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Tome troisieme. APA - ATZ.
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chiens, je l’obscrvai aussi peu-à-peu àI’é-gard d’un grand nombre d’autres êtres.Je vis un moineau , ensuite d’autres moi-neaux; un cheval, puis d’autres che-vaux ; une table , puis d’autres, tables ;un livre, ensuite des livres, &c.

Les idées que ces différens noms exci-toient dans mon cerveau., étant une foisdéterminées, je vis bien que je pouvoisdonner à médor & à marquis le nom dechien, mais que je ne pouvois pas leurdonner le nom de cheval, ni celui de moi.ncait, ni celui de table , su quelqu’autve:en'ffet, le nom de chien réveilloit dansmor. elprit l’image de chien, qui est dif-férente de celle de cheval, de celle demoineau , &c.

Médor avoit doncde'ja deux noms, ce-lui de médor qui le distinguoit de tous lesautres chiens, & celui de chien qui lem-, ttoit dans une classe particulière , dif-férente de celle de cheval, de moineau,de table, Le.

Mais u u jour on dit devant moi quesnedor étoit un joli animal; que le che-val d’un de nos amis étoit un bel animal ;que mon moineau étoit un petit animalbien privé L bien aimable ; & ce motd'animal je ne l’ai jamais ouï dire d’unetable , ni d’un arbre, ni d’une pierre,ni enfin de tout ce qui ne marche pas,ne sent pas, & qui n’a point les qualitéscommunes & particulières à tout ce qu’onappelle animal.

Médor eut donc alors trois noms , mé-dor, chien, animal.

On m’apprit dans la fuite la différencequ’il y a entre ces trois sortes de noms :ce qu’il est important d’observer & debien comprendre par rapport au sujetprincipal dont nous avons à parler.

i°. Le nom propre, c’est le nom q»!n’est dit que d'un être particulier, dumoins dans la sphère où cet être fe trou-ve ; ainsi Louis, Mûrie, sent des nomspropres, qui dans les lieux où l’on enconnoitla destination, ne désignent quetelle ou telle personne , & non une sor-te ou espece de personnes. "

Les objets particuliers aúxqiiels ondonne ces fortes de uoms font appellesdés individus, c’est-à-dire , que chacund’eux ne lauroit être divisé en un autrelui-même sans cesser d’être ce qu’il est ; 'ce diamant, fi vous se divisez, ne seraplus ce diamant ; l’idée qui le représente

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ne vous offre que lui & n’esl renfermepas d’anti es qui lui soient subordonnés,de la même maniéré que médor est subor-donné à chien & chien à animal.

î°. Des noms d’efpece, ce font desnoms qui conviennent à tous les indi-vidus qui ont entr’eùx certaines qualitéscommunes; ainfi chien est un nom d’ef-pece , parce qu’il convient à tous leschiens particuliers , dont chacun est unindividu semblable en certains pointsessentiels à tous ses autres individus, quià‘ cause de cette ressemblance font ditsêtre de même espece, & ont entr’euxiinnom commun , chien.

3°. II y a une troisième sorte de nomsqu’H a plu aux maîtres de fart d’appel-ler noms de genre, c’est-à-dire , noms plusgénéraux, plus étendus encore que sessimples noms d’el'pece ; ce font ceux quifont communs à chaque individu de tou-tes les especes subordonnées à ce genre ;,par exemple , animal se dit du chien , ducheval, du lion , du cerf, & de tous les 'individus particuliers qui vivent, quipeuvent se transporter par eux-mêmesd’un lieu en un autre, qui ont des orga-'nés, dont la liaison & les rapports for-ment un ensemble. Ainsi l’on dit ce chienest un animal bien attaché à son maître,le lion est un animal féroce , Lc. Animalest donc un nom de genre , puisqu’il eit,commun à chaque individu de toutes lesdifférentes especes d’animaux.

Mais ne pourrois-je pas dire que TanUmal est un être, une' substance, c’est-à-dire , une chose qui existe ? Oui sans dou-te, tout animal est un être. Et que de-viendra alors le nom i’animal, sera-t-ilencore un nom de genre? II sera tou- .jours un nom de genre par rapport aux 'différentes especes d’animaux, puisquechaque individu de chacune décès espe-ces n’en fera pas moins appelle animal.Mais en même temps animal sera unnom d’espece subordonné à être, qui estle genre suprême ; car dans l’ordre mé-.taphytìque, ( & il ne s’agit ici que de cet .ordre-là) être sc dit de tout ce qui existe& de tout ce que l’on peut considérercomme existant, L n’est subordonné àaucune classe supérieure. Ainsi on ditafort bien qu’il y a différentes especes d’é- ’tres corporels : premiéíement les ani-maux, & voilà animal devenu nom d’es-pece en second lieu il y a les corps in»