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nie, & la proscription qu’elte a essuyée iiela pa r t de tous les généraux qui ont com-mandé nos armées & qtii se sont assem-blés pour en porter leur jugement. Sielle a reparu triomphante un moment,elle n’a dp ce succès, éphémère qu’à utl.protecteur qui , remplacé successivement'par plufienrs hommes tr.ès-écluirés, lés.a vus détruire son ouvrage : ils ont aisé-ment senti que sart de la guerre & laconstitution des armées ayant changé-, ilétoit nécessaire que l'artìUerìe qui en dé-pend comme accessoire essentiel , s’ae-commodât à ces changemens , & y con-formât son service & sa constitution.
Suivons donc Tordre des numéro denotre auteur ; il aidera nos lecteurs àcomparer .ses objections à mes réponses.
j o. « Trop compter fur l'artillerie , oula regarder comme mille dans les com-bats , font deux excès qui décèlent lapartialité. „ Voilà de ces vérités trivia-les qu’on ne devroit jamais écrire. II estplus qu’inutile de .repéter ce que tout lemonde fait ; qui compteroit trop fur rar-tillerie kto\t un enthousiaste j quilare-•gnrderoìt comme nu j le seroit un.fou.îî’est-ce pas perdre .soir temps quel’em.ployer à combattre-de tels adversaires?
ï"°. " h'artillerie est préférable auxmachines de jet des anciens: „ encoretmc vérité dont trois;steeies d'expérienceont convaincu tout le monde. Le cheva-lier Folard a le premier montré des sem-timens contraires laissez dire ses secta-teurs , accoutumés à encenser jusqiTahxerreurs de leur auteur favori. Qiiellenation a laissé ses canons pour reprendreles catapultés? Quel peuple sauvage n'apas jeté ses arcs pour-s’armer'de fusils?L’opinion de Folard n’a'pu faire que desprosélytes incapables de produire, ennous ramenant aux batistes, une si étran-ge révolution dans Fart militaire.
3". U artillerie de la France eut .as-sez constamment la supériorité sur celledes puissances étrangères j „ c’eft'pourlui conserver ce précieux avantage qu’ona dû perfectionner la nôtre, quand lesétrangers moins idolâtres de leurs usa-ges avojent changé en mieux la leur.Pour prétendre à la victoire , il faut ailmoins être en état de se battre à armeségales. L’autenr ne pense probablementpas que VartîUtïie fut arrivée eu ipzr àce point de perfection, que dans tous
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les arts, il est impossible de passer: juf-qu’ici nous n’en connoissons aucun dontTintelligence ne puisse recaler les bor-nes., quelque progrès qu’il ait déjafaitj& ïartillerie est un art perfectible de fanature comme tous les autres.
4 ’. “ II semble qu’on doit préférerune artillerie peu nombreuse, mais biendirigée , à nne multitude de pieces decanon qui rendroit les marches des ar-mées pesantes & difficiles, & qui dansbien des cas, pourroit empêcher desmouvemens décisifs par la difficulté dessubsistances „. Oui , fans contredit,quatre canons bien servis font plus d’ef-fet que trente mal dirigés.' Ce ne peutpas être cette étonnante vérité que Fau-teur ait voulu nous apprendre; il étoittrop facile de sentir qu’on peut aussi biendiriger cent canons que vingt* & qu’a-lors le grand effet fera sûrement produitpar le plus grand nombre. Quant à lamultitude des pieces de canon qui ren-dront les armées pesantes, je conviensque celles de l’ancienne artillerie rassem-blées en grand -nombre auroient infailli-blement produit cet effet; mais cellesde la nouvelle artillerie marchent toutautrement vite, à moins que Fauteur nesoit d’avís qu’im poids moindre d’untiers, & même de la moitié, placé furun affût plus mobile, doive aller pluslentement qu’un poids double fur un af-fnt moins mobile, lorsque la même fore®est appliquée à les faire mouvoir tousles deux. Comme ce sentiment paroîtêtre le sien, je crois quel’exposer c’estlui avoir fait une réponse suffisante. Lamultitude des pieces de canon ne peutêtre attribuée au nouveau système d'mr-tillerie ; c’est une pétition de principeque Fauteur Fait sans cesse ; & pour nousépargner la fatigue de répondre à toutesles objections qui naissent de cé raison-nement , nous dirons ici que cette mul-tiplication du canon est l’cffet nécessairedes révolutions survenues dans la tacti-que, révolutions que Fauteur n’a pu ap-percevoir on qu’il a feint d'ignorer. C’estdonc le nouveau système de guerre, &non le nouveau système dl artillerie qui amultiplié le canon. Au reste;'de.quoi seplaint-il ? & quelle est cette étonnantemultiplication? 50000 hommesavoientdans la derniere guerre, ico pieces de ca-non de 4 ; quel nombre leur en donne-t-