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Tome troisieme. APA - ATZ.
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pays opposes, aussi imaginaires que lecap, puisqu’on en a jamais eu la moindrejioiion ni idée.

Le reste de la relation des Tschutskikles environs d’Anadyrskoy, confirme ficomplètement ce qu * nous venons de di-re, qu’iln’estpas nécessaire d'y insister.Ils dilbient à Deschnew, à Atlassow , àBeering même tout ce qu’íls savaient deces contrées ; que leur nation habitoit cegrand cap vers l’Anadyr, ces côtes , tousces environs ; ils décrivoient le mieuxqu'il leur étoit possible les isles & paysvoisins & leurs habitans, parioient ducontinent, tant de l’opposé que de celui àl'oiiest d’Anadir-skoy & du Kolyma ; ilsçonnoissoient tout ceci, mais pour ce capau 72 , 74 degrés, si considérable, si For-midable , qui comme on le dit, est habitépar eux, parce qu’on le confond avec leSerdzekamen , aucun n’en disoit un motà personne de ceux-ci,qui les virent en di-verses fois d ans l’espace de 8? ans : il estdonc évident qn’ils ignoraient l’exi-ftence d’un pareil cap , & qu’il n’y en apoint.

On pourroit vouloir prendre avantagede ce qu’ils dilbient, qu’il leur falloitprès de trois semaines pour se rendre àl’extréniité du cap ; mais si l’on fait at-tention à toutes les circonstances,on verraque ceci ne tire point à conséquence.

C’est avec leurs misérables baidaresde cuir, qu’il leur faut tant de temps.

Du fond de la baie de /’ Anadyr , qui furla carte de M. Muller, à ; degrés de pro-fondeur.

Par dessus le banc de fable , ou teutprès , ce qui doit les arrêter souvent, &même doit les y jeter, & les y faire de-meurer quelque temps.

Côtoyant ce long promontoire, où ilstrouvent encore deux baies, & qu’il fautdu temps pour les passer.

L’extrémité du Serdzekamen est à sonnord-est, à deux ou deux degrés & demi,ou 40 à yo lieues de largeur, & pleine derochers; mais de bons vaisseaux qui pren-nent le large & cinglent directement,peu-vent bien en trois fois 24 heures, commel’antre relation l’assure , par un fort ventfavorable depuis l’extrémité ducap , ar-river non au fond de la baie, mais à l’em-bouchure de l’Anadyr. II n’y a rien làqui sc contredise.

J4°. On voit ici feulement qu’il s’en

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faut de beaucoup que la courait publiétoutes les découvertes.

iy°. Le grand monarque choisissantlui - même Beering, cela forme un grandpréjugé en faveur de celui - ci, non quçj’adopte en entier fa relation ou plutôt secarte; il faut toujours aller, pour ainsidire, la fonde à la main, si on veut for-mer une bonue critique.

16 0 . Son voyage fut en tout de y;jours, pour aller & revenir. Je veuxcroire que fa carte ait été dressée aussiexactement qu'il l’a pu ; est ce assez pourqu’elle soit exempte d’erreurs? II a perdurarement de vue les côtes, mais pourtantcela est arrivé ; l’officier Russe qui l’a ac-compagné dans son voyage en Amérique,& qui, curieux comme il l’étoit, aura eumainte conversation avec lui sur son pré 7cèdent voyage, assure qu’il a pu voir ra-rement les côtes, à caute des brouillard?fréquens. On ne peut donc se fier à sa car-te à cet égard , ni par conséquent placerl’extrémité du Serdzekamen à près deîoy degrés ( ou selon d’antres 208) delongitude, tandis que le point de sondé 7part, l’eaibouchure du Kamtschat, l’estenviron 177, & qu’un auteur assure quele gissement des côtes depuis le Lopatka,vers la mer glaciale est assez en ligne di-recte , excepté les caps, c’est-à-dire, cescaps de Kamtschat, Kronoskoi, Ilpinsekoi & autres pareils ; car de comprendredans cette exception ces grands caps ouplutôt pays & contrées qui «'éloignent dela ligne directe d'environ 30 degrés, se-roit une exception très-ridicule.

Les Tsehuktlcki, au 64c degré & de-mi , l’avertirent que la côte plus haut al-loit fe tourner vers l’ouest à 67 degrés is'ou 28 ; , ils en ont apperqu la vérité, Lont cru avoir assez de preuves pour assu-rer que les deux coutinens n’etoient pasjoints voyant courir la côte à l’ouest,fans rentrer ni vers le nord ni vers l’est.

M. Muller traite ceci d'errtur, parcequ’il soutenoit l’existence du capTabin ,& le rédacteur ( pour abréger, je citefous ce nom la fuite de l’ histoire généraledes voyages ) le taxe de timidité qui luiFaiseít peu d’honneur, n’osant pas allerplus vers le nord pour achever ses dé-couvertes. Ce dernier agit directementcontre son axiome si incontestable, qu'untémoin vaut f lus que cent nontétnoins , ouqui.n’ont rien vu ; Bte.ing étoit un bon