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nom qu’ils representent. La vert* est ai-mable i ahnez-la. Le premier la est adjectifmétaphysique, ou comme on dit, article ;il précede son substantif vertu ; il per-sonnifie la vertu ; il la fait regarder com-me un individu métaphysique : mais 1esecond la qui est après aimez , rappelle lavertu-, & c’est pour cela qu’il est pronom,& qu’il va tout seul; alors la vient deillum , elle.
C’est la différence du service ou emploides mots , & non la différence matérielledu son , qui les fait placer en différentesclasses : c’est ainsi que l’infinitif des verbesest souvent nom , le boire , le manger.
Mais fans quitter nos mots , ce mêmefou la n’est-il pas aulfi.quelquefois un ad-verbe qui répond aux adverbes latins,ibi ,hâc, iftàc, ìllàc, il demeure là, il valà ? £fc. N'est-il pas encore lin nom sub-stantif quand il signifie une note de mu-sique ? Enfiu;n’est-il pas aussi une parti-cule explétive qui sert à l’énergie? cehamme-ià, cette femme-là , ;&c, -
 l’égardde un, une., dans le sens de-quelque ou certain , en latin quidam ,c’est encore pn adjectif prépositif qui dé-signe uaindividu particulier , tiré d’uneefpecc,puais fans déterminer singulière-ment quel est cct individu, fi c’est Pierre :ou Paul. Le mot nous vient aulfi du la-tin., qui s est hic homoi unus ne umator ?
C Plant. Truc. /, « , 32. ) quql est esthomme ? est-ce là un amoureux ?. hic ejluuus fervus vìolentijfimus , ( Plant. ibid.II? 1,3 f). ) c’qft un esclave emporté ;Jfguiúma paterfamilias,deorat. I.29, Xífimme un père dejfamille. Qui vur.Hetre, cufit rem p^ûdìgiaîitfrimam ,.ÇHor.ar't.poet.v. aqj celui qui eroit embellirlin (ujet ,imam rem,ea y, faisant entrer dpmerveilleux. Fúptèunam qdfpiçjio adoles-çentulam , ( Ter. And. aél.b-,. v. 91. )j’apperqois, par hasard úne jeune fille..Douât qui a commenté Térencc dans letemps- que la langue latine étoit encorepne langue vivante, dit fur cepassage queTérence a parlé selon l’ufage , & que s’ilá dit mmm , une , au lieu de quamdam ,
certaine, c’est que telle étoit, dit-il, &.que .telle. est encore la. maniéré de parler..JSx cbusuetudine dicit.unam , ut dicimus,tmus est’adolefcens : unam ergo rà thaTta-piS. dixit, vel unam pro quamdam. Ainsice mot n’est en franqoi.s que ce qu’il étoiten latin. . .
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La grammaire générale de P, R. p. 53 ,dit que 21» est article indéfini. Ce mot neme paioît pas plus article indéfini quetout, article universel, ou ce , cette , ces,articles définis. L’auteur ajoute , qu’oíícroit d'ordìnaire que un u a point de plu-riel } qu il ejl vrai qu'il rien a point quifoitformé de lui-même : on dit pourtant, sesuns, quelqiies-aKr; & ses Latins ont dit ailpluriel, uni, unee, & c. Ex unis geminasmihi confident nuptias. (Ter. And. aíi.IV, sc. 1, v. Çl. ) Aderit una i» unisœdibus. ( Ter. Eun. ail. II, fc. ìij , v. 7;;& selon Mad. Dacier, aéí. II, fc. iv, v.74. j) Mais revenons à la grammaire gé-nérale, Je dis, poursuit fauteur, que una un pluriel pris d’un [autre mot, qui ejl.des , avant les substantifs , des animaux,U de , quand l'adjectif précede-, de beauxlits.. De un pluriel ! cela est nouveau.
Nous avons déja observé que des estpour de les , & que de est une préposition,qui par conséquent iuppose un mot ex-primé o» fous-entendn, avec lequel ellepuisse mettre son complément en rapport:qu’ainsi il y a ellipse dans ces faqons de,parler; & l’analogie s’oppose à ce queiteoii de soient le nominatif pluriel d'un,ou d’aae. ...
L’auteur de cette grammaire générale ,me paroît bien au-dessous de sa réputationqnan.4 il parle de ce motder à lapage-ïî:.il dit que cette particule,est quelquefoisnominatif, quelquefois accusatif, au gé-nitif , 011. datif, ou enfin ablatif de.l’ar-ticlc un. II ne lui manque donc que demarquer.se vocatif pour être la particuled,e tp«s les cas. • N’ést-ce pas là indiquerbien nettement l’ufage que l’on doit fairede cette .préposition ?
Çe qu’il y a de plus surprenant encore,c’est que cet auteur soutient , page ;; ,.que comme on dit au datif singulier à UII ,(rf.ua datif pluriel a. des , on devr.oit direau génitif pluriel de des ; puisque des efl ,dit-il, le pluriel d'nn : que fi on ne l'a pasfait , c'est , poursuit-il, par une raison quifait la plupart des ’ irrégularités des lan-gues , qui est lu cacophonie j ains, dit-il,selon là parole d’un ancien , impetratumest àrationeut peccarefuuvitatis caufìt.li-ceret.j & cette remarque a été adoptéepar M. Restant, pag. 73 6s7J.
Au reste, Cicéron dit, ( Or.ut. n.’xlvij.')que impetratum est à confuetudine , &non à ratione , ut peccare jjiavitatis caufd
liceret ;