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Tome troisieme. APA - ATZ.
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particularités qu'on peat observer surchaaun d’eux. Art. de AI. lit Fojse , doíîeurj n médecine de la faculté de Montpellier. )ARISTOTELISME , í'ub. m., Hift.anc., Aristote , fils de Nicomachus & dePhiestiade, naquit à Stagyre , petite ville<le Macédoine. Son pere étoit médecin &ami d’Amitas, pere de Philippe. La mortprématurée de Nicomachus fit tomberAristote entre les mains d’un certain Pro-xenus, qui se chargea de son éducation,& qui lui donna les principes de tous lesarts & de toutes les sciences, Aristote enfut si reconnoiffant,qu’il lui éleva des sta-tues après fa mort, & qu’il en usa enversson tìlsNicatior, qu’il instruisit dans tousles arts libéraux, ainsi que son tuteur enavoitusé envers lui.On 11e fait pas trop dequelle maniéré il passa les premières an-nées rie fa jeunesse. Si l’on en croitEpi-cure, Athénée & Elien , il avoit requ dela part de l'on tuteur une très - mauvaiseéducation, & pour le confirmer , ils di-sent qu'abandonné à lui-même, il dissipatout son patrimoine , & embrassa par li-bertinage le parti des armes ; ce qui 11elui ayant pas réussi, il fut obligé dans lafuite, pour pouvoir vivre, de faire un pe-tit trafic de poudres de senteur, & de ven-dre des remedes : mais il y en a qui récu-sent le témoignage de ces trois philoso-phes , connus d’ailleurs par leur animosi-té, & par les traits satyriques qu’ils lan-qoient contre toux ceux dont le mérite lesblessoit, & il en appellent à Ammonius,lequel rapporte cet oracle d’Apollon quilui fut adressé : Allez à Athènes, & étu-diez persévéramment la Philosophie : vousaurez plus besoin d’etre retenu que d 1 êtrepotijsé. II Falloit que les oracles fussentalors bien oisifs, pour répondre à de pa-reilles interrogations.

La grande réputation que Platon s’étoitacquise , engageoit tous les étrangers à femettre fous fa discipline. Aristote vintdonc à l’académie , mais dès les premiersjours , il y parut moins en disciple qu’engénie supérieur. 11 devança tous ceux quiécudioicnt avec lui ; on ne l’appelloit queV esprit 011 Y intelligence. II joignoit à sestaiens une ardeur insatiable de tout sa-voir , une lecture immense, qui lui fai-soit parcourir tous les livres des anciens.Sa passion pour les livres alla siloiu, qu’ilacheta jusqu’à trois taiens les livres de

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Speufippe, Strabon dit de lui qn’it pensaie premier à se faire une bibliothèque.Sa vaste littérature paroît assez dans lesouvrages qui nous restent de lui. Com-bien d’opinions des anciens a-t-il arrachéà l'oubìi, dans lequel elles serment au-jourd’hui ensevelies s’il 11e les en avoitretirées, & s’il ne les avoit exposées danslés livres avec autant de jugement que devariété; il feroità souhaiter que sa bonne-foi dans leur exposition égalât fa grandeérudition. Si nous nous en rapportons àAmmonius, il demeura pendant vingt ansfous la dPcîpline de Platon, dont ii ho-nora la mémoire par un autel qu’il érigea,& fur lequel il fit graver ces deux vers :

Grains ArifiotelesJlruit hoc altare Platoni t

Qìtem turbœ iajujlœ vil celebrare nesas.

II y a bien d’autres preuves de Í011amour envers son maître , témoin i’orai-son funèbre qu’il composa pour lui, &mille épigrammes dans lesquelles il arendu justice à ses grands taiens. Meis ily eu a qui prétendent que tom ces témoi-gnages de Rattachement d’Aristote, fontdémentis par la brouillerie qui s'éleva en-tre lui & Platon. En effet , le maître sefaii’oit souvent un plaisir de mortifier sondisciple ; il lui reprochait entr’autreschoses trop d’affectation dans tes dis-cours , & trop de magnificence dans leshabits. Aristote de son cote' ne cessoít derailler son maître, & de le piquer danstoutes les occasions qui fe présentoient.Ces mésintelligences alierent il loin , quePlaton lui préféra Xénocrate , Speufippe,Amiclas, & d’autres qu il affecta de mieuxrecevoir que lui, & polir iesquels il n’eutrien de secret. On rapporte même qu’A-ristote prit le temps où Xénocrate étoitallé faire un voyage dans son pays, pourrendre visite à Platon , étant escorté d’ungrand nombre de disciples ; qu’il profitade l’absence de Speufippe, qui étoit alorsmalade, pour provoquer à la dispute Pla-ton , à qui son grand âge avoit ôté la mé-moire ; qu’il lui fit mille questions sophis-tiques , plus embarrassantes les unesque les autres ; qu’il l’enveloppa adroi-tement dans les piégés seduisans de fasubtile dialectique, & qu’il t’obligea àlui abandonner le champ de bataille.On ajoute que Xénocrate étant revenutrois inois après de son voyage , fut