A. R C
littéralement le chef on le guide diûn trou-peau ; & Jans ce sens il peut convenir àun supérieur ecclésiastique : anisi trouve-t-oii dans l’hiftoire te nom quelquefoisdonné aux archevêques ; mais dans ré-gisse grecque il étoit & est encore parti-culièrement affecté ail supérieur d’uueabbaye op monastère d'hommes.
. M. Simon assure que ce mot est origi-nairement syriaque, au moins la dernierepartie , imndrite, qui dans un sens éloi-gné lignifie n n solitaire ou un moine', lapremiere est grecque , &’;%>}, empire , au-torité.
Les abbés des monastères en Mosco-vie , où l’on suit le rite grec , se nommentarchimandrites , & les supérieurs des ca-loyers ou autres moines répandus , tantdans la Grece moderne, que dans les islesde l'Archipel, portpnt auliì le méme titre.
ARCHI - MARECHAL , f. m. Hifl.wod. O11 flamme ainsi le grand maréchaldel’Empire. Voyez MARECHAL. L’élet-teur de Saxe est archi-maréchai de l’Em-pire , & en cette qualité il précédé im-médiatement l’emperenr dans les céré-monies , & porte devant lui l'épée nue.Avant le dîner qui fuit le couronnementde Pempcreur , Varchi maréchal accom-pagné de ses officiers, monte à cheval, &le pousse à toute bride dans un grandmonceau d'avoine amassée dans la placepublique ; il en emplit une grande me-sure d’argent qu’ií tient d’une main , &qu’il racle de l’autre avec un racloir aussid'argent: ensuite de quoi il donne cettemesure au vice-maréehal héréditaire del'Empire , qui la rapporte à la maison-dc-ville. Cette derniere charge est de-puis long temps dans la maison de Pap-penheim. Heiss, hifl. àel'Emp.
ARCHIM 1 ME , s-m. tìifl. anc., c’estla même chose .qçdarcbiboujson ou bate-leur. Les archimimes , chez les Romains ,étoient des gens qui imitoient les ma-niérés, la contenance & le parler des per-sonnes vivantes , & même des morts. l T .M t me. On s’eu servit d’abord pour lethéâtre , ensuite 011 les emplova dansles fêtes, & à la fin dans les funérail-les.. Ils ui.archoient après le corps , encontrefaisant les gestes L les maniérésde la personne morte , comme fi elleétoit- encore vivante. Voyez FunÉk.ui.-
Lf.S. ■
ARC 247
ARCHIMIN 1 STRE, f. m. Hifl. moi. »le premier ministre d’un prince ou d’unétat. Charles - le - Chauve ayant déclaréBoson sun viceroi en Italie , le fit a»(fison premier ministre , sous le titre d'«r-cbimini/lre. Ce mot est formé du gicc«çxM, & du latin minìstcr Chorier. (£)
ARCHIPEL ( duché de l' ) Géogr. , sou-veraineté qui a duré plusieurs siécles dansla maison des ducs de Naxe , alors pro-priétaires de la plupart des isles de la merEgée. Le dernier due qui la posséda FutJacques Crispe. Le grand seigneur ,Seliin II, ia lui enleva en i$\ 6 , pourla donner au juif Miehez . qui la gardapen de temps. Depuis la mort de ce der-nier, elle fait partie de l’empire Otto-man. (C. ri.)
ARCHIPEL on ARCHIPELAGE, f.m. tìéogr. , terme de Géographie , quisignifie u ne mer entre-coupée d’un grandnombre d’isles. Voyez Mer.
Ce mot est formé par corruption . selonquelques-uns, AJEgca pelagus, mer Egée ,formé (i’eeìyxìcy nshayoí, mer Egée , nomque les Grecs donnoient à une partie dela méditerranée . qui renferme beaucoupd’isles.D’autres font venir ce mot á'dçyj,principe, & yrsi.xyoç , mer ; apparemmentparcs que cette mer est regardée commela portion la plus remarquable de la Mé-diterranée , à cause des isles qu’elie con-tient. Le plus célébré Archipel, & celuià qui ce nom est donné plus particuliè-rement , est fitué entre la Grece , la Ma-cédoine ct î’Aíìe. II renferme les islesde la mer Egée , laquelle est appeliéeaussi mer Blanche, pour la distinguer duPoir-Euxin , qui se nomme mer Noire.Les géographes modernes font mentiond'autrcs Archipels, comme celui de S. La-zare proche les cóces de.Malabar; l'Ar*chipsl du Mexique ; celui.des isles Caraï-bes , qui contient un grand.nombre d’is-les; ainsi que celui des Philippines , quel’on appelle le grand Archipel j celui desMoluques , ifle. ( (f)
ARCHIPERACITE , f. m. Hifl. anc. ,c’est le iwm des ministres des synago-gues des Juifs , • qui font chargés delire & d’interpréter le Perakim , ûules titres & chapitres de la loi, & lesprophètes. I.' archipéracit-e n'est pas lamême chose que l ’archisynagogus , commeGrotius d'autres auteurs l’ont cru,'Q. 4