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tions d u doyen de la cour des arches vien-nent de ce que l’official de l’archevêqueou le doyen , étant souvent employé dansles ambassades étrangères , le doyen desarches étoitson substitut dans cette cour.Ce juge, fur quelqu’appel que l’on fasseà fa cour, fur le champ & fans aucunexamen ultérieur de la cause, envoyé sonajournement à f accusé , & fa défense aujuge dont est appel. Les avocats qui plai-dent ou qui peuvent plaider à la cour desarches, doivent être docteurs en droitcivil dans quelqu’une des universitésd’Angleterre. (H)
ARCHE ou ARCHI , Gramm ., termequi par lui même & pris'seul n’a aucunesignification déterminée , mais qui en ac-quiert une très-forte lorfqu’il en précedequelqn’autre íìmple , qu’il éleve au degrésuperlatif, dont il a pour lors l’énergie ,ainsi l’on dit archi-fou , archi coquin, & c.pour exprimer le plus haut degré defolie & de fourberie: on dit auffi pourmarquer une fur - éminence d’ordre oude dignité ,archange , archevêque, ar-chi - diacre , archi - trésorier , archi-ma-réchal , U c.
Ce mot est formé du grec «p%iì , pri-mauté , commandement , autorité; d’où estdérivé princes s, summtts , prince
ou chef.
En Angleterre on supprime ordinaire-ment l'i final du mot archi, ce qui renddurs à l’oreille les termes dans la com-position defquels il entre; défaut qu’ona évité dans presque toutes les autres lan-gues, soit mortes, soit vivantes. Voy.An0MAL,0U IRREGULÏE&.
ARCHER, f. m., Ihyùologie , ce motsignifie ancien dans fa propre étymolo-gie. Basile Valentin & autres chymistesabusèrent de ee mot, qu’ils Convertirenten den Naturknahen, appellant ainsi leprincipe qui détermine chaque végéta-tion en son efpece. Paracelfe admit Var-chée, & Van-Helmont voulut exprimerpar-là un être qui ne fût ni l’efprit pen-sant , ni un corps grossier & vulgaire ,mais quelqu’être moyen qui dirigeât tou-tes les fonctions du corps sain , guéritles maladies dans lesquelles il erre , oumême entre quelquefois en délire , Le.Ce qui a engagé ces philosophes à fe For-ger ces hypothèses, c’est qu’ils ont vuque le corps humain était construit avec
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un art si merveilleux, & suivant lésloix d’une méchanique fi déliée , qu’ilsont cru en conséquence qu’un auffi grandnombre dc fonctions, si subtilement en-chaînées entr’elles, ne pouvoient jamaisfe faire fans ie secours de quelqu’intel-ligence qui présidât à tout : mais ils nevoulurent point accorder ce ministère àl’ame, parce qu’il leur sembloit qu’ils’ensnivroit de-là q ne nous eussions dûsavoir ce qui se passe au-dedans de notis-mêmes , & pouvoir commander à tou-tes nos fonctions , fans excepter cellesqu’on nomme vitales. Cette opinion nemérite pas d’être réfutée ; je ne croispas que Van-Helmont ait été assez insen-sé pour croire vrai tout ce qu’il a écritsur son archée j &lorsqu’il dit que Var-chée a faim ou soif, digéré, choisit, ex-pulse , Le. il n’a sans doute voulu direautre chose, sinon que c’est une puissan-ce inconnue qui fait tout cela dans l hom-me; car qu’importe qu’on avoue igno-rer la cause de quelqu’action , on qu’onla mette dans un être imaginé dont onne connoît ni l’existence, ni la nature,ni les affections, ni la faqon d’agir?Mais pour nous , nous conoissons plu-sieurs causes méchaniques des fonctionsdu corps : nous savons qu’elles dépen-dent toute d’une infinité de causes phy-siques connues, tellement rassembléesen un tout, qu’elles forment la vie &la. santé, la conservent L la rétablis-sent. Comment. Boerbaav. Voy. Vie &Santé. (L)
ARCHÉE de la nature , Philosophieherm. Les physiciens & particulièrementles philosophes spargyriques appellentainsi l’agent universel. Voyez l'articleprécédent.
ARCHEsiETES, Myth., nom fous le-quel Apollon avoit nn autel L no cultedans l’isle deNaxos. Sur des monnoíesde la même isle, on voyoit la tête d’Apol-lon avec ce surnom. On donnoit à Her-cule le même titre dans l’isle de Malte,où son culte avoit été apporté de Tyr.Ce mot signifie, chef, prince , conduc-teur , du grec á/>%eç.
ARCHELAUS, Hift. des Juifs, filsd’Hérode le grand, lui succéda dans leroyaume de Judée, non fous le titre deroi , mais fous celui d’ethnarque, que luiaccorda Auguste, avec la moitié feule-