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Tome troisieme. APA - ATZ.
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outre ceux qui partent du centre du so-leil, ce que nons avons dit de l’ombresouffre quelque exception ; car, des troisrayons qui font tracés ,fig. 4; , n°. i. &46, il !j,’y a que les deux extrêmes quiayent de l’ombre à leur coté extérieur.

A l’égard de la quantité de lumière,c’esi-à-dirc,du faisceau desrayons qui fe réunis-sent dans un certain point, par exemple,dans les points de réflexion des rasons effi-caces , on peut le regarder corne un corpslumineux terminépar sombre. Aurelie ilfaut remarquer que jisfqu’ici nous avonssupposé que tous les rayons de lumière ferompoient également ; ce qui nous a faittrouver les angles de 4i d 30' & de í2 li .Mais les différens rayons qui parviennentainsi jusqu'à l’œil, sont de diverses cou-lenrSjC’est-à-dire propres à exciter en nousl’idée de différentes couleurs ; & par con-séquent ces rayons font différement rom-pusde seau dans l’air, quoiqu’ils tombentde la même maniéré fur une surface l'éfran-gible;car on saitque les rayons rouges, parexemple , souffrent moins de réfractionque les rayons jaunes, ceux-ci moins queles bleus, les bleus moins que les violets,& ainsi des antres. Voyez Couleur.

II fuit de ce qu’on vient de dire, que lesrayons différens ou hétérogènes fe sépa-rent les uns des antres 8 z prennent diffé-rentes routes, & que ceux qui font homo-gènes se réunifient &aboutiffentau mêmeendroit. Les angles de 41 11 3c/ & de yî' 1 ,ne font que pour les rayons d’une moyen-ne réfrangibilité, c’est-à-dire, qui en serompant, «'approchent de la perpendicu-laire plus que les rouges, mais moins queles rayons violets : & de - là vient que lepoint lumineux de k goutte oii fe fait laréfraction,paroít bordé de différentes cou-leurs, c’est-à-dire que le rouge, le verd &le bleu, naissent des différens rayons rou-ges, verds & bleus du soleil, que les diffé-rentes gouttes transmettent à l’œil, com-me il arrive lorsqu’on regarde des ob-jets éclairés à travers un prisme. VoyezPrisme.

Telles font les couleurs qu’tin seul glo-bule de pluie doit représenter à l’œil :d’où il s’ensuit qu’iin grande nombre deces petits globules venant à fe répandredans l’air, y fera appercevoirdifférentescouleurs, pourvu qu’ils soient -tellementdisposés, que les rayons efficaces puissent |

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affecter l’œil j caj ces rayons ainsi dispo-sés , formeront un arc-en-cìel.

Pour déterminer maintenant quelledoit être cette disposition , supposons uneligue droite tirée du centre du soleil àl’œil d 11 spectateur, telleque VX,Jìg. 46 ,que nous appellerons ligne d’aspefí : corneelle part d’un point extrêmement éloigné,011 peut la supposer parallèle aux autreslignes tirées du même point; or ou faitqu’une ligne droite qui coupe deux paral-lèles, forme des angles alternes égaux.Voyez Alterne.

Imaginons donc un nombre indéfini delignes tirées de l’œil du spectateur, à l’en-droit opposé au soleil où sont des gouttesde pluie, lesquelles forment différens an-gles avec la ligne d’afpcct, égaux aux an-gles de réfraction des différens ruions ré-frangibles, par exemple, des angles de4i d 46', & de 4I* 1 3c/, & de 41** 40, ceslignes tombant fur des gouttes de pluieéclairées du soleil, formeront des anglesde même grandeur avec les raïons tirés ducentre du soleil aux mêmes gouttes; deforte que les lignes, ai n fi tirées de l’œil,représenteront les rasons qui occasion-nent la sensation de différentes couleurs.

Celle, par exemple, qui forme un anglede 4i d 46', représentera los rayons lesmoins réfrangibles ou rouges, des diffé-rentes gouttes ; & celle de 41** 40' lesrayons violets qui font les moins ré-frangibles. On trouvera les couleurs in-termédiaires & leurs réfrangibilités dansl’espace intermédiaire. Voyez Rouge.

Ou sait que l’œil étant placé au sommetd’tin cône , voit les objets fur la surfacecomme s’ils étoient dans un cercle , aumoins lorsque ces objets sont assez éloi-gnés de lui : car quanddifférens objets sontà une distance assez considérable de l’œil,ils paroiffent être à la même distance.Nous en avons donné la raison dans Var-íí'e/e Apparent ; d’où i! s’ensuit qu’ungrand nombre d’objets ainsi disposés, pa-roítrout rangés dans 1111 cercle fur la sur-face du cône. Or l’œil de notre spectateurest Ici au sommet commun de plusieurs cô-nes formés par les différentes especes derayons efficaces de la ligne d’aspect. Surla surface de celui dont sangle au sommetest le plus grand , & qui cpnt.ient tous lesautres, font ces gouttes ou parties de gout-tes qui paroiffent rouges ; les gouttes de