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sorte qn’il arrive moins de vols dans leroyaume de France pendant un a» ,qu’auprès de Londres pendant une se-maine.
II y a ailffi les archers des pauvres,dont l’effice est de saisir les mendiansqui errent dans les rues, & de les met-tre à l’hopital.
II y a eu autrefois en France un corpsd’infanterie créé par Charles VII fousk nom dtfrancs-archers} ce corps étoitformé par les différentes paroisses duroyaume; chacune fournissoit un hom-me armé : le privilège que ce princeaccorda à ceux qui étoient choisis, futcause qu’il y eut de l’empressement pourl’étre; car il les affranchit presque detous subsides; & c’est de cet_affranchis-sement , dit le P. Daniel , qu'on lesappelia francs- archers ou francs taupins,nom qui leur fut donné sans-doute, par-ue qu’on le donnoit alors aux paysans àcause des taupinières dont les clos desgens de campagne font ordinairementremplis.
Cette milice n’a subsisté que jusquevers la fin du régné de Louis XI. II cassales francs-archers pour décharger lesbourgs & villages qui étoient tenus deleur entretien : mais pour suppléer àcette infanterie, il leva six mille Suis-ses & dix mille hommes d’infantcrie-Françoise à fa solde. Histoire de la mili-ce Françoise, par le P. Daniel. (£f)
§ ARCHER, Art milit. milice Grec-que. Les Grecs employoient les archers ,les jaculateurs, en général tous les gensde trait , pour engager une affaire &pour attirer l’ennemi an combat. Quoi-qu’ils ne l’attaquassent que de loin, ils nelàiiïbient pas de lui briser bien des ar-mes, de lui blesser & tuer beaucoup demonde, & de mettre le désordre dansses rangs. Quelquefois leurs brusquesattaques déconcertoient l’effort d’uneaile de cavalerie, & 1a forçoient de plier.Ils fervoient encore à favoriser les re-traites , à fouiller les endroits suspects ,à éventer & dresser des embuscades.Dans une bataille , ils en venaient tou-jours aux mains les premiers; ils neceffoient point d’agir pendant la chaleurde faction , & ils combattaient encoreaprès qu’elle étoit décidée; en un mot
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ils rendoient en toute occasion des fer»vices signalés. '
Les armes de jet des anciens produi-foient un effet plus considérable que nousne pensons. Le but des archers & desfrondeurs étoit une butte de gazon , àlaquelle on tiroit & que l’on touchoit, anmoins les frondeurs , de 600 pies de di-stance , ce qui fait une longueur d'envi-ron 120 pas. (/^)
ARCHET, f. m. en Lutherie , petitemachine qui sert à faite résonner la plu-part desinstrumens de musique â cordes.II est composé d’une baguette de boisdur un peu courbée, pour éloigner lescrins de la baguette , & d’un faisceau decrins de cheval, composé dc go ôu 100brins , tous également tendus.
Afin que l’archet touche plus vivementles cordes, on en frotte les crois de colo-phone, sorte de poix. V. Colophone.
ARCHET, outil d’Arquebujìer , I st un-morceau de lame d’épée ou de Heuret,emmanché dans nne poignée faite com-me celle d’une lime, mais percée toutproche du manche, d’imtrou, dans le-quel on passe une grosse corde à boyau,qui est retenue à demeure par un nœud.Le haut de cette lame est dentelé com-me une crémaillère, & l’autre bout dela corde à boyau est noué en boucle, Scpeut s’arrêtet par cette boucle dans cha-que dent ; les Arquebusiers se ferventde l’archet polir faire tourner la boèteà fo. et. Pour cet effet , ils sont faireun tour à la corde à boyau autour dela boîte, & raccrochent par la boucleou rosette à une des dents de la crémail-lère de la lame ; de iraniere que le tourde corde fait fur la boète soit bien ser-ré , cn vertu de l’élasticité de la lame.On conçoit que si la corde n’étoit pas ser-rée sur la boîte , l’archet en allant &venant ne feroit pas tourner la boîte *ni par conséquent percer le foret, fi sur-tout la matière à percer opposoit quelquerésistance au mouvement du foret &. de 1»boète.
Cet archet est auffi à Tissage du doreur.Celui des horlogers n’est presque pas dif-férent ; ils substituent quelquefois à lalame d’épée un morceau de baleine ou decanne. Si vous comparez cette descrip-tion avec celle qui fuit » vous venez qua