2^o ARC
íans lesquelles j’qi tâché de donner uneidée de la Façon dont je pense sur ia sim-plicité , là proportion , & l’accord aux-,quels je voudrois; què í’architccturc Fûtréduite , de maniéré que l’o.n trouveradans la diversité de ces exemples tine va-riété de préceptes, dç formes, & de com-positions, qui, je crois, fera plaisir auxamateurs. Heureux si je puis trouverpar - là l’occasion de prouver aux hom-mes du métier;, qu’il n’eft point de viceplus honteux que la jalousie , ni qui dé-grade tant Thumanité : du moins meíaura-t-on quelque gré , malgré les bon-tés dont le public a honoré mes ouvragesjusqu’à présent, de m’étre fait honneurde partager le bien il’ptre utile au public ,avec les deux habiles architectes que jeviens de nommer, qui méritent à touteforte d'égards l’estime des citoyens &l’attention du ministre. (P)
“ M. Sulzer a ttaité le même sujetdans l’srticle-suivant. En le transcrivant,nous croyons ajouter an plaisir des lec-teurs. „
ARCHITECTE, Beaux - Arts. Celuiqu! prétend au titre (.{'architecte , danstoute la force du terme , doit réunir , àbeaucoup de talens naturels , des con-noilfanees très-étendues dans la plupartdes arts & des sciences. II ne fera pasinutile d’expliquei plus en détail les qua-lités àeV architecte, que nous venons d’in-diquer.
Nous exigeons d'abord dans un architeste , une connoissance solide & étenduedes mœurs & usages des principaux peu-ples , mais fur-tout de la nation au milieude laquelle il vit. Cette connoissance luiservira à ordonner chaque bâtiment sui-vant le rang & la maniéré de vivre dupropriétaire. Chaque classe d’hommçs ases besoins, ses occupations , sès'com-modités particulières , que VarchitcHedoit ccnnoître & consulter , pour ne pastomber dans des fautes grossières. Ungrand a non - feulement besoin d’un loge-ment pins spacieux que le simple bour-geois ; illûi faut encore une toute autredistribution des appartemens. Une mai-son qui doit contenir un nombreux do-mestique , exige un arrangement diffé-rent dc -celui qn’on feroit pour un do-mestique seul. Le nombre des cigconst.qúr,ccs.de çette.inture, qui diversifieut.lss bâ.r
ARC
timens. suivant l’état des propriétaires^est très-grand ; Varchitecte doit les pesertoutes, s’il veut éviter des défauts ridi-cules.
Cette connoissance lui servira ensuite àimaginer des, dispositions, qui peuventsouvent influer très - efficacement sur legoût & sur la maniéré de vivre dans les.différentes classes de citoyens. I! n’estpas douteux, que les hommes ne s’avi-seroienh point de divers expédiais avan-tageux , ni de plusieurs arrangemens uti-les à leur genre de vie, s’ils n’y étoientconduits par des. conjonctures purement,accidentelles. Un architecte qui aura ob-servé avec attention tout ce qu’il y a deplus raisonnable & de plus solide dans la.maniéré de vivre des divers peuples,saurafaire entrer, dans le plan de ses bâtimens,,des idées dont les propriétaires profite-,ront ; iis feront entraînés à imiter debons usages, qu’ils avoient négligés ouignorés jusqu’alors. . , '
Mais cette connoissance feroit inutileà l' architecte , s’il n’y joignoit pas un ju-gement solide pour discerner l’utile, leconvenable & le décent. Dénué de cettequalité essentielle, il entraînera.le bour-geois opulent à imiter, d’une façon ridi-cule, la maniéré de bâtir qui ne convientqu’aux grands, ou bien il voudra rosser-,rer Thomiste de qualité dans les bornesdu simple bourgeois. L’art de discernersainement ce qui convient à chaque étatdans la vie civile , est donc un talent né-cessaire à V architecte.
Nous exigeons troisièmement de lui,,qu’il soit doué d’un bon génie, c’est-à-.dire, qu’il ait une grande Facilité d’in-venter & d’ordomier. Avec ce talent, ilsaura non-seulement placer à propos dansses bâtimens tout ce qu’il juge y être né-cessaire , mais il saura de plus varier cesarrangemens selon le goût particulier dupropriétaire, & suivant la nature propredes lieux , des temps & de Templace-.ment. Si pour chaque espece d’édificei! n’avoït qu’un modelé ou deux dans fa.tête , il courroit risque bien souvent defaire des incongruités. , . ..
C'est ce génie qui dirigé par un juge-.tuent solide le tirera d’embarras , dansles cas. où divers besoins se trouven.t en.opposition. II saura discerner lequel dp;,pes b .foins est le plus indispensable; U