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Tome troisieme. APA - ATZ.
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quelle se loge la corde de boyau , qu!après avoir passé dans une fente prati-quée d u coté de la petite planche , va«'entortiller & se fixer à des chevillesde bois, qui font placées an coté de laperche diamétralement opposé au becde cprbin j à l’autre bout de la percheest de même fixée à tenon & mortaise uneplanche de bois qu'on appelle f anneau ;on évide cette planche dans son milieupour la rendre plus légere ; on laisse sesextrémités plus épaisses , & on la metdans le même plan que le bec de corbin.L’épaisseur qui est d u coté de la perche ,fait qu’elle s’y applique plus Fortement ;celle qui est pratiquée de l’autre cotésert à recevoir le cuiret , qui est unmorceau de peau de castor que l'on tendsur l’extrémité du bord du panneau ;ce cuiret sert à couvrir la chanterelle ,& à empêcher que la corde n’y toucheimmédiatement , au moyen des cordesqui font attachées à ses extrémités. Cescordes font le tour de la perche , & fonttendues par des petits taraux , qui lestordent ensemble deux à deux , de lamême maniéré que les menuisiers ban-dent la lame d’une scie.

On attache ensuite , au moyen d'unnœud coulant, une corde à {'extrémitéde la perche où est le panneau. Dèsqu’elle y est fichée , on la fait passerdessus le cuiret , & on la conduit dansla rainure du bec de corbin , d'où ellerevient par la fente pratiquée à l’extré-mité de la petite planche contournée,jnsqu'aux chevilles où elle doit êtrefixee & suffisamment tendue.

Pour éloigner le cuiret du panneau ,laisser un vuide entre deux , & faire ren-dre à la corde un son proportionné à satension , on se sert de la chanterelle quiçst une petite piece de bois ou chevilled’une ligne ou environ d’épaisseur , &qu’on appelle ainsi, parcc qu’elle donneà l’accord de l’arqon une espece de tonmusical , comme d’une trompette mari-ne. Ce son fait connoître a l'ouvrierquand elle est assez tendue pour arçon -ner la matière.

Sur le milieu de la perche de Yurçen ,11 y aune soignée , c'est-à-dire , unecourroie de cuir ou de toile , qui sert àentourer le dessus de la main gauche del’arqonneur. Cette courroie empêche que

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le poids du panneau & du bec de «orbiane fasse tomber la corde à boyau fur Uclaie, & aide l’arçonneur à soutenir sur-fer dans fa situation horizontale.

Lorsqu’on veut arqonnet , on met surdeux tréteaux une claie d’osier , dont lesdossiers font deux autres claies posées àses extrémités, courbées en-dedans, &qui servent à arrêter les matières qu’onarqonne fur ce lie qui est p osée horizon-talement ; un coté de la claie est appli-qué contre le mur, & celui qui est vis-à-vis de l’ouvrier a deux pieces de peauqui ferment les angles que la claie &les dossiers laissent entr’eUx , qui retien-nent les matières qu’on arqonne.

L’arçonneur tient de fa gauche , & lebras tendu , la perche de Yarçon qui estsuspendu horizontalement par une cordequi tient au plancher ; en sorte que lacorde à boyau de Y argon est presquedans un même plan horizontal que laperche. De fa main droite il tire à lui lacorde à boyau, qui échappe en glissantfur la rondeur du bouton , & va frapper,avec la force élastique que la tension luidonne , fur le poil ou la laine précédem-ment cardée ; ce qui divise l’étoffe & lafait passer par petites parties de la gau-che à la droite de l’ouvrier ; cela s’ap-peile faire voguer. Qn répete cette opé-ration jusqu’à ce que le poil ou la lainesoient suffisamment argon nés , & pourcela on les rassemble sur la claie aveclin clayon , qui est un quarré d’osier quia deux poignées, & dont le coté a un penplus d’un pié : on s’en sert pour ramas-ser au milieu de la claie l’étoffe éparfe.

Les cardeurs , qui prennent auffi lenom de maîtres arçonneurs , se serventde Yarçon pour préparer les cotons &les laines qu’on emploie dans les robesde chambre, couvertures & courte-poin.tes piquées. C’est aussi au moyen de cetinstrument que les chapeliers formentles capades , qui font une certaine éten-due de laine ou de poil qu’on a forméepar le moyen de Yarçon.

ARQONNEUR , f. m. est un ouvrierqui se sert de l’arqon, ou qui , par sonmoyen , fait voler sur une claie la laineou le poil, qui auparavant ont été biencardés , pour être employés à la chapel-lerie. ('oyez Arçon.

ARGOS , Géogr ., petite ville d’Espa-