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Tome troisieme. APA - ATZ.
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ciens, adonné lieu à cette dénomination.

Varquebuse , selon Hanzelet, doit avoirquarante calibres de long , & porter uneballe d’tine once & sept huitièmes, avecautant de poudre. Le P. Daniel prétendque cette arme commença ait plutôt àêtre en usage sur la tin du régné de LouisXII, parce que Fabrice Colonne, dansles dialogues de Machiavel fur l’art de laguerre , ouvrage écrit à-peu.près dans lentéme temps, en parle comme d’une in-vention toute nouvelle. L 'arquebuse ,dit-il, qui est un bâton invente de nouveau ,comme vous savez, est bien nécessaire poul-ie temps qui court. L’auteur de la discip-line militaire , attribuée au seigneur deLangis, en parle ne même : la barquebuse,dit-il , trouvée de peu d'ans en çà , est très-lionne. I! écrivoit fous le régné de Fran-qois I. Cette arme avoit beaucoup de rap-port à nos mousquetons d’aujourd’huipour le fût & le canon, mais elle étoit àrouet.

Des arquebuses vinrent les pistolets oupistolets à rouet, dont le canon n’avoitqu’iinpié de long : c’étoientles arquebu-ses en petit.

Les arquebuses & les pistolets à rouetfont aujourd’hui des armes fort incon-nues : l’on n’en trouve guere que dansles arsenaux & dans les'cabinets d’armes,où l’on èn conserve par curiosité.

Le rouet qui donnoit le mouvement àtous les ressorts de ces armes, étoit unepetite roue solide d’acier qu’on appliquoitcontre la platine de Y arquebuse ou du pis-tolet: elle avoit un effieu qui la perçoitdans son centre. Au bout intérieur del’essieu qui entroit dans la platine, étoitattachée une chaînette qpi s’entortilloitautour de cet effieu quand on la faisoittourner , & bandait le ressort auquel elletenoit. Pour bander le ressort on se ser-vait d’une clé, où l’on insérait le bout ex-térieur de l’effieu. En tournant cette cléde gauche à droite on faisoit tourner lerouet, & par ce mouvement une petitecoulisse de cuivre qui couvrait le baffinetdésamorcé, se retirait de dessus le bas-sinet : par le même mouvement, le chienarmé d’une pierre de mine, comme lechien du fusil l’est d’une pierre à fusil,étoit en état d’être lâché dès que l’on ti-rerait avec le doigt la détente commedans les pistolets ordinaires ; alors lechien tombant fur le rouet d’acier, faisoit

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feu & le donnoit à l’amorce. On voit parcet exposé , que nos pistolets d'aujour-d’hui lont beaucoup plus simples, & d’unuiage plus ailé que les pistolets à rouet.Hifl. de la milicefranç. par le P. Daniel.

Lorsque Yarquebuse étoit en usage, onappelloit arquebusiers les soldats qui enétoient armés. II y avoit des arquebusiersà pié & à cheval. On tire encore en plu-sieurs villes de France ie prix de Yarque-buse pour le plaisir & l’nniuscment desbourgeois. On l’appelle ainsi , parce querétablissement de ces prix avoit cil pourobjet d'exercer les bourgeois des villes àse servir de certe arme avec adresse dansdes temps où la garde de la plupart desvilles leur étoit confiée. Ces prix subsi-stent encore dans plusieurs villes ; &quoique l’on s’y serve de fusils, ils re-tiennent leur ancien nom de prix de t ar-quebuse. (O)

Arquebuse à croc, estime arme quel’on trouve encore dans la plupart desvieux châteaux : elle ressemble assez à uncanon de fusil, & elle est soutenue par uncroc de fer qui tient à son canon , iequelest soutenu par une espece de pic qu’onnomme chevalet. On s’en servoit beau-coup autrefois pour garnir les créneaux& les meurtrières. On dit que la premiereFois qu’on ait vu de ces arquebuses, ce futdans l’armée impériale de Bourbon , quichassa Bonnivet de l’état de Milan. Ellesétoient si massives & si pesantes qu’ii fal-loit deux hommes pour les porte. On nes’en sert guere aujourd’hui,si ce n’est dansquelques vieilles forteresses,& en Francedans quelques garnisons. Le calibre deYarquebuse à croc est plus gros que celuidu fusil, & bien moindre que celui dncanon. On charge cette arme de la mêmemaniéré que le canon, & l’on y met lefeu avec une meche. Sa portée est plusgrande que celle du fusil. (.Q)

Arquebuse à vent, voyez Fusil avent.

ARQUEBUSERIE, f. f. , art de fabri-quer toutes sortes d’armes à feu, qui semontent sur des Fûts, comme font lesarquebuses, les Fusils, les mousquets, lescarabines, les mousquetons, les pistolets.II se dit aussi du commerce qui se faitde ces armas. L’arquebuserie , que quel-ques - uns mettent au rang de la quin-caillerie , fait partie du négoce des mar-chands merciers.