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Tome troisieme. APA - ATZ.
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ART

l’pu entendra mieux par les exemplessiuvaiis.

Noms conflruits avec Varticle ou pré-nom fans préposition. Ce que sainte lemieux, c'ejl lepain (individu’spéçifique) ;apportez le pain ; voilà le pain , qui est lecomplément immédiat ou régime natureldu verbe : ce qui fait voir què quand on jA\t‘apportez ou donnez-moi du pain , alorsiîy a dllipse ; donnez-moi une portionquelque chose du pain , c’est le sens indivi-duel partitif.

Tous les pains du marché, ou collective-ment , tout le pain du marché ne suffiraitpas pour , &c.

Donnez-tnoi un pain : emportons quel-ques pains pour le voyage.

Noms conflruits avec lu préposition Uîarticle. Donnez-tnoi dupain, c’est-à-direde le pain: encore un coup il y a ellipsedans les phrases pareilles , car la chosedonnée se joint au verbe dentier sans lesecours d’uue préposition ; ainsi donnez-moi dupain, c’est donnez-tnoi quelque cho-Jì de le pain , de ce tout spécifique indivi-duel qu’oti appelle pain ; le nombre despains que vous avez apportés n'eft passuffisant.

Voilà bien des pains, de les pains, indi-viduellement, c’est - à-dire, considéréscomme faisant chacun un être à part.

Remarques fur l'usage de V article, quandl'adjeííif précede le substantif, ou quand ilest après lefubftantif. Si un nom substan-tif est employé dans le discours avec un,adjectif, il arrive ou que l’adjectif pré-cede le substantif, ou qu’il le suit.

L’adjectif n’est, séparé de son substan-tif que lorsque le substantif est le sujetde la préposition , & que I’adjectif en estaffirmé dans l’attribitt. ZhVa eft tout-puis-fanti Dieu est le sujet; tout-puijsant, quiest dàns i’attribúf, éh est séparé parleverbe est, qui, selon potre maniéré d’ex-pliquer la proposition, fait partie de fat-tribut/ car ce n’est’ pas'feulement tout-puijsant que je jitge.-dq pi'eií,,' j’en juge-qú’íl est, qu’il existe.ste!.

Lorfqu’une phrase commence par un:adjectif seul, par exemple pjavant en.Vatt de régner , ce prince feflt aimer de sessujets çfl craindre de ses voisins : il est éví-dejjt qu’alors on sous-entend ce prince qui ;■itoît savant, este. ain Ixsavqnt en i'.art derégner, est.une p r u p o sit j o n.i n e i < i e 111 f, i i rr-|) licite , je veux dite don c. te us les mots

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ne font pas exprimés ; en réduisant ce*propositions à la construction (impie, onvolt qu’il n’y arien contre les réglés; &que si dans la construction usuelle on pré-féré la façon de parler elliptique , c’estque fexpreisionenestplus serrée & plusvive.

Quand le substantif & l’adjectif fontensemble le sujet de la proposition , ilsforment un tout inséparable; alors lesprépositifs fe mettent avant celui desdeux qui commence la phrase : ainsi ondit,.

i°, Dahs les propositions nniverfelles,tout homme, chaque homme , tous les hom-mes , nul homme , aucun homme.

z°. Dans les propositions indéfinies,les Turcs, les Persans, les hommes faisans,les javans philosophes.

3°. Dans les propositions particuliè-res , quelques hommes, certaines personnessoutiennent , Uc. un savant m'a Ait Sc.,on m'a Ait, Aessavans mont dit, en fous-entendant quelques-uns , aucun , ou dessavuns philosophes, en fous-entendantuncertain nombre, ou quelqu’autre mot.

4°. Dans les propositions singulières,le soleil est levé, ía lune est dans son plein ,cet homme, cette femme, ce livre.

Ce que nous venons de dire des nomsqui sont sujets d’une proposition , fe doitanflì entendre de ceux qui- sont k Complé-ment immédiat de quelque verbe ou dequelque préposition : détestons tous les vi-ces , pratiquons toutes les vertus ,&e. dam1 le ciel, fur la terre, &c.

J'ai dit le complément immédiat j j’en-tends par- là tout. substantif qui fait ua’sens avec un verbe ou une préposition,fans qu’il y ait aucun mot fous r entenduentre fun S l’autre; car quand on dit,vous aimez des ingrats, des ingrats n’estpas le complément immédiat de aimez ;la construction entiere est, vous aimez;certaines^personnes. qui font. du nombre desingrats , ou quelques-uns des ingrats, deles.ivgr.ats,,. x quqsdnm.ex .ou de ivp-atisainsi des ingrats énoncé une partition ;c’est un leiis partitif, nous en avonsfouJv.entipsrìé,,, - ■ sur-ílionno- i

. Majs *4 n s l’une ou dans l’iútrè de oèsdeux occasions , c'est-à-dire,,o á, quandf.astjeistifj& jf substantifs lojit le sujet d#la proposition; î°; ouqu'ils font lé com',plémenfcdsiin verbe ou de.quélque prépo-sition : en quelles occasions faut-il n’em-