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Chemin la qualité tîe Varbre & du fruit,áttachez-y cette étiquette, & faites arra-cher. Pour procéder à cette opération,levez prudemment & fans offenser les ra-cines, la premiere terre, prenez ensuitetine fourche , émouvez avec cette four-che la terre la plus profonde : vuidezcette terre émue avec la pelle ferrée, mé-nagez toujours les racines. Cernez autantqíie vous le pourrez, plus votre cernefera ample, moins vous risquerez. QuatnlVous aurez bien découvert les racines,Vous les séparerez de celles qni appar-tiennent aux arbres voisins , vous vousassocierez ensuite deux autres ouvriers,Votis agiterez tons ensemble Yarbre, &í’amchcrez. S’il y a quelques racinesqui résistent, vous les couperez avec unfermoir bien tranchant. C’est dans cetteopération que l’on sent combien il estimportant d’avoir laissé entre ces arbrestine juste distance.
Arbre de haut on de flein vent , arbrede tige ou en flein air. Toutes ces ex-pressions font synonymes , & désistentun arbre qui s’éleve naturellement forthaut & qU’on ne rabaisse point. II y ades fruits qui font meilleurs en pleinVent qu’cn buisson ou en espalier,
Arbre nain ou en buijfon: c’est celuiqll’ou tient bas, auquel on i:e laisse quedemi -pié de tige. On l’étage en dedans,fisinque la seve íe jettent en-dehors, sesbranches s’étendent de coté, & formenttine boule ou buisson arrondi.
Arbre en espalier : c’est celui dont lesbranches font étendues & attachées con-tre les murailles, & qu’cn a taillé àmain ouverte ou à plat : il y a aussi desespaliers en plein air : ils sont cependanttaillés à plat, & prennent l’air fur deuxfaces , mais leurs branches sont soute-nues parées échalas disposés en raquette.
Arbre sur franc: cc sont ceux qui ontété greffes fur des sauvageons venus depépins , ou venus de boutures dans leVoisr.sge d’autres sauvageons; ainsi ondit, un poirier greffé sur franc , St c,
Arbres en contre- espaliers ou haies d'cp-put : ce sont des arbres plantés fur uneligne parallèle à des espaliers.
Observations particulières Jur les arbres.1°. La racine des arbres , même de toutelîlante en général, en est comme i’efto-àac i c’est - là que se fait ia premiere &
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principale préparation du suc. De-lïil passe, du moins pour la plus grandepartie, dans les vaisseaux de l’écorce ,& y requit une nouvelle digestion. Lesarbres creusés & cariés, à qui il 11e restede bois dans leurs troncs que ce qu’ilen faut précisément pour soutenir l’é-corce, & qui cependant vivent & pro-duisent , prouvent assez combien i’écor-ce est plus importante que la partieligneuse. , .
2°. Les arbres dont les chenilles ontrongé les feuilles n’ont point de fruitcette année , quoiqu’ils ay en t porté dessieurs, 011 du moins n’ont que des avor-tons: donc les feuilles contribuent à laperfection du suc nourricier. Hìst. del’Acitd. pag. 51 , an. 1707.
Les deux propositions précédentes fontde M, de Réaumur : mais la premiereparoît contredite par deux observationsrapportées dans YIIisi.de YAcad.170g.pag,51. En Languedoc, dit M. Magnol,011 ente les oliviers en écusson , au moisde mai, quand ils commencent d’êtreen seve , au tronc ou aux grosses bran-ches. Alors on coupe l’écorce d’envi-ron trois on quatre doigts tout autourdu tronc ou des branches, un peu au-dessus de l’cnte, de sorte que le boisou corps ligneux est découvert, & queY arbre ne peut recevoir de nourriturepar l'écorce. II ne perd pourtant pas en-core ses feuilles, elles sont nourries parle suc qui est déja monté. Ce qu’il y ade remarquable, c’est que Yarbre portedans cette année des fleurs & ries fruitsau double de ce qu’il avoit coutume d’cnporter. Ensuite les branches au-dessusde l’entc, étant privées du suc qui doitmonter par l'écorce , meurent , & lesrejetons qni sortent de fente, font n nnouvel arbre : il paroît rie - là que le focqui monte par l’écorce n’est pas celuiqui fait les sieurs & les fruits, que c’estdonc celui qui a passé par ia moelle &qui y a été préparé , que la quantitédu soc qui rievoit naturellement passerpar la moelle a été augmenté de celuiqui ne pouvoit plus passer par l’écorce ,& que c'est-là ce qui a cause la multi-plication des flettis & des fruit#. Eneffet, ajoute M Magnol, la moelle desplantes est, çomrneceíie des animaux ,un amas de vésicules, qui paroifléut-des-