134 ARC
pour leur en donner dix par jour , ou unà. quatre.
II p_erce toutes les étables par le bas,afin que les excrémens des animaux tom-bent dans le premier étage ou sentine,qu’il dispose aillsi pour le lest : mais depeur que l’infeétioh des fumiers n'in-commode , il construit en plusieurs en-droits de est étage des soupiraux , qu’ílfait monter jusqu’au dernier , pour ydonner de l’sir.
II divise le troisième étage en plusieursséparations pour mettre à part le foin ,les feuilles, le fruits & les grains: il pré-tend même qu’on pouvoit construire unréservoir pour y nourrir dn poisson pourles animaux & les oiseaux amphibies quien vivent, & un réservoir po’ur l’eaudouce. Dé plus , il veut qne toutes lescellules on étables qui étoient immédia-tement fous c'et étag. , ayent été percéespsren-haut, pour distribuer par eps ou-vertures la nourriture dont les animauxauroient besoin ; &au moyen de certainscanaux qui alloieut dans chaque étable ,on auroit pú leur donner de Veau pourplusieurs jours.
II croît qu’au milieu du quatrième éta-ge il devoit le trouver pour l’appartementdes hommes une grande chambre éclairéepar la fenêtre de l'arche , une dépense ,une cuisine dans laquelle il y auroit euun moulin à bras & un four , des cham-bres particulières pour les hommes &pour les femmes, cuti,, des lieux pour lebois . pour le charbon , pour les meubles& ustensiles du ménage & du labourage,& pour les autres choses qu’on vouloirgarantir des eaux , _& que, fur le restede cet étage, on avoir construit de coté& d’autredes cages ou volières pour ren-fermer les oiseaux & des loges pour enserrer les provisions.
Ayant accordé pour nourriture dixmoutons chaque .jour. aux animaux car-nassiers , estimés à 80 loups, il en auroitfallu 3650 pour un an ; mais cc nombrediminuant de dix par. jour , ne dcvojtêtre compté que comme tin nombre fixede 18ac> : or ayant estimé les animauxqui vivent d’hevbes , de., graines , ou defruits , égaux à no bœufs & à 80 mou-tons , a ioutant 80 à 1820 , on reconnoîtqu'd auroit eu 1900 moutons à nourrir ,t ì:c bcruls. II trouve que sept mou-
A R C
tons mangent autant de Fourage qu’unbœufs ; d'où il conclut qu’il falloir au-tant de nourriture à tous ces animauxqu’à 400 bœufs , & paree qu’il estimeque 40 livres, ou une coudée cube pari-sienne de foin , pourraient nourrir unbœuf en un jour, il en résulte qu’il enauroit fallut i46ooocoudées pour un an.Le troisième étage étoit de la capacité de150000 coudées cubes. Le foin est lanourriture qui occupe le plus de place :mais 146000 coudées cubes de foin suf-fisoient pour nourrir les animaux pen-dant un an ; ainsi , suivant cet auteur ,il y auroit eu suffisamment déplacé danscet étage pour ferrer autant de nourri-ture qu’il en Falloit pour nourrir les ani-maux pendant un an. Toute la capacitéde l'arche , en prenant la coudée à 18ponces , étoit de 450000 coudées 011675000 pies : elle avoir 450pics de long,75 pies de large , & 45 de haut. Tel estle lysteme du P. Buteo, qui vivoit dansle x vie. fiecle.
Quelqu’íngénieufes que paraissent sesidées , & qiie'qu’exact que soit son cal-cul , son op'nion souffre pourtant degrandes difficultés. Les principales-qu’yremarque M, le Pelletier, font 1°. quela coudée dont parle Moyi'e étoit celledeMemphis, différente de celle de Pa-ris , & plus courte d’une septième par-tie : a", qu’un bâtiment plat & quarré,plus long & plus large que haut , n’anul besoin de lest pour í’empêchcr detourner , de quelque maniéré qu’on lecharge : 3 0 . qu’íl est ridicule de placerdes animaux entre des fumiers & desprovisions pour les étouffer , & de lesmettre fous Veau pour les priver de lalumière tau lieu qu'ou prévient tout cesinconvéniens en les mettant au troisiè-me étage : 4 que la pesanteur du corpsdes animaux qui entrerent dans l'arche ,ne pouvant aller à foixante-dix milliers ,.& les provisions qu’on y enferma & quiétoient au-dessns des animaux , pouvantaller à plus de dix millions , il n’y au-roit pas de bon sens de mettre dix mil-lions de charge dans un étage placé au-dessus d’un autre qui n’eu auroit contenuque soixante & dix milliers : 5 0 . qu’enplaçant la porte de l'arche à un des cotéspour laisser une allée vuide de trois centcoudées de long fur six de large , on au-