnliere un fil de la longueur de deuxVu trois aunes , ou plus, qu’elles laissentÉbnduire.aU hasard. Dès que te siliauche

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à quelque chose , il s’y colle ; YaraUgnée le tire rie temps en temps, poursavoir s’il est attaché quelque part; 8tlorfqn’elle sent qu’il résiste, elle applfoque sur l’enrfroít où elle est , l’extré-mité riu fil qui tient à son corps; en-suite elle va le long rie ce premier filjusqu’à l’autre bout qui s’est attachépar hasard , & elle le double dans tou-te fa longueur par un second fil ; elléle triple & même elle le quadruple ,s il est Fort long, afin rie le rendre plusfort; enluite elle s'arrête à-peu-prèsau milieu rie ce premier fil, & de - làelle tire rie son corps, comme la pre-mière fois , un nouveau fi! qu’elle laisseflotter au hasard ; il s’attache par lebout quelque part, comme le premier ;l 'araignée colle l’autre bout au milieudu premier fil ; elle triple ou quadru-ple ee second fil, après quoi elle revientíe piacer à I’endroit où il est attaché aupremier: c’eil à-peu - près un centre*auquel aboutissent déja trois rayons !elle continue de jeter d’autres fils , juf-qu’à ce qu'il y en ait un assez grandnombre ponr que leurs extrémités nese trouvent pas fort loin les unes desautres ; alors elle tend des fils de tra-vers qui forment la circonférence , &auxquels elle attache encore de nou-veaux rayons qu’elle tire du centre :enfin tous les rayons étant tendus, ellerevient au centre, & y attache un nou-veau fil qu’clle conduit en spirale surtous les rayons, depuis le centre jus-qu’à la circonférence. L’ouvrage étantfini, elle se niche an centre de la toile,dans une petite cellule où elle tient fatête en-bas & le ventre en-haut, peut-être parce que cette partie , qui est fortgrosse , incominoderoit l 'araignée dansune autre situation ; peuPétre aussi ca-ehe-t-elle fes yeux, qui font fans pau-pière , pour éviter la trop grande lumiè-re qui pòurroit les blesser. Pendant lahuit, & lori'qu’il arrive des pluies & degrands vents, elle se retire dafis une pe-tite loge qu’elle a en foin de faire au-dessus de fa toile sons un petit abri. Onpourroit croire que ce petit asyle estordinairement l’endroit le plus haut *parée que la plupart des araignées mon-tent plus aisément qu’elles ne descendent.Les araignées attendent patiemment quë