468 ARS
Lorsqu’on lc prend intérieurement, oumême lorsqu’on rapplique extérieure-ment, il sojt toujours les effets d’un poi-son corrosif, des plus terribles & desplus violens.
4°. Aucune espece de terre, même lesferres métalliques, ne peuvent contracterd’union avec les substances métalliques.Vursenic s’un it facilement avec tous lesmétaux & demi - métaux , avec les mê-mes degrés d’affinité que le régule d’an-timoine, c’està-dire, dans l’ordre sui-vant : arsenic , fer, cuivre, étain, plomb,argent, or, suivant M. Cramer. V. auffiJuncker, Censptsi. Chym. 1 . 1 , p. 1070.
II Faut observer à ce sujet, que Varsenicrend fragiles Sc cassant tous les métauxavec lesquels il s'unit- 11 rend l’or grisâ-tre dans la fracture, l’argent d'un grisfoncé, le cuivre blanc. L’étain devientpar son mélange, beaucoup plus dur &de difficile fusion, te plomb devientâuffi très-dur & très-cassant, & de diffi-cile fusion j il change le fer en une massenoirâtre: toutes ces observations font deM. Brands,, lac. tit.
î°. Plus les chaux métalliques fontdépouillées de phlogistiqne , plus ellesfont difficiles â fondre. V.'arsenic au con-traire est toujours très-fnfible. 8a feulevolatilisé met obstacle à fa parfaite fu-sion. II volatilise, sçorisig & vitrifie tonsles corps solides, à í’expëpt'tofi’de for , def argent & de la platine. '
6°. Les terres & chaux métalliquesn’ont aucune action fur le nitre , qui nepeut être décomposé que parle phlogisti-que, par l’acide vitriolique , A par lé selsédatif- Varsenic décompose le nitre avec'la plus grande facilité, non pas en fecombinant avec son acide, & en le dé-truisant, comme le fait le plilogiftique,mais en lc dégageant, & en prenant faplace auprès de l’alkali, comme ie sentf acide vitriolique, Sc le sel sédatif.
Stahl &Kunckcl ont connitl’un &l’au-tre cette propriété qu’a Varsenic de dé-composer le nitre & d’en dégager l’acide.
Stahl enseigne à préparer , par i’inter-mede de Varsenic, un acide nitreux très-volatii, extrêmement concentré, d uneodeur pénétrante & fétide , & de cou-lée bleue, quoique ses vapeurs soientrousses. Cette couleur bleue n’est due , ]seion l’observation de M. Baume, qu’à !seau qu’on est obligé de mettre dans le |
ARS
récipient, pour condenser les vapeur*de cet acide , qui est extrêmement fortSc difficile à condenser.
Kunckel enseigne auffi à faire une eauforte toute semblable, mais par un pro-cédé beaucoup plus simple & plus clairqui celui de Stahl, puilqu’il ne décom-pose le nitre que pat Varsenic soûl, aulieu que Stahl, i u . fait entrer dans sonmélange le vitriol de mars, calciné aitrouge, 2“. non pas l 'arsenic pur, maisune combinaison d arsenic a parties éga-les avec f antimoine & le soufre : combi-naison que les chymistes avoient nom-mée lapis pirmieson ou lapis de tribus.
Ces deux chymistes s’ctoient contentésd’examiner les propriétés de l’efnrit denitre qu’ils retìioient par l’intermede deVarsenic , & personne n’avoit examinéce qui reste dans la cornue après la distil-lation-
Cette matière, digne d’aitention, a étéreprise par M. Macquer, quia examinésingulièrement la décomposition du nitrepar sarsenic dans les vaisseaux clos, &la nouvelle espece de sel qui reste fixédans la cornue après la distillation de l'a-cide nitreux.
Ces recherches, dont il a donné le dé-tail dans deux mémoires, imprimés dansle Recueillie ïacadémie de Paris , lui ontfait découvrir que Varsenic , en fe com-binant avec la base du nitre, après enavoir chassé l’acide , forme, avec cetalkali , usle sorte de sel parfaitementneutre, auquel il a donné’le nom de setneutre arsenical.
On comioissuit en chymie une autredécomposition du nitre par f arsenic , &par conséquent une autre combinaison deVarsenic avec la base du nitre , nomméepar quelques chymistes arsenic sxe parle nitre ou nitre fixe par l'arsenic ; maiscette derniere combinaison différé dirsel arsenical de M. Macquer , en cequ’elle n’est point un sel neutre,& qu’elieconserve , au contraire , toutes les pro-priétés alkalines.
M. Macquer a fait encore une autrecombinaison de Varsenic avec l’alkalifixe en liqueur.
V arsenic blanc, quoique très - volatil ,so fixe en partie par l'adhérencc q u'ilcontracte avec diverses sortes déterres,& méme jusqu’au point de soutenir lefeu de vitrification. II facilite la fusion