41 6 A R M
ges de l’Amérique septentrionale, quichangent souvent de --demeure. On n’aencore rien de certain sur leur figure nisur leur caractère. QC. A.)
ARMOGAN, s. m. Marine on a laissépasser l'artnogan. Les pilotes se serventde ce mot pour dire le beau temps , qui estpropre pour naviger. II n’est ;n usageque dans la mer Méditerranée. (Z)
ARMOIRIES, voyez Armes.
ARMOISE, f. f. artemijìa, Botan.,genre de plante, dont les fleurs font depetits bouquets à fleurons découpés, por-tés fur un embryon, & soutenus par uncalice écailleux : on trouve parmi cesfleurons quelques embryons découverts& surmontes d’un filet fourchu. Tousces embryons deviennent des semencessemblables à celles de l’ahl'yuthe. L’armoise ne différé de l’abfynthe que par sonport extérieur, car la différence des fleursn’est presque pas sensible. Touniesort,Jnfl.reiherb. Voyez PLANTE. (I)
L ’ ar terni fia vulgaris major . C. B. UVit. 'omnefi donne du sel essentiel, del’huileà demi exaltée , peu de flegme,& assez déterré ; son odeur est forte &pénétrante.
Elle est détersive, vulnéraire, apéritive,hystérique, fortifiante ; elle excite lesmois anx femmes , provoque la sortie dufœtus & de l’aniere-faix ; elle nettoie &fortifie la matrice ; elleabatles vapeurs :enfin employée à f intérieur , ellcmet leshumeurs en mouvement & les divise ; ex-térieurement, elle est résolutive, tonique& fortifiante ; elle entre dans les compo-sitions hystériques ou emménagogues.
Pour faire du fyrop d’armoise, prenezfeuilles i'armoise nouvellement cueilliesquatre poignées : conpez-les & les pilez ,puis laissez-les infuser pendant douzeheures dans deux pintes d’eau distilléed'armoise: après cela faites-les bouillirjusqu'à consomption du quart: passez letout avec une forte expression , ajoutezsucre deux livres : clarifiez ensuite lacolature & la faites cuire à consistancede fyrop ; mettez fur la fin de la cuite unnouet dans lequel on enfermera, de seld'armoise, demi-once ; cannelle concas-sée, trois gros fpic-nard bâché, casto-reum, de chaque un gros. La nouvellepharmacopée le fait plus simplement; cefyrop a toutes les vertus de l'armoise. (As),
A R M
ÁRMOSIN, f. m. Manufacture clcsoie, c’est le nom d’un taffetas extrême-ment mince, qui se fabrique en Italie,mais surtout à Florence. V. pour la fabri-cation des taffetas, l’urt. Taffetas.
* ARMGN , f. m. , terme de charronde carrossier-sellier. , c’est le nom que ceSouvriers donnent aux deux pieces de boisqui aboutissent au timon d’un carrosse ,& qui soutiennent la cheville.
ARMONIAC , set plus ordinairementnammé/ri ammoniac. Voy. Ammoniac".(/)
* ARMORIQUE, adj, , Hist. fl Géog.c’est ainsi que les anciens défignoientla petite Bretagne. Ce mot signifie »<«-riiime : il faut comprendre fous ce nom,outre la petite Bretagne , quelque por-tion de la Normandie ; selon Fanion, ilconvenoità tous les peuples qui formoientla province Lyonr.oifc seconde & troisiè-me , où sont maintenant les archevêchésde Rouen & Tours.
* ARMOT (Isle d') , Géogr ., petiteisle de lanter de Gascogne, sur la côtede Saintonge.
ARMURE , f. f. Hist. anc. est mod. ,habit de défense, qui sert à mettre lecorps à couvert des coups des ennemis.Voy. Armes, Dans les anciens écrits,V armure souvent nommée harnois. V.Harnois. Tels font le bouclier, lacuirassé , ie heaume, la cotte de maille ,le gantelet, &c. Voyez BOUCLIER,Cuirasse , Lc.
L’ancienne armure complets étoif com-posée d’un calque ou heaume, d’une gor-gerette ou hausseeol, de la cuirasse, desgantelets, des tassettes, des brassarts, descuissarts, & de l’armure des jambes a n li-quéfies étoient attachés les éperons; c’estce qulnn nommoit V armure défié en-caf }&c’étaitrhabilleineutdes cavaliers & deshommes d'armes: l’infanterîe ne portoitqu’une partie de Varmure, savoir, le pot-en-tétc, k cuirasse & les tassttes, mai»plus légers que ceux des cavaliers. Enfinles chevaux avoient aussi leur armure, quileur coíivroit la tête & le poitrail. Detoute cette armure, on ne se sert à présentque de k cuirasse; carie hausseeol qneportent les officiers,est plutôt un habille-ment d honneur que de défense; cependant
il est pour l’infanterie comme une mar-que ditgorgerin oiígorgerette , qui faisoit
paitse