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Tome troisieme. APA - ATZ.
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s’t-st réduite en poussière 5 on la calcineensuite pour en chasser le soufre & l'ar-seuic 5 c’est ce qu 'on appelle rôtir la mi-ne } puis on la relave pour en ôter la pou-dre calcinée. La mine étant ainsi prépa-rée , on la fait fondre avec du plomb,avec dc !a litharge , ou avec des têtes decoupelles qui ont servi : on employé àcet effet le plomb granulé, quand le tra-vail est petit. Plus la mine est difficileà fondre, plus on y met de plomb ; onmet jusqu'à seize ou vingt parties deplomb pour une partie de mine. Cetteopération se nomme scarifier. Les scoriesfont composées du plomb qui se vitrifieavec la pierre, & avec ce qui n’est pointor ou argentánns la mine ; & ce qui estmétal tombe dessous en régulé. Si ce ré-gule paroît bien métallique, on le passeà la coupelle ; s’il est encore mêlé descories , s’il est noir, on le fait refondreavec un peu de verre de plomb.

Pour séparer i’argent du mercure aveclequel il est amalgamé , on a un four-neau qui a une ouverture au sommet ;on couvre cette ouverture d’une especede chapiteau de terre de forme cylindri-que, qu’on peut laisser on enlever à dis-crétion. Quand on a mis dans le fourneaula masse à'argent Sc le mercure , & .qu’ona appliqué le couvercle L allumé le feu,le vif-argent s’éleve en forme de va-peurs, & s’attache au chapiteau , d’oùon le retire pour le faire servir une secon-de fois.

Lorsque l 'argent est bien purifié ,qn’on en a ôté , autant qu’íl est possi-ble , toute la matière étrangère , soitmétallique ou autre , qui pourroity êtremêlée , on dit qu’il est de douze deniers ;c’eft-ià l’expression dont on fe sert pourdésigner le titre de V urgent le plus pur, Stfans aucun mélange ni alliage : mais s’ils’y en trouve , ou déduit le poids dumélange du poids principal, & le restemarque le titre de i’argent. Le denier estde 24 grains ; ainsi , lorsque fur le poidsde douze deniers il y a douze grains demélange , le titre de l 'argent est onzedeniers douze grains , & ainsi des autrese.xetnples.

Pour monter le titre de l 'argent enle raffinant , on s’y prend de la ma-niéré suivante. On met une coupelleou une tête à rougir au feu ; ensuite on

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y met le plomb. Quand le plomb estfondu & bien clair , on y ajoute unequantité à’argent proportionnée; savoir,une livre de plomb pour quatre à cinqonces à'argent. On met quelquefois ri’a-vantage de plomb , lorsque l 'argent zbeaucoup d’alliage. A mesure que cesdeux métaux se fondent ensemble , lecuivre, qui auparavant étoit mêlé avecl 'argent , s’en va en fumée , ou fortavec l’écume & la litharge. Le plombs’évapore de même, & il ne reste dansla coupelle que I’argent, qui est au de-gré de finesse qui lui convient. VoyeetLitharge, Affinage, Coupelle,Coupeler.

Indépendamment de la maniéré daraffiner I’argent avec le plomb , il yen a une autre qui se fait avec le sal-pêtre. Voyez Raffinés S? Affina-ge. Mais toutes ces méthodes font in-commodes & ennuyeuses ; ce qui a don-,né lieu à M. Homberg de chercher Aabréger cette opération, & il y a réus-si. Sa -méthode consiste à calciner i’ar-gent avec moitié de fa pesanteur ordi-naire; & après avoir fondu le tout en-semble , d’y setter à différentes fois.une certaine quantité de limaille d’a-cier. Par cette opération le soufre aban-donne i'argent pour se joindre au fer ,& l’un & l’autre se convertissent enécume qui nage fur i’argent ; St ontrouve au fond du creuset le métalpurifié.

h’argent en Chymie s’appelle luna ,lune : on en fait différentes prépara-tions , principalement une teinture.Pour avoir la teinture à'argent , dis-solvez des plaques à’argent minces dansl’efprit-de-nitre , & jetez cette dissolu-tion dans un autre vase plein d’eau desel ; par ce moyen i’argent sc précipiteauffi-tôt cn une poudre blanche, qu’onlave plusieurs fois dans seau de fon-taine. 0« met cette poudre dans un ma.tras , & on jette par-dessus de l’esprit-dc-vin rectifié & du sel volatil d’urine ;on laisse digérer 1e tout sur un feu modé-ré pendant quinze jours ; durant ce temsl’esprit-de-vin contracte une belle cou-leur bleu.céleste. Cette couleur lui vientdu cuivre ; car il y a environ deux grosde cuivre pour l alliage fur chaque mareà'argent , & I'argent monnayé en a plus