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Tome troisieme. APA - ATZ.
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ou couverture de pourpointe. Et le roi Jeandans ses lettres d u mois d’aout iz;z > écritaux bourgeois & aux habitans de Nevers,de Chanmhnt en Baffigni, & autres villes,qu’ils eussent à envoyer à Compiegne , à!aquinzaine dePâque, le plus grand nom-bre d’hommes & de chevaux couverts demailles qu'ils pourroient , pour marchercontre le roi d’Angleterre. Depuis on seContenta de leur couvrir la tête & le poi-trail de lames de Fer, & les flancs de cuirbouilli.

II est fait encore mention de cette ar-mure dans une ordonnance de Henri II.a Ledit homme d 'armes sera tenu de por-ter arme petit & grand , garde bras, cui-rasse , cuissots, devant de greves , avecune grosse & Forte lance ; & entretiendraquatre chevaux , & les deux de serviceponr la guerre , dont l’un aura le devantgarni de bardes, avec le chamfrain & lesflaneois ; & fi bon lui semble aura un pi-stolet à l’arqon de la selle „. C’étoient cesflaneois , c’est-à-dire , ce qui couvroit lesflancs du cheval , qui étoient de cuirbouilli. Les seigneurs armoient souventccs flaneois de leurs écussons ; nos rois lessemoient souvent de fleurs-de-lis,& quel-quefois de quelques picces des armoiriesil’un pays conquis.

Le chantfrain qui c toi t de métal ou <!ecuir bouilli, Fervoit encore d'arme défen-sive au cheval ; il lui couvroit la tête par-devant, & c’étoit comme une espece demasque qu’on y ajoutoit. II y en a nn decuir bouilli au magasin d 'armes de l’arse-nal de Paris. II y a dans le milieu un ferrond & large , & qui fe termine en pointeassez longue; c’étoit pour percer tout cequi le prél’enteroit, Sí tout ce que la têtedu cheval choquerait. L'u sage de cettearmure du cheval étoit contre la lance ,& depuis contre le pistolet. Les seigneursFrançois fe piquaient fort de magnificen-ce fur cet article. II est rapporté dansl’histoire de Charles VII que le comte deS. Pol au siège de Harfleur , l’an 1449 ,avoit un chamfrain à fou cheval iVarmes ,c’est-à-dire, à son cheval de bataille, prisétrente mille écus. II Falloit qu’il fût non-sculement d’or, mais encore merveilleu-sement travaillé. II est encore marquédans l’histoire du même roi, qu’après laprise deBayonne parl’armée de ce prince,le comte de Poix en entrant dans la place,

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avoit la tête de son cheval couverte d’tmchamfrain d’acier, gnrni d’or & de pierre-ries , que l’on prifoìt quinze mille écusd’or; mais communément ces chamfrainsn’éfcoientque de cuivre doré pour la plu-part, ou de cuir bouilli, ainsi qu’on le voltpar un compte de l’an 1316 , à la chambredes comptes de Paris, où il est dit entr’au-tres choses : item , deux chamfrains doréscéf un de cuir. On trouve dans le traité dela cavalerie Françoise de M. de Mongom-meri, qu’on dor.noit encore de l'on tempsdes chamfrains aux chevaux, c’est-à-dire,du temps de Henri IV. La principale rai-son de cette .armure des chevaux n’étoitpas feulemeritde les conserver, & d’épar-gner la dépense d’en acheter d’aittres ,niais c’est qu’il y alloit souvent de la vie& de la liberté du gendarme même. Carcomme les gendarmes étoient très-pesam-ment armés, s’ils tomboïeut fur leur che-val tué ou blessé, ils étoient eux-mêmestués ou pris , parce qu’il leur étoit pref-qti’impoífible de se tirer de dessous le che-val. Ces armes défensives, comme on l’avu plus haut, étoient nécessaires pour leshommes comme pour les chevaux , pourles garantir des coups de lance. Ainsi de-puis qu’on ne s’est pins servi de cette ar-me offensive , & peu de temps après , ona abandonné non - seulement les cliam-Frains, mais encore tous ceshatnoís donton a parlé , à cause de leur pesanteur , del’embarras, & de la dépense qu’ils cau-soient.

Pour les armes défensives de l’infante-rie , on en trouve la description dans uneordonnance de Jean V, duc de Bretagne ,publiée eh l’an 1529.

“Jean, par la grâce de Dieu. .. . vou-lons. & ordonnons que des gens de

cqanmun de notre pays & duché , en outreles nobles, se mettent en appareil promp-tement & sans délai ; savoir est, de cha-que paroisse trois ou quatre , cinq ou six,ou plus, selon le grand ou qualité de laparoisse, lesquels aiufi choisis & élus,soient garnis d'armes, &habillemens quiensuivent_savoir est , ceux qui sau-

ront tirer de l’arc , qu’ils ayent arc ,trousse, capeline, coustiile, hache';, 011mail de plomb, & soient armés de fortsJacques garnis de laisches , chaînes oumailles pour couvrir le bras ; qu’ils soientarmés de Jacques , capelines, haches, o«