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Tome troisieme. APA - ATZ.
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genre ; chaque pédicule en porte deuxou trois.

L’espcce n°. r , donne tin fruit dontla pulpe a la consistance de la moelled’nne dariole.

Le Fruit de l’espece «°. 4 renferme unepulpe fort douce.

Le «°. 6 se cultive en abondance dansle Pérou pour son fruit.

Les especes n°. 7 & 8 , font indigènesde l’isle de Cuba & de quetques-unes desisles qui appartiennent à la France ; cesInsulaires en estiment beaucoup le fruit,ils le tiennent pour sain & rafraîchissant,& le donnent aux malades.

Aucun de ces ajjtminiers ne peut sub-sister en pleine terre. Nous nous borne-rons à dire qu’ils s’élevent tous de semen-ces dans des caisses qu’on doit plongerdans des couches très-chaudes, & qu’ilsdemandent d’être continuellement dansdes lits de tan en ferre chaude, ayantsoinde leur donner dans les plus beaux joursautanttl’air qu’il fera possible. ( M. le ba-ron de Tschoudi.')

■ * ASSIMCHIRE ou SKIRASSIN ,

Géogr, , province del'Ecoffè septentrio-nale, ou plus proprement partie de laprovince de Ross, le long de la mer, oùfont tes Hébrides.

* ASSINIBOULT (lac D’), lac duCanada dans l’Amérique septentrionale :on dit qu’il se décharge dans la baied’Hudfon.

§ ASSINIE ou Assini , Géogy. , pe-tit royaume d’Afrique, en Guinée, furla côte d’Or. Sa capitale est un gros villa-ge appelle aussi AJfini. Ce village estsitué à l’embouchure d’une riviere demême nom qui coule assez long-temps aunord-ouest, entre les montagnes , & quise jette dans la mer vers le sud. Le paysest fort bas aux environs. O11 y fait lecommerce de la poudre d’or. ( C. A. )

ASSINIPOELS, L m. yl.Géogr, , peu-ple de l’Amérique septentrionale, queles auteurs appellent Ajjìnibosds, Ajstni-hoils , Ajjìnibaels & AJfiniyonals , noms.qui ne varient que dans la terminaison &signifient hommes dc roche. Ils sont posés& flegmatiques ; ils se marquent le corpsde grands traits de diverses couleurs , &se servent de calumets.

Le P. Charlevoix ,■ après avoir parlé dunaturel des AJJtniyoels , dit que leur paysest autour d’un lac qu’on connoitpeu. Ún

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François qlie ce jésuite a vu à Montréal »dit y avoir été , mais en passant : il ajoutequ’on le dit de six cents lieues de tour,& qu’on n’y peut aller que par des che-mins impraticables 5 mais les bords enfont charmans; l’aír.y est tempéré : ilcomprend un si grand nombre d’isles ,qu’on le nomme U lac des isles : on en faitsortir cinq grandes rivières. Aux environsde ce lac il y a des hommes semblablesaux Européens ; l’or & l’argent y fontcommuns , & ils y font employés auxusages les plus ordinaires. Lá P. Charle-voix établit de cette maniéré l’exiftencedu lac des AJjtmyocls , aujourd’hui Ma-chin,'pi , dont quelques-uns commencentà douter (M. Danville, dans fa Mappe-monde de 1761. ) par la raison que lesFrançois qui en ont parlé , ne l’ont faitque par oui-dire, L non d’après leur pro-pre expérience , n’ayaht pas poiissé leursdécouvertes jusques-là, comme fi dansde pareils cas on ne pouvoit pas s’en rap-porter aux récits des sauvages, lorsqu’ilsn’ont aucun intérêt d’en imposer. M. Jé-rémie , un des hommes les plus empres-sés à faire des découvertes, avoit déjaparlé de ce lac à-peu-près fur le mêmepied que le P. Charlevoix , & quoiquecelui-ci dise que les lacs des AJ)hûyoeh& des Christinaux font plus qu’incer-tains, que cependant il les a marquésparce qu’il les a trouvés fur une cartemanuscrite du sieur Franklin , quidit - on , devoit connoître ces parties plusque personne , son doute ne me paroîtpas raisonnable : il se résout de lui-même.Que veut - il davantage que l’accord una-nime des récits des sauvages , dc la rela-tion d’un François qui a passé fur leslieux , & de la carte d’un voyageur in-struit ?

Ce grand lac ne pourroit- il pas êtrecette mer dont parlent les sauvages dc labaie d’Hudson , & qu’ils disent êtreéloignée de vingt-cinq journées ? II estvrai que cette distance ne se trouve pasfur ces cartes : mais ne pourroit-on pas-dire que cette situation est si incertaine,que même plusieurs géographes doutentde l’existencc du lác , & qu’il ne fautpas s’en rapporter aux cartes, qui nesauroient jamais convenir avec l’itinérai-re , à cause des chemins impraticablesqui ne permettent par de Faire autant delieues par jour que dans les prairies ? L*