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evoit commencé Tannée d’âuparaVant, Idureroit ; & à quarante-huit mille, encas de paix. Pour ce qui est <iu droit dnroi d’Espagne, il sut réglé à trente-troispiastres un tiers pour chaque Negre, pie-ced’Inde, dont la compagnie paya paravance la plus grande partie.
A la paix d’Utreclit un des articles dutraité entre la France & l’Angleterreayant été la ceffion A'ajjìente ou ferme desNegres en faveur de cette derniere, lesEspagnols traitèrent avec les Angioispour la fourniture des Negres.
Ce traité semblable en plusieurs arti-cles à celui de la compagnie françoise,mais de beaucoup plus avantageux parplusieurs autres aux asiìeutiftes angiois ,iievoit commencer au premier mai 1713,pour durer trente ans, c’est-à-dire, jus-qu’à pareil jour de Tannée 1743.
La compagnie du sud établie en An-gleterre depuis le commencement decette même guerre, mais qui ne fubsi-stoit qu’à peine , fut celle qui fe chargeaAeCaffiinto des Negres pour T Amériqueespagnole. La fourniture qu’elle devoitfaire ctoít de quatre mille huit cents Ne-gres par an, pour lesquels elle devoitpayer par tête le droit fur le pié réglépar les François , n’étant néanmoinsobligée qu’à la moitié du droit pendantles vingt-cinq premierss années, pourtous les Negres qu’elle pourroit fournirau-delà du nombre de quatre mille huitcents stipulés par le traité. Le quarante-deuxieme article de ce traité, qui estauffi le dernier , & peut-être le psiis con-sidérable de tous , n’étoit point dans letraité fait avec les François. Cet articleaccorde aux affientistes angiois la per-mission d'envoyer dans les ports de l’A-mérique espagnole, chaque année destrente que doit durer le traité, un vais-seau de cinq cents tonneaux , chargé desmêmes marchandises que les Espagnolsont coutume d’y porter , avec liberté deles vendre & débiter concurremmentavec eux aux foires de Porto - Bello & dela Vera-Cruz.
On peut dire que la fourniture mêmedes Negres, qui fait le fonds du traité,non plus que quantité djautres articlesqui accordent quantité de privilèges à lanouvelle compagnie angloife , ne lui ap-portent peut - être point tous ensembleautant de prosit que cette feule faculté
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d’envoyer tin vaisseau , donnée aux An-glais, contre l’ancienne politique desEspagnols, & leur jalousie ordinaire àTégard de leur commerce en Amérique.
L’on a depuis ajouté cinq nouveauxarticles à ce traité âe l'ajfiente angloife,pour expliquer quelques-uns des an^ciens. Le premier porte que Texécutiondu traité 11e servit censée commencerqu’en 1714: !esecond, qu’íl seroitper-mis aux Angiois d’envoyer leur vaisseaumarchand chaque année , bien que laflotte ou les galions espagnols ne vinssentpoint à T Amérique : le troisième, que lesdix premieres années ce vaisseau pc'ar-roi t être du port de six cents cinquantetonneaux: enfin les deux derniers, queles marchandises qui resteroient de latraite des Negres, seroient renvoyées enEurope, après que les Negres auroíentété débarqués à Buenos - avres ; & que sileur destination étoit pour Porto-Belio ,Vera-Cruz, Carthagene & antres portsdel’Amérique espagnole, les marchandi-ses seroient portées dans les isles Antil-les angloifes, fans qu’il fût permis d’enenvoyer à la mer du sud.
La maniéré d’évaluer & de payer ledroit à'ajjìmte pour chaque Negre , pieced’Inde , lorfqu’il arrive fur les terres duroi d’Espagne en Amérique , est la mêmeavec les affientistes angiois qui le prati-quoit avec les affientistes françois ; c’est-à-dire , que lorsque ces Negics font dé-barqués , les officiers espagnols , de con-cert avec les commis de tqffîente , enfont quatre classes.
Premierement ils mettent ensembletous les Negres de Tun & de l’autre sexequi sont en bonne santé , & qui ont de-puis quinze ans jusqu’à trente : ensuiteils séparent les vieillards, les vieillesfemmes & les malades, dont ils font unsecond lot, après suivent les enfans desdeux sexes, de dix ans & au-dessus jns-qu’à quinze j & enfin ceux depuis cinqjusqu’à dix.
Ce partage étant fait, ou vient à Té-valuation ; c’est-à-dire, qu’on compte lesNegres de la premiers classe qui fontsains, chacun fur le pié d’une piece d’Jn-de ; les,vieux & les malades, qui font leseconde classe , chacun sur le pié de traisquarts de piece d’Inde ; les grands eufan»de la troisième classe, trois pour deuxpièces z & les petits-de ta quatrième,Xx %