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qu’à présent, il a exposé son corps & sesbiens audit service A ce témoignagepositif, ils ajoutent le silence du roi,qui n’eût pas manqué de venger la mortignominieuse de cette héroïne fur lesBourguignons & les Anglois qui furenten fa puissance. Les partisans de cetteopinion croyent que Jeanne en fut quit-te pour quelques années, de captivité, &qu’aprés la mort du (suc de Betfort,général des Anglois , arrivée à Rouenen I43î,, elle trouva moyen de s’en-fuir, & de retourner dans fa provin-ce, où elle termina ses aventures parson mariage avec un riche seigneur nom-mé Robert des Armoises. On trouve(sens mi.manuscrit , contenant une ré-Jation des choies arrivées dans. la villedp .Met* en 1436, que le pere Vignier,prêtre de l'nratoire, a vu le contrat demariage .de Jeanne d'Arc avec Robertdes Armoises. On ne sauroit se dissimu-ler la farce .de ces autorités ; c’est unfrere qui atteste avoir toujours cté eula compagnie de cette illustre fille,avant & après fa captivité ; c’est lui prê-tre qui dit avoir vu faste de célébra-tion du mariage. On répond à ces diffi-cultés-en disant qne f épouse du sieurdes Armoises étoit une fourbe qui separoit d’un grand nom , & qui avoiteu assez d’adresse pour faire croire àPierre & à Jean d’Arc qu’elle étoitvraiment leur sœur; mais il vaudroitmieux nier le fait: car enfin il n’y a 11-roit plus rien de certain dans le mon-de , s’il étoit poflible qu’Une fille enimposât à un homme, au point de luifaire croire qu’elle est fa sœur , aveclaquelle il a toujours vécu. Voici lesparoles du manuscrit de Metz : “la pu-celle Jeanne de France s’en íjloit à Er-lon en la duché de Luxembourg, & yfut grande presse jusqu’à tant que lefils le .comte de Vunembourg la me-nait à Cologne , de coté son père lecomte de Vunembourg , & la menoitle comte très-sort, & quant elle en vaultvenir, il fy fit une très-belle curassepour le y armer & puis s’en vint àladite Erlon , & là fut fait le maria-ge de M. de Hermoise, chevalier, &de fa Gehunne la pucelle, & puis aprèss’en vint ledit sieur Hermoise , avecfa femme la pucellê , demeurer en
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Metz, & se tinrent-là jufqu’à tant qu’ílleur plaisit aller,,. Plusieurs historiens,& entr’autres du H’illan , rapportentles actes de son procès. On ne contestepas que son procès n aît été fait ; on fafonde encore fur les termes de la réha-bilitation faite en 1456 , ou l’on voitces paroles : Jean U Pierre, freres de dé-funte Jeanne d'Arc j mais elle pouvoitêtre vivante en 1436 , & défunte en1456. Au reste, le lecteur peut se déci-der pour l’opinion qu’if jugera la plusprobable. On admire dans fhistoire déJeanne, non son supplice , mais fa sa-gesse, son courage & la politique de fin-nois, & plus encore le fil où tient la de-stinée des empires. II est problable que,fans cet heureux événement , Charlesn’eút jamais monté fur le tiône de sesperes. Fuyez tous les historiens de Fran-ce. C T-N.~)
ARCADE, f. f. en architecture, se ditde toute ouverture dans un mur, forméepar le haut, en plein cintre 011 demi-cercle parfait. Foyez AatC U VouTEen latin fornix.
Nous observerons d’abord quelaregleétablie par Vignole, & assez générale-ment suivie pour la hauteur & la lar-geur des arcades des portiques » leurdonne deux fois plus de hauteur que delargeur pour les ordres toscan, dorique& ionique, & un module de plus de hau-teur que le double de leur largeur pourles ordres corinthien & composite. Maisles colonnes qui accompagnent ces arca-des , apportent quelque changement àleur largeur, parce qu’elle doit etre plusgrande quand ces colonnes ont des pié-destaux, que quand elles n’en ont point.Voici les proportions qu’on doit obser-ver dans ces deux cas.
Lorsque les colonnes toscanes n’ontpoint de piédestaux, les arcades reçoiventsix modules & demi de largeur, & leursjambages trois modules. Lorsque ces co-lonnes ont des piédestaux, la largeur desarcades augmente d’un quart de module,& celle des jambages d’un moduleentier ; ainsi les arcades ont alors troismodules trois quarts de largeur, $1 leursjambages quatre modules.
Dans l’ordre dorique lans piédestaux,on donne sept modules de largeur aux