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Tome troisieme. APA - ATZ.
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manche descend dans la cale parle grandpanneau; & un matelot cn intr «duit lehouí consécutivement dans chaque fu-taille. On soutient la manche a.' ec desplanches dans les endroits où elle s’ap-puie , afin de lui donner une directionplus droite, qui facilite à Peau de couler,&l’empêche de se crever fur les inégali-tés du bois Xarrimage. On a foin encorede mettre une manne à 1 embouchure dela manche, pour qu’il a'y tombe aucuneordure. L’eau est apportée à bord dansdes ha tiques que l’on biffe dans le vais-seau avec les palans d’étai ; on appuie cesbariques fur 1, s deux barres de cabestan ,qui soutiennent la manche , & on lesvuide ainsi directement dans la manche.La position du palan d’étai , perpendicu-laire an grand panneau , appelle les ban-ques que l’on biffe à cette même direc-tion ; & elles s’y rendraient avec une vi-vacité dangereuse , dès qu’elles viennentà parer le bord & à pouvoir «'échapperau-d ffus du paffe-avant , fi l’on n'y re-médioit par le moyen d’un cordage quel’on appelle trape, que l’on amarre dederrière aux grands haubans ou à quel-que taquet, & qui se rend sur le gaillardd’avant, où un matelot le revient aprèslui avoir Fait faire uu tour ou deux furun taquet on jamhe-de-chien. Ce cordage retient la barrique ; & elle ne peut ferendre à son appel qú’à mesure qne l’onfile de la trape. Cette façon d’embarquerl’eau est la plus u si ée , quoique la pluspénible & la plus longue , parce qu’on nepeuts’en procurer de plus commode dansla plupart des ports. Lorfqu’on le peut,on fe sert de citernes flottantes, qui con-tiennent depuis 30 jusqn’à yo tonneauxd'eau: elles accostent levaisstau; & parle moyen de s pompes aspirantes & fou-lantes dont elles font munies, on fait pas-ser I’eau dans les futailles. Quelquefois !evaisseau va s’amarrer auprès d’une fon-taine; & on fait venir I’eau à bordàl’aidçd’une manche amarrée fur le tuyau de lafontaine: ce dernier moyen fur-tout estextrêmement avantageux , parce qu’il esttrès-expéditif, & ne donne nulle peine.Auflì tòt qu’une piece est pleine, on clouepar-deffus la bonde un morceau de toile àvoile pour tenir lieu de tampon. Avantde travailler an second plan , on visite files pieces du premier n’ont point coulé ,pour y remédier ou les changer.

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Ce premier plan fait. on travaille à Fai-re le second , c’est-à-dire, à placer d’au-ti es futailles par dessus celles qui portentfur le 1 st. Quelquefois les pieces du se-. cond plan sont aussi grosses que celles dup^ mier, quelquefois cl les font plus peti-t. s : cela dépend de la hauteur de la cale& de la quantité d’eau qu’il faut embar-quer. En général plus les pieces font gros-ses, & moins on perd de place. On com-, mence le second plan par savant; & onpose les pieces ou directement fur labon-I de de celles du premier plan ou bien dansl’entre-deux des pieces, suivant leterreinqu’il faut toujours ménager. On observa(bailleurs pour ce second plan exacte-ment les mêmes précautions que pour lepremier ; & c’rst avec le bois d'am’mogequ’on les appuie & qn’on leur donne lasituation qui convient. Si ce second planne suffit pas, on cn fait un troisième.

Les futailles pour le vin s’arrimentcians la cale au vin de la même maniéréque l’on a arrimé celles qui contiennentl’eau. On les engrave dans le lest, ou onrépand au fond de la cale des Fagots furlesquels elles portent : on les accore avecdu bois d’íímViíígr, & on leur donne lamême situation horizonrale , &c. Pourles remplir, on fe sert d’une manche decuir, placée au-dessus du panneau de lacale aux vivres, comme on a placé cellede I’eau au-dessus du grand panneau. Onhtss à bord les barriques de vin que l’on aprises aux magasins, & on les vuide dansla manche . dont le bout descend dan c lacale , & est introduit consécutivementdans chaque futaille. On l’»ppu*e fur de.splanches pour qu’el'e ne se creve nointsur le c inégalités du bois d 'nyrimage ; &on plaie des gens furs à Pembmicbure dela manche , dans Pentre-pout par où ellepasse, & dans la cale pour empêcher qu’onne prenne du vin, ou que quelqu’un nep»rce la manche, & avertir fi elle couloît.Un officier inspecte toujours ce travail.Pour ne point répandre de vin en chan-geant la manche H’une Futaille à Poutre,on met un tvévire au bout de la manchepour la mieux serrer qu’avec la main : eetrévire est une corde qui entoure la man-che par le moyen de laquelle on peut faserrer en tordant cette corde avec force, àl’aide d’un morceau de bois. On boucheles pieces aufli-tôt qn’elles font pleinesJ avec un tampon de liège. & on clone par-