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Tome troisieme. APA - ATZ.
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lement du goût pour !es idées sensibles,comment fant-il s’y prendre pour que c.epenchant serve à l’élévation de ses fend-illons , & fuit eu certains cas un moyen ir-résistible de !e porter à fou devoir ? „ Lasolution íiecc probiéme indiquera àl’ar-tiste la route qu’iì doit tenir, & au souve-rain les moyens qn’il doit employer pouramener les beuux arts à la perfection , &en retirer les plus grands avantages.

Ce n’est pas ici le lieu dc résoudre ceproblème dans toute son étendue; nousne pouvons qu’indiquer les points capi-taux.

La théorie des perceptions sensibles estfans contredit la partie la plus difficile dela philosophie. Un philosophe Allemand,M. Baumgarten , a entrepris !e premierde la traiter fous le nom de Science ejthé-tique, comme une nouvelle branche des«onnoiflànces philosophiques. ( VoyezF article Esthétique ) : science quimérite d’auUnt pins d’être cultivée &approfondie , que c'est elle qui peut en-seigner à la philosophie la route à unempire absolu sur l’homme.

Les beaux-arts se divisent en autant riebranches principales, que la nature a ou-vert de voies différentes aux perceptionssensibles pour élever les senti mens del’homme; & chaque branche principalese- subdivise en autant de rameaux qu’if ya de différens genres & de diverses espè-ces de tnrees esthétiques, ou de beautéssenlibies , qui peuvent agir fur l’ame parchacune de ces différentes voies. Nousfilions voir íì d’après ces principes ilseroit possible de construire l’arbre gé-néalogique ries beaux-arts.

II n’v a exactement qn’iine feule voiede pénétrer dans Lame , celle des sensexternes ; mais cette voie le multiplie enraison de la différente nature de ccs sens.Le rnéme objet, la mémo perception pa-raît charnier de nature , acquérir plus oumoins d’activité selon la constitution del’organe qni le transmet ;ì famé. Les sensíes plus grossiers, le tact, le goût & Pe-rforât , font ceux qui agissent le pins for-tement sur famé , mais ce font trois rôtî-tes qui ne conviennent point anx beaux-tirts, parce qu’clles ne tiennent qu’à ì'a.rimai. Si les beasix-arts etoient nus gagesde la volupté , leurs principales branchesseroient occupées à travailler pour cestrois feus: IVf de préparer des mets k-

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voureux , de distiller des eaux de sen-teur, seroit le premier des arts ; mais lasensualité qui doit servir à élever le ca-ractère de l’homme, est d’ime plus nobleespace; dle 11 e se borne pas au matériel,elle y joint cellerie l’ame & de f esprit. Cen’est que dans ries circonstances particuliè-res qu’à l’aide de ['imagination les beaux-«í-íj- peuvent tirer quelque parti des sen-sations qui proviennent des sens infé-rieurs, fans néanmoins le faire d’uiie ma-nière auílì grossière que ì’a fait Maho-met, dont le système n’étoit que tl'op ap-puyé lur l'appât des plaisirs- sensuels.

L’ouie est le premier de nos sens quitransmet à saine des perceptions dontnous pouvons démêler l’origiiic ct la cau-se. Le son peut exprimer la tendresse, labienveillance , la haine , la colere , 1edésespoir, & diverses antres passions dontl’ame est agitée*. Alt moyen des sous uneamc pent donc le faire sentir à une autreame ; & il n'y a que les perceptions decette nature qui puissent faire fur lecceur des impressions capables de l’éle-ver. C’est ici donc que commence soupi-re ries beaux-arts. Le premier, le pluspuissant de tous, c’est l 'art de !a musi-que; elle pénétré dans l’ame par k sensde fouie : tous les arts de la parole, il estvrai, agissent aussi fur soreiiie ; niais leurbut principal n’est point de l’émouvoir ;leur objet va bien au-delà du siégé immé-diat des sens ; leur énergie ne cousis:e pasdans les sons, mais dans la significationdes mots ; l’harmonie des paroles estnéanmoins un des moyens accessoiresqu’ils emploient pour donner plus deforce au discours , & pour faire des im-pressions plus profondes fur l’esprìt de['auditeur.

Après le sens de fouie vient celui dela vue, dont les impressions font moinsFortes, mais auílì beaucoup plus diver-sifiées ct' d’une étendue bien plus vaste.L’oéil pénétré incomparablement pinsloin que foreille dans l’empire des es-prits; il fait lire presque tout cc qui se pas-se dans faîne. Lc beau , qui Fait une im-pression h favorable sur l’esprit, l’œil lesaisit presque sous toutes ses formes; ct de.plus iî découvre encore se' bon & lc pas-sait. 11 n’est prusqnc rien qu’nn œil exer-cé n’nppcrqoive dans la physionomie,dans la figure , dans f attitude & dans ladémarche d’im homme ; c’est à ce sens