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tertis tin corps très-consulérable en Fran-ce , mênieavántl’invention de la poudre:celui qui la commamioit avoit auffi lecommandement sur tous les gens de pié,& l’autorité fur tons les travaux militai-res , tant pour les sièges que pour les mar-ches & campemens.
ART 593
Henri IV érigea le commandement dpl 'artillerie en charge de la couronne, fousle titre de grand-maítre de l'artillerie , enfaveur de Maximilien de Béthune , ducde Sully.
En 1690, (à) Louis XIV voulant quel 'artillerie eût une troupe pour fa garde,
(a) II est échappé à l’auteur de cet article quelques fautes que nous allons Indi-quer. Cen’est point en 1690, mais en ifiyt , que fut créé le régiment des Fusiliersdu roi. La réunion du régiment Rpval-Bombardiers à Y Artillerie ne fe fit point en1693, mais en 1710, puifqit’en 1697 oe régiment, qui esistoit séparé, fut aug-jnenté d’un second bataillon, L’ordminance du 1; août 1765 , n’est point du i; , lisezdu 13 août. C'est vouloir faire illusion à son lecteur que de lui dire que cette ordon-nance de 1765 , n’ayant jamais été imprimée , quoiqu'on la suivît depuis sept ans,parut enfin & reçut la publicité de ['impression le 23 août 1772.
L’ordonnance du 23 août 177L , qui sembla n’avoír pour objet que la destructionde tout ce qui avoit été établi par celle de 176;, ne sera ja nais confondue dans Vur-tiìlerie avec cette derniere, dont les dispositions furent rétablies en i/74» & ont reçudepuis une nouvelle sanction en 1776, par les ordonnances successives rendues à cesépoques.
Les motifs qui déterminèrent la dispersion du corps des Mineurs , paraissent bienfoihles, comparés à ceux qui militent en Faveur de leur réunion. Renvoyez les Mi-neurs à la fuite de chaque régiment d’ artillerie , vous détruisez l’unité de leur in-struction théorique , & sur-tout leur instruction pratique en grand. Une compagnì|Sfeule ne peut exécuter de grands ouvrages dans le cours d’un été ; vous vous jetezdans l’inconvénient d’nn surcroît de de'penfe considérable pour monter, même enpetit, dans sept endroits différons, une instruction chere & difficile à établir dans unseul ; vous éteignez refpritd'émulation qui résulte de la réunion de tous les Mineursen un même lieu , esprit si nécessaire an progrès de tous les arts, que clest au besoinde le faire naître ou de l’entretenir qu’on doit tons les étáblissemens qui fous desnoms divers ont pour objet de réunir & d’animer les efforts de ceux qui se consa-<crent à les cultiver.
Les personnes qui pensoient que la diminution du nombre des soldats du Corpsroyal, faite en 1772 , étoitune économie mal entendue, avoientbien raison, & leuravis a été celui de tous les ministres qui ont succédé à Fauteur de l’ordonnance de1772. Quand un de ceux qui depuis ont occupé fa place apprit cette réforme , il medit : voilà le Corps de Vartillerie perdu. II raifonuoit très-juste : car en supposant cet-te réforme auffi nécessaire & aussi économique qu’elle l’étoit peu, elle étoit toujoursmal faite, puisque dans cette supposition il valoit mieux licencier sur le champ lesonze derniers soldats de chaque compagnie que de s’exposer à perdre, comme eejaest arrivé, d’excellens canonniers qui avoient fait la guerre , & qú’après une si lop-gne paix il falloit conserver avec le plus grand foin , mais qu’011 s’est vu Forcé delaisser partir pendant trois ans de fuite, à mesure que leurs engagemens expiroient,parce que les régimens étant alors chargés de surnuméraires, ne poli voient user dupouvoir de rengager. Le prétexte de cette réforme de 1799 hommes étoit plausibleen apparence ; on rendoit à l'infanterie le canon de 4 , on pouvois donc diminuer unCorps royal auquel on enlevoìt une des principales branches de son service ; mais oûétoit l’économie dans cette réforme ? Calculons : la force estimative ce l’armée Fran-çoise est de 200 bataillons, en leur donnant à chacun 2 pieces de canon qni exígejitpour leur service chacune huit hommes, il falloit tirer de l’infantêrie 3200 hommespour les attacher à ce canon ; on ne pouvoit fe dispenser de lénr joind/è an moins lóosergens & 100 officiers - on suroît donc payé 320Ô canonniers dans ^infanterie, pônfn’en pas payer 1799 dans le Corps royal. Voilà,certes une singulière éconíimic ! avojt-vn consulté la sagesse & la raison en rendant le canon,de 4 à l’infânteriê ? Je VLux ,contre toute vraisemblance, que les soldats instruits d,« lâékiàKHMre soient ÚMkO
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