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qu’elle n’ait pas été trop desséchée. La ré-traction d’nne «rth'e coupée qui en opéréle raccourcissement, eft de la m £ me na-ture ; elle ne fauroit être l’effet d’un pou-voir musculaire , les artères n’ayant biencertainement aucunes fibres longitudi-nales. L’action des acides chymiques faitagir certe force: elle force Vartere de secontracter ; elle fait ramper & sauter uneartère liée par les deux bouts , pendantqu’elle en dévore les membranes: car cephénomène est le même plus de vingt-quatie heures après la mort de ranimai.
L’irritabilité est d’une autre nature;elle suppose des fibres musculaires; ellesurvit à la vie , mais de peu d’heuresdans un animal à sang chaud; elle agitordinairement par des oscillations ou pardes alternatives de contraction & de relâ-chement.
Dans les grandes artères les fibres mus-culaires font très-visibles ; il ne seroitpoint surprenant qu’on y découvrît del’irritabilité. II est cependant très-rarequ’on y en appercoive. Dans presquetoutes leS expériences on n’en apperçoitpas de vestige ; on égratigne Vartere d'unanimal vivant, on la coupe, on en en-levé des morceaux entiers; fans qu’ellese contracte. II eft vrai qu’elle se con-tracte nécessairement, puisqu’aprèsavoirété dilatée par le sang que le cœur faitentrer dans l’arfere , elle reprend son pe-tit diamètre : cette contraction n’est pastoujours également visible ; on ne lamanquera cependant jamais dans le bul-be de l’aorte d’un poulet renfermé dansl’œuf , pétulant les premiers jours de l'in-cubation. Mais on pourroit disputer cemouvement à l’irritabilité, & l’attribuërà la force élastique.
II y a cependant eu quelques expé-riences dans lesquelles les observateursont vu Vartere fe contracter, quand onl’a irritée avec le scalpel, pincée avec unetenette , ou frappée d’une étincelle élec-trique. Quoique Vartere ne donne le plussouvent aucune marque d’irritabilité , ilsuffit, pour établir cette force, qu’on l aitapperque quelquefois. La cellulositéépaisse Se extrêmement serrée qui enve-loppe les fibres musculaires , diminueapparemment l’effct des irritations ex-térieures.
II y aura donc une irritabilité dans les
grandes artères, mais foibie & peu senft-
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hie , proportionnée au nombré des fibresqui composent sa tunique musculaire ;elle est infiniment moins apparente quel’irritabilité des intestins.
Nous avons nommé à dessein les gran-des artères s car il est plus que douteuseque les petites aient de l'irritabilité. On aremarqué que les artères, dont le diamè-tre est au-dessous r d’une demi-ligne, n’ontpoint de pulsation dans l’animal vivant.
II est très-deuteux que ces vaisseau*fans poulx aient des fibres musculaires.Dans les animaux à sang froid onvoitavec précision les bornes de la pulsation ;elle ne s’étend guere au-delà des grandesbranches de Vartere méfentérique : dansles branches un peu plus petites, qui ce-pendant font accessibles à plusieurs glo-bules de Front, il n’y a certainement riiirritabilité ni fibre musculaire. Le- mi-croscope n’y découvre qU’un tissu cellu-laire uniforme & très-serré; & une in-cision faite avec une bonne lancette-, nese dilate point f l’expérience est sûre , &a souvent été vérifiée.
II est donc presque avéré que les gran-des artères ont un certain degré d’irrita-bilité; il est âuffi sûr que les petites artèresne changent pas de diamètre dans l’étatordinaire de la Vie, & qu’elles ne font pasirritables. II nous paroît même qu’il nefaut pas fe hâter d’appliquer aux artèresce que nous apprenons des expériencesfaites fur des parties véritablement irri-tables. Le cœur ou l’intcstin est irrité parPair., par le sang, par un corps acre ouaigre : il fe contracte par toutes ces rai-sons ; il chasse la liqueur qui le remplit ,& parvient à abolir fa cavité : rien de toutcela ne réussit dans une artère.
II nous paroît donc que l’on précipite--roit son jugement,fi l’on vouloit chercherdans l'arfere rendue plus irritable la cau-se de quelques phénomènes des maladies.Dans le cœur cette irritabilité excessivepeut avoir de grandes fuites : mais 1 irri-tabilité des artères est trop obscure pourqu’on en craigne un excès coupable.
La force dont nous allons parler, estd’nne autre efpece : c'est celle avec la-quelle Vartere résiste à celle que Von em-ploie pour la rompre; elle est purementméchanique, & dépend de l’épaiffeùr &de la densité d u tissu cellulaire dontVartere est composée , L de l’attraction àeses élémens. -