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Tome troisieme. APA - ATZ.
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huit heures du matin. Au bout de deuxmois, on pourra leur donner graduel-lement plus d air. En Septembre , ilne faut plus ,Iu tout les couvrir. Ilsdoivent rester deux ans dans ce berceau :le troisième printemps on les transplan-tera après les avoir enlevés en petitesmottes, mais dans lès mêmes circon-stances, & avec les mêmes précautionsqui ont accompagné la première plan-tation ; & on ìes mettra en pépinièreà deux pieds & denii en tout sens leslins des autres. On les arrosera , &Toy plaquera de la mousse ou de la li-tière autour de leurs pieds; ils peuventrester deux ou trois ans en pép.ni re:au bout duquel temps, on les enlève-ra en moite, pour les placer où l’onveut les voir croître : mais il y a deuxautres partis à prendre ; le premier quiconvient à ceux qui font de grandesplantations d'arbres verds dans des lieuxbien clos, est de les planter à demeureau sortir de nourrice ; ils n’en vien-dront que mieux & plus vite ; le se-cond est de les laisser, au contraire ,en pépinière jusqu’à ce qu’ils aient huitou dix pies de haut, de les enleveren grosses mottes à cette époque, pourles mettre en place : ce dernier partiest indispensable lorsqu’on veut lesplanter dans des lieux fans défense,& il convient à ceux qui veulent for-mer des bosquets d’un prompt effet,les thuyas tirés de pépinière au bout dedeux ans c’est-à-dire, âges de six ans,font très-propres à former des palissades,en les plantant en ligne à dix pouces ouun pié les uns des autres, & meme aunedistance bien plus considérable, si l’onvent économiser, car ils garniront bienvite leurs intervalles par le palissage &la tonte.

A quelques différences près que nousferons remarquer , tout ce que nousvenons de dir*-, convient au thuya dela Chine : ses cônes ne font ordinaire-ment bien mûrs qu'à la fin de l’hiver;alors les graines sortent aisément den-tre les écailles: on les recueille & onles seme tout <Ie suite ; mais commeelles sont bien plus grosses que cellesdu thuya n°. t, il faut les couvrir d’undemi-pouce au moins de terre moinsiëgere que celle indiquée pour les pre-

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mières : quelquefois elles ne levent quele second printemps. Jamais elles nelevent toutes le premier.

Nos deux thuyas se multiplient auflìde marcotes & de boutures : les mar-cotes se font au printemps, en juillet& en septembre, avec les branches lesplus basses & les plus souples, suivantla méthode détaillée à l 'article Ala-TERNE.

Les boutures de l’espece «°. i. peu-vent se faire en avril & en septem-bre; il faut prendre les pousses de sati-née , pourvues du bois de l’année pré-cédente: on les coupera rez-troi,c pourenlever la protubérance qui se trouveà leur insertion, circonstance dont fu-tilité est indiquée à l 'article BuplEU-RUM. Vous les émonderez du bas, &les enfoncerez de la moitié de leur hau-teur dans une planche de terre fraîche,bien préparée contre un mur ou unehaie , à l’exposition du levant, oubien entre des paillassons dressés aumidi & au couchant. On peut aussi cou-vrir la planche de la maniéré indiquéepour les thuyas en nourrice ; mais alorsil convient de ne laisser la couvertureque durant les plus chaudes heures dujour, c’est-à-dire, depuis neuf heuresdu matin jusqu’à cinq du soir , dumoins si vos planches de boutures sontplacées dans un endroit légèrement om-bragé, comme entre des charmilles oudes pépinières : si vous n’avez à leurdonner qu’un emplacement exposé partous les cotés, il faudra laisser la couver-ture plus long-temps.

Les boutures de thuya de la Chine ne-peuvent se faire avec succès que vers lasi n de septembre. Nous avons essayé envain dans tous les autres temps de Tan-née, de multiplier cet arbre par cemoyen : on les plantera dans une plancheun peu relevée dans une bonne terre fraî-che, à T exposition du levant; & l’oncouvrira toute la superficie de la terre,dans leurs intervalles, d’écorce , de tanconsommé , ou de sciure de bois.

y. Ces couvertures dont nous avonsdéja parlé plusieurs Fois, font d’un excel-lent usage; mais par Thumidité qu’ellesentretiennent, elles attirent les vers quesuivent les taupes dont ils font la proie ;celles-ci, par les galeries qu’elles se font,