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Tome troisieme. APA - ATZ.
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dans dix ans. Les huit premiers Jiente-nans de chaque régiment, que l’ordon-nance de 1772 avoit élevé au grade de ca-pitaine en second, redeviennent lieute-nans en premier avec la commission decapitaine.

Le corps des mineurs est commandésupérieurement par un des inspccteurs-générauxí il y a en optre un comman-dant particulier, choisi parmi les capitai-nes, un phef de brigade chargé de dirigerles études des officiers, un aide-major,lequel est chargé de la police , de la dis-cipline & du sei vice de l’infanterie.

Chaque compagnie de mineurs est com-mandée en tout tems par un capitaine enpremier, un cap faîne en second , un lieu-tenant en premier & r Ijcntcnans en se-cond ; l’un desqnels,tirés du corps dos fer?gens, fait les fonctions d’adjudant. Cescompagnies sont rie 46 hommes, 8. M. seproposant de les augmenter de 24 rap-prends L de ir de plus en tems de guerre,

Chaque compagnie d’ouvrìers est com-mandée en tout tems par un capitaine enpremier, un capitaine en second, un lieu-tenant en premiçr & 2 lieutenans en se-cond , dont Pun est adjutant. Elle est de40 hommes, sera portée à 61 , & en temsde guerre à 70. Ces compagnies font di-stribuées pendant la paix dans les arse-naux de construction.

L’çtat major de chaque régiment estcomposé de 1 colonel, 1 lieutenant colo-nel , ; chefs de brigade , 1 major, 1 aide-major , 3 fous aides-majors, x quartier-maître, 1 trésorier, r tamboiir-major, 4Musiciens, 1 anlnâlner H x cstirurgîen-piajor.

Uniforme. Habit, épaulette, veste dedrap bleu, parepiens, collet & doublurerouges, culottes de tricot bleu: boutonsjaunes & plats , numérotés 47. Les mi-neurs ant Pépaiilette fur Phabit & la vested'un galon de laine aurore. Les ouvriersont des revers en drap rouge, &itne pa-telette rouge à la veste, Les gardes ma-gasin & artificiers ont lès paíethens & lecollet de velours bien céleste , & les çon- ■docteurs de charroi les ont en drap de lamême couleur.

Chaque régiment du çorps royal a"deux drapeaux , ' dont un blanc colonel & :un d’ordonnance aurore & verd, taffetas >çsiangpant & aurore & rouge de mêmepar opposition ; Jes drapeaux blancs , les

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croix planches de ceux d’ordonnance, &leurs hampes peintes en bleu font seméesde fleurs-de-lis d’or, Cette marque de di-stinction fut accordée à ce corps du terniqu’il étoit le régiment des Fusiliers duroi, pour s’être signalé à un assaut où ilmonta au siège de Cambray.

Indépendamment du nombre d’offi-ciers attachés aux 7 régimens dn corpsroyal , aux compagnies de mineurs &d’ouvriers, 8. M. entretiendra en outre ,pour le service de l ’artillerie dans lesplaces,20s officiers, savoir : 9 inspecteurs-généraux , 7 commamlans en chefs desécoles, 22 colonels directeurs, 27 iieute-nans-colonels , dont 23 fous directeurs &4inspecteurs des manufactures d’armes 56z capitaines en premier, 77capitainesen second, dont onze sont attachés à cha-que régiment pour leur avancement.

Tplles font les principales dispositionsde l’ordonnance du 3 octobre 1774 , cal-quée spr celle de 1765 , à quelques eban-gemens près.

Ecole $ artillerie. Louis XIV qui créala plupart des établiffemens utiles qu’onvoit en France , sentit la nécessité d'uneécole d ’artillerie . où les officiers pussentemployer les loisirs de la paix às’instrui Tre dans l’art de la guerre. II en,établitune à Douai en 1679 , mais les guerrescontinuelles qu’il entreprit ne permirentpas à cette école rie subsister long-tems.Ce ne fut qu’en 1720 , qne les écoles d’ar-tìUerìe furent fondées d’une manière sta-ble. M. le marquis de Valiere en fit éta-blir dans toutes les villes désignées pourrecevoir en garnison les troupes de l’ar-tillerie. Aujourd’hui Strasbourg, Metz,Verdun, Besanqon, Douai , la Fere &Auxonne out des écoles à'artillerie : cellede Grenoble vient d’être supprimée, vrai-semblablement pour être transférée dansun lieu plus commode & plus convena-ble. Les côtes de Bretagne , de Norman-die , du pays d'Aunis , semblent exigerqu’une école soit rapprochée d’elles.Peut-être même ne faudrait-il avoir qu’unefeule école fí'artillerie dans le centre duroyaume, ainsi que l’a proposé M. d’Es-pinassy . chef de brigade du corps royal ;i'jnstnictiqn théorique y feroit meilleu-re , ririllruction pratique s’y fèroit engrand. Une campagne dans une telle éco-le apprèiidroitplus aux jeunes officiers,que'tlix ne'stetiyfnt te'faire dans Içs éf<h