418 A R N
l’autre dans la Thessalie , & la troisièmeen Italie ; il ne reste plus aucunes tracesque de la derniere que l’on croit être au-jourd’hui Cavitcìlt &Arno dans le Péru-gin, fur lYtat ecclésiastique ; H y a enco-re un bourg de ce nom dans l’isle d’Andro,qui en est le lien principal. V. ci-dejfiis,Andro. (C. A.)
ARNALDISTES ou ARNAUDISTES,f. m. pi. Théologie, ílift. cccléjìuftique,hé-rétiqnes,ainsi nommés d’Arnand de Bresseleur chef. Ils parurent dans le xn siécle;& à l’exemple de leur maître , ils invecti-vèrent hautement contre la possessionlégiiiines des biens appartenans aux égli-ses & aux ecclésiastiques, qu’ils traituientd’niurpation. Ils enseignèrent enfin deserreurs contre le baptême & contre l’eu-ebanstie ; & furent condamnés au con-cile de Latran fous Innocent II en 1139.Arnaud , après avoir excité de dangereuxtroubles à Bresse & à Rome, fut pendu& brûlé dans cette derniere ville en i s q q,& ses cendres furent jetées dans le Ti-bre. Quelques-uns de ses disciples,qu’on nommoit aussi publicains ou pobli-cuias , étant passés de France en Angleterre vers Van risio, y furent arrêtés &dissipés. Cette secte devint ensuite unebranche de Vhérélie des Albigeois. VoyezAmsigeois. ( G )
* ARMAIT , f. m. Histoire nat. bot .,c’eftun arbre qui croît,à ce qu’on dit, auxIndes orientales , & qui a l’odeur du ci-tron & la feuille du faille. Ou ajoutequ’il ne porte point de fruit: mais cela nesuffit pas pour le caractériser.
* ARNAUTES , f. m. pi. Hist.und. ,peuples d’A'hanie, fur la côte orientaledu golfe de Venise : ils font errans & va-gabonds. On donne aussi le mon à'Ar-nauces nux Albanois qui fe font fixes dansVisio de Xio , une de celles de VArckipol.
AKNAY-I.E-DUC, tìéog., petite villede France en Auxois, au duché de Bour-gogne, diocèse d’Autun, fui la rivière-d’Arrour. II y avnit autrefois un châteauqui passoit pour fort / mais il n’cn resteplus q u’11 ne tour. L’églife paroissiale estbâtie dans l’enceinte du château. II y aun prieuré de Vordre de Inint Benoît, fon-dé en io 83 l«r Girard, seigneur de laditeVille ; le prieur a justice dans Arnay deuxfais Vannée depuis midi de la vessie desfêtes de S. Jacques & de S. Biaise , juf-qu’à midi dit lendemain, .11 y a un hopi-
A R N
tal fondé, en iû8S, par les libéralités deplusieurs citoyens.
Le collège doit son existence & sesfonds à Jean I.actirne, lieutenant civildu bailliage en ifigi : ce bailliage elt an-cien ; 011 trouve des sentences renduesen 1379. Quatre rivières y ,un iment leurssources, VArroux, VArmanlon, la Bruine& le Serrai».
Le duc Robert II acquit Arnay de J. Ra-buthaii,en 1289, pour quinze cents livres,d’où elle a reçu le nom d ' Arnay-le duc.Philippe le Bon Punit a 11 comté de Char-ni qu’i! donna à Pierre de Bemifrcmonten faveur dc Ion mariage avec Marie , fafille naturelle, en 1456. Depuis ce temps,les comtes de Charni ont toujours été sei-gneurs d'Arnay ; c'est aujourd’hui mada-me la comtesse dcBrionne.
Hugues IV accorda aux habi tans des fran-chises & le droit de commune en 1223; onen voit la charte dans Perard , page 426.
Arnay est remarquable par la bataillequi s’y livra entre l’admiral de Coligny ,& le maréchal de Cossé-Brissac, le 27 Juin1570. Henri IV y fit ses premieres armes;& il dit depuis qu’il était question danscette affaire de vaincre 011 d’être pris ;animés paria présence, 4000 proteftansfans canons & fans bagages défirent 12000catholiques: par la paix boiteuse qui sui-vit bientôt cette action, Charles !X accor-dent nux huguenots quatre places de sûre-té ; & pour l'exercice de leur religion ,en Bourgogne, les lanxbourgs de Alailli-1 a-ville ct' ceux d'Arnay.
Depuis ee temps, les calvinistes y eu-rent un ministre qui tenoit le prêche aufaiixbourg St. Honoré, où toute la nobles-se des environs fe rendoit pour la cènejulqu’à la révocation de l’édit de Nanteseu 1685.
Arnay a donné naissance à quelqueshommes illustres, tels que BonaventureDespericrs, valet de chambre de la reineMarguerite de Navarre, & foiI connu parIon Cymhulum munit.
L’avo.cat Guillaume, orateur du tiers-état aux états de Blois en 1388 , mort ùDijon en 1626, ctant conseiller des étatsdc la province.
Jean Laverneà quiSaumaise rend ce té-nieii;ii;>.gc,'' t qn'ilét<;i; autan t versée» toutedoctrine & bonnes lettres uu’autre qu'onpuisse nommer, en somme ies délices d’A-Roiiosi $i ties Mufitj, ; il mérita que Jean