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instrumcns qui ne differoient au fondque par Le nombre de leur.s cordes ou parleurs figures, & non par le principe duson, ou par la maniéré d’en toucher.
On pouvoit pincer le bnsur avec lesdoigts, ou en toucher avec un plectrum, àvolonté. ( F. D. C. )
§ ASCITE , Jle'ii. Nosologie, iVx-rxsç,bouteille; c’est une espece d’hydrùpifiequi affecte l’abdomen ou le bas-ventre.L'élévation du ventre, L la fluctuationqu’on y découvre, lions manifestent assezcette maladie, qui commence le plus sou-vent, ainsi que les autres especes d'hydro-pisies, par l’enflure des pies, la pâleur duvisage , la soif & la fievre lente , la diffi-culté de respirer , & quelquefois la touxseche, la cardialgie & les flatuosités, laconstipation, les urines en petite quan-tité, tantôt limpides, tantôt épaisses &briquetées, ou couleur de safran. La mai-greur des parties supérieures, l’œdemedes jambes, des bourses & de la verge,en font les signes équivoques. Le ventrese tend comme un ballon : il devient mê-me quelquefois si prodigieux qu’il des-cend jusqu’aux genoux , & se crevasse ,fur-tout si les tégumens font œdéma-teux. L’hydropisie du bas-ventre peutêtre compliquée avec la tympanite, avecla grossesse, ou la môle, avec la leuco-phlegmatie, Sise. II arrive tous les joursqu’on fait passer des grossesses de contre-bande pour la maladie dont nous parlons;mais outre la fluctuation qui peut distin-guer ces deux états , on peut encore enjuger par le v*ifage, qui porte les im-pressions de la maladie dans Vascite, &qui est naturel dans les femmes grosses :on peut sentir d’ailleurs le mouvementdu fœtus , & avoir recours aux signes dela grossesse , comme à la configuration duventre plus enflé à l’hypogastre par l’hy-dropisie que par la grossesse , à l’état desréglés, qui coulent ordinairement horsde la grossesse , ©c.
II est encore difficile de distinguer l’hy-âropiiie ascite, dans laquelle le liquidebaigne tous les viscères destinés à lachy-lification , d'avee l’hydropifie enkystéedu bas-ventre , c’est - à - dire , renferméedans un sac , comme celle du péritoine,de l'épipioon, de |a matrice , des, ovaires,des reins , ©c. C'est fans Fondementqu’on a avancé qu’il n’y avoit aucunefluctuation, dans ces fortes d’hydrupisies z
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ileftvraiqu’elle est quelquefois peu sen-sible, parce que la liqueur est le plus sou-vent épaisse ou renfermée dans un petitespace ; mais lorsque le kyste occupe laplus grande partie du bas - ventre , lafluctuation y est tout aussi manifeste que•dans la vraie ascite. On ne peut connoîtreriiydropisie enkystée, que lorsque le sac,peu étendu, permet à la vue & au tou-cher d’en connoître les bornes. On peutajouter à ce signe, que le liquide qu’on entire par la paracentèse , est presque tou-jours bourbeux , fétide , sanguinolent,onpurulent; ce qui est beaucoup plus raredans la vraie ascite.
L'hydropifie enkystée de l’abdomenrenferme souvent des hvdatides, ou desfortes de vessies remplies ordinairementd’une eau limpide , & quelqu fois d’unematière glaireuse ou sordide. On les trou-ve dans les cadavres , tantôt libres, oudégagées les unes des autres , & nageantdans un liquide ; tantôt liées ensembleen matière de grappe de raisin, ou col-lées par leur surface : leur forme est sphé-rique,, ovale ou piriforme. Elles parois-sent être produites par la dilatation desvaisseaux lymphatiques; delà vient qu’onen rencontre communément dans les par-ties où ces vaisseaux font le plus nom-breux, comme au foie, aux ovaires &aux trompes,au péritoine,& à l’épipioon,à la glande thyroïde, aux mamelles, auxgenoux, & autres sièges ordinaires des tu-meurs enkystées qui ne différent de l’hy-dropisie du même nom, que par leur vo-lume. II paroit encore, pour le dire enpassant , que les différentes especes deloupe ont la même origine. Ou a encoreremarqué, pour revenir à notre sujet, quedans l’hydropisie du péritoine , le nom-bril étoit un peu creusé , à cause de saconnexion avec cette membrane. L’en-flure d u scrotum peut passer aussi pourun signe de l’hydropisie du péritoine ;mais il faut la distinguer de í’iufiltra-tion œdémateuse des tégumens , qui estcommune à toutes les hydropisies , & quin’a aucune communication avec le tissucellulaire du péritoine.
II arrive communément dans l’hydro-pisie enkystée, que l'enflure du ventre estinégale, que les malades conservent leurcoloris, leur embonpoint & leur appé-tit : elle est d’ailleiirs plus long-tems à seformer que Vascite ; les extrémités inté-