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Tome troisieme. APA - ATZ.
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agréable' an goût, mais dont il ne Fautpas manger souvent: description insuf-fisante & mauvaise j il y a cent arbre,s auBrésil à qui ces caractères peuvent con-venir.

ARATU, F. va. Hifi.nat. Inseclologie,nom hrafilieu d’une espece de crabe, cun-cít, rjue Ton appelle auífi aratu-pinimaau Brésil, selon Marggrave qui en donnela description suivante.

Cet animal ne quitte point ía terrepour aller dans l’eau ; il vit fur le riva-ge maritime. Son corps estquarré, c’est-à-dire, cubique, de médiocre grandeur,peint de diverses couleurs qui fout lebrun, le bleu, le rouge & le blanc,, mê-lées agréablement & comme par points.Son ventre est jaune. Ses deux yeuxFout noirs, très-écartés, portés chacunfur une longue colonne en Forme delunette placée vers les angles, de labouche.

II a dix jambes, dont deux anté-rieures en pinces égales de médiocregrandeur , rousses, mais blanc - jaunesà leur extrémité. Les huit autres jambesfont plates, rondes, variées de.tachespurpurines noires & blanches, Fenyées«te quelques poils noirs & composéeschacune de quatre articulations. Q M.Adanson. )

ARATjJS, Hifi. de Sicycne , estes dela ligue des Achéens, étoit fils de Çli-nias qui Fut élevé aft trône ou plutôt àla premiere magistrature de Sjiçypiie,.pai;le suffrage unanime de la nation. Depuis'la mort du roi Cléon , ce petit royaumeétoit déchiré de- factions ; il s’élevoit depetits tyrans qui bientôt étoient punis«le leur ambition, Clinias, appelle augouvernement par une autorité légitime,fut enlevé par une mort prématurée.Abantidide Rempara de la tyrannie,, &bientôt il Fut massacré par Nioclés quiFut usurpateur à son tour. .finìíuì s’im,posa un exil volontaire pour n’étre pasla victime .de cet ambitieux; mais. tou-jours occupé de fa patiie dans une terreétrangère, il se lia avec tcûs^les autresexilés pour‘la tirer de l’opprelíion ; iln’avoit que vingt ans; & c’està cet âgeque les, entreprises les plus, périlleusesne laissent appercevoir que la gloire at-tachée à l’exéeutipu. 11 s’approche ,ensilence de Sicyone où il «'introduit par

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escalade. Tous les partisans de la libertése rangent Fous ses enseignes ; iîs mettentle feu au palais de Nioclés , qui a, le, bon-heur de le soustraire à leur vengeance.Les Sicyoniens reconnoïssans lui défèrentle pouvoir suprême; mais il leur déclare 'que satisfait du titre de leur libérateur,il vouioit qu’il n’y eût plus d’aûires roisque les loix.

Son premier ouvrage fut la réuniondes cœurs jusqu’alors dívìlés par la hainedes factions. Revêtu de tout le pouvoir,parce qu’ii avoit la confiance publique,il engagea Sicyone dans la ligue desAchéens. Les Macédoniens s’érigeoientalors en arbitres de ia Grece ; & tout pré-Fageoit qu'ìls en íeroient hientôj:, les ty-rans. Antins nommé chef de la ligue,en dirigea les monvemens avec la dex-térité d’un génie exercé dans la politi-que. .Corinthe Fut Fa premiere conquête;& il cip Fut redevable à son or plutôtqu’à ses armes. Cette ville lui fut livréepar un dç ses habitans à qui il promitsoixante "talens. Ce succès fut le fonde-ment de Fa réputation. Kpidaure , Tre-zene A Mégare abandonnèrent les Ma-cédoniens pour entrer dans son alliance;quoi qu’il eût autant de courage que deprudence , ïl étoit plus propre à gouver-ner qu’à combattre. A force de trop pré-voir, il étoit d’une circonspection timi-de , &Fe précipitóît dans les dangersqu’il craignent pont les autres. Son désin-téressement L Fcs talens éprouvés firentFermer les yeux Fur ce qui lui'níanquoìt ’paur être grand capitaine. 11 fut nom-mé pour la seconde Fois chef de la liguedes Achéens; & il signala son commande-ment par ì’extînction de la tyrannie dansplusieurs villes d u Péloponneíe&iícTIily-ríe. Son ambition étoit d’humi'Jer les Ma-cédoniens, regardés encore comme desbarbares par lê reste de ld'Grece qu’ilsméditòìénf d’ásserv-ir. Ils étoient déjales ‘maîtres de Pyrcéè, de Munychíe , de Su-nium & de Mégare ; il ne pouvoit Fe flat-ter de léur'er. enlever la posselfion parlaforce des armes. II corrompit, à force depréfens.., Diognès qui lui livra ce.s villesdont il étoit gouverneur. Ce fut encorele moyen qu'il employa pour détermi-ner Lyíiade à abdiquer ia tyrannie deMégalopole.

Les Macédoniens n'avoient point encoreK 2