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Tome troisieme. APA - ATZ.
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& des eaux de la Sieve , avant que d’ar*river à cette ville. II reçoit, après ra-voir quittée, le Bisentio , la Pesa, l’Era &la Pescia, L c’eft au-dessotis de î'embou-cliure du Bisentio qu’i! commence à por-ter des barques. (D. G.')

ARNODES , f. m. pi. LitUr., nom quel’on donnoit a ceux qui parmi les Grecs,dans les Festins ou d’autres assemblées, ré-citoient des vers d’Homere une branchede laurier à la main. On les nommoitainsi, parce qu'on leur donnoit pour ré-compense un agneau, qu’on appelle engrec «fv@- ; on les aopeUoit aufli rhapso-des. V. Rhapsodes. (G)

ARNOGNES ( les) Géogr., quartierdu gouvernement de Nivernois en Fran-ce , où l’on ne trouve ni villes ni bourgs ;mais où l’on a lieu d’admirer la féconditéde la terre , & la vue de la quantité degrains , de vins, de bois & d’herbagequ elle y produit. (D. G.)

* ARNON, Géog. Ste., fleuve qui avoirfa source dans les montagnes d’Arabie,traversoit le désert, entroit dans le lacÁsphaltite, L divisait les Moabites desAmorrhéens.

ARNOUL , Hift. Modem ., roi deGermanie , empereur d’occident. Ceprince fut surnommé le Bâtard. Carlo-mân , fils de Louis le germanique, l’avoiteu de Litorinde , originaire dc Carinthieoù elle tenoit un rang distingué. Quoi-que fa naissance fût illustre, elle ne futpoint honorée du titre de reine, pas mêmede celui d’épouse. Arnoul étoit à peinesorti de l’enfance, que Carloman lui don-na le duché de Carinthie & celui de Sty-rie. Le gouvernement de ces doux pro-vinces ne fuffisoit point à l’ambition dece jeune duc ; & quoique le vice de sanaissance dût l’écarter du trône , il son-gea à monter sur celui que Charles legros, son oncle , occupoit. La bâtardisecoinmenqoit à être regardée comme unetache qui donnoit l'excluiìon aux enfansdes rois. Cette tache devenoit de jour enjour plus infamante, à mesure que lespeuples de la domination Françoise se sou-mettoient aux décisions du St. Siégé;mais ce ne fut point un obstacle pour Ar-nold. Les conjonctures étoient on ne peutplus favorables aux desseins qu’il médi-toit. Charles le gros chanccloit fur untrône que l’amhition des grands chan-

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geoit en un funeste écueil, & leur suffra-ge vénal étoit toujours pour celui quiof-froit le plus d’aliment à leur cupidité.Les nobles & les prélats, après avoir con-tribué de leurs bras, & de leurs conseilsaux conquêtes des François , alpiroiept àen devenir lei propriétaires titrés. Posses-seurs à vie des fiefs dont la propriété ap-partenoità la couronne , ils prétendoientles transmettre à leur postérité sans l’agré-ment du prince, mais seulement par droitde naissance. Les guerres étrangères &civiles qui signalèrent le régné déplora-ble des enfans de Louis le débonnaire,avoient favorisé ces prétentions confir-mées enpariie par un décret de Charles lechauve , prince Fo ble , & dont l’ambitionégaloit [‘incapacité. Les grands, depuisle berceau de la monarchie, jouissoientd’un droit qui à la longue devoir sapperles fondemens du trône, & leur en fairepasser les privilèges. Libres dans le choixde leurs souverain , pourvu qu’ils lesprissent parmi les enfans des rois , ils fspartageoienten factions, & ne donnoientla couronne qu’aux ptétendans auxquelsils connoissoient des dispositions favora-bles à leurs desseins ; & s’ils ne condam-noient pas au rang de sujet celui qu’ilsjugement capable de leur opposer unefermeté légitime , ils ne lui donnoientqu’u ne portion de la couronne. La racede Charlemagne étoit prefqu'éteinte: ilne restoit en 884 de la nombreuse pos-térité de Louis le débonnaire, que deuxprince habiles à succéder, savoir : Char-les le gros, déja roi de Germanie &empereur d’Occident, & Charles quidans la fuite fut surnommé le Sim-ple , quoique son courage & ['excellen-ce de son cœur lui eussent mérité unedénomination plus honorable. Celui-ci, comme fils de Louis le begue, de-voit régner fur les Neustriens, ou Fran-çois occidentaux. C’est ainsi qu’on ap.pelloit les peuples d’en - deçà de laMeuse, pour les distinguer de ceuxd’au-delà de ce fleuve & du Rhin, queles écrivains du moyen âge appellentAujìrajiens ou François orientaux. Lesgrands sachant bien qu’nn roi couron-né par leurs suffrages, leur feroit degrands sacrifices,ne permirent pas à Char-les le simple de monter fur le trône de sonpere, pas'ce que la faiblesse de son âge l’é-loignoit d’un état agité par des factions ,