Band 
Tome troisieme. APA - ATZ.
Seite
478
JPEG-Download
 

478 ART

L’effet d'une horloge est Je diviser letemps en parties égales , à Taille d’uneaiguille qui se meut uniformément &très-lentement fur un plan ponctué. Sidont je montre une horloge à quelqu'unà qni cette machine étoit inconnue, jel’inftruirai d’abord de ion effet, & j’enviendrai ensuite an méçhanisme.. Je megarderai bien de suivre la même voieavec celui qui me demandera ce que c’estqu’une maille de bas, ce que c’est que dudrap, d u droguet, du velours, du satin.Je commencerai ici par le détail des mé-tiers qui servent à ces ouvrages. Le déve-loppement de U machine , quand il estclair, en fait sentir l’effet to.ut d’1111 coup;ce qui seroit peut-être impossible sans cepréliminaire. Pour se convaincre de lavérité de ces observations , qu’on tâchede définir exactement ee que «'est que.dela gaze , fans supposer aucune notion dela machine du gazier.

De lu géométrie des arts. On m’aççor-dera sans peine qu’il y a peu d’artistcs àqui les éìémens des mathématiques nesoient nécessaires : mais un paradoxe dontla vérité ne se présentera pas d’abord ,c’est que ces élémens leur feraient nuisi-bles en plusieurs occasions, si une mul-titude de connaissances physiques n'encorrigeoient les préceptes dans la prati-que ; connoissances des lieux , des posi-tions, des figures irrégulUres, des ma-tières , de leurs qualités, de T élasticité ,de la roideur, des frottemens, de la con-sistance, de la durée , des effets jle T air,de Peau, du froid , de la chaleur , de lasécheresse, fisc. il est évidentque lesélé-mens de la géométrie de l’aeadémie nefont que les plus simples & les moinscomposés d'entre ceux de la géométriedes boutiques. II n'y a pas un levier dansla nature, tel que celui que Varignon sup-pose dans ses propositions; il n’y-a pas unlevier dans la nature don t toutes ses .con-ditions puissent entrer en calcul, Entreces conditions il y en a, & en grand nom-bre, & de très-essentielles dans l’ulâgequ’on ne peut mêine soumettre à, cettepartie du calcul qui s’étend jusqu’aux .dif-férences les plus insensibles des quanti-tés , quand elles font appréciables ; d’oùil arrive que celui qnin’a que, la géomé-trie intellectuelle, est ordinairement unhomme assez mal-adroit, &. qu’un.artistequi n’a que U géométrie expérimentale »

ART

est un ouvrier très-borné. Mais il est, ceme semble , d'expérience qu’un artiste sepasse plus facilement de la géométrie in-tellectuelle , qu’un homme , quel qu’ilsoit, d’ime certaine géométrie expéri-mentale.Touteia matière des frottemensest restée, malgré les calculs, une affairede mathématique expérimentale & ma-nouvrière.-Cependant jufqu’où cette con-naissance feule ne s’étend- elle pas? Com-bien de mauvaises machines ne nous.sont-elles pas proposées tous les jours pat desgens qui íe font imaginés que les 1 viers,lesroiies , les-poulies, les cables,agissentdans une machine comme fur un papier,& qui faute d’avoir mis la main à T cou-vre,u’ont jamais su la différence des effetsd'une machine même , ou de son profil ?Une seconde observation que nous ajou-terons ici , puifqu’elle est amenée par lesujet , c’est qu’il y a des machines quiréussissent en petit, & qui ne réussissentpoint en grand , & réciproquement.d’au-tresqui réussissent en grand , L qui neréuffiroientpasen petit. II faut, je crois,

- mettre du nombre de ees dernieres toutescelles dont Teffet dépend principalementd’une pesanteur considérable des partiesmêmes qui les composent, ou de la vio-lence de la réaction d’un fluide , ou dequelque volume considérable de matièreélastique à laquelle ces machines doi-vent être appliquées : exécutez-les en pe-tit : le poids des parties se réduit à rien jla réaction du fluide n’a presque plus delieu; le^,puissances fur lesquelles onavoit compté disparoiffent, & la machinemanque son effet. Mais s’il y a , relati-vement aúx dimensions des machines ,

; un point, s’il est permis de parler ainsi,un terme où elle ne produit plus d’effet,il y en, aun,autre en-delà ou en-deqa ilia-que! elle ne, produit pas le plus grandeffet dont son inéchanisrne étoit capable.Toute machine a , selon la maniéré dedire. des géomètres , un maximum de di-mensions ; de même q.ue daps fa constniç-, tion , chaque partie considérée, par rap-* port aq plua.parfait méçhanisme. de cette'

! partie., .est .d'une dimension^ déterminée, par les autres parties ; la matière entiere‘■est d’une dimension déterminée., reiati-j vement à fonu.iéchauisme le plus parfait,■'par la matière dont elle est composte> sillage qu’on en veut tirer , & une infi-nité d’autïfls causes. Mais quel est,dc-