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w té & fa vie à celui qui ne fait pas l’as-„ tronomic, parce qu’il nc peut jamais„ parvenir fans cette connoissance à ia,, perfection nécessaire dans cet art.„ Ceux au contraire, dit-il ailleurs, ( l.„ de a'ér. aquis êst loc. ) qui ont exacte-,, ment observé les changemens de,, temps, le lever & le coucher des af-,, tres , & qui auront bien remarqíié la,, maniéré dont toutes ces choses feront5, arrivées , pourront prédire quelle 1e-„ ra Tannée , les maladies qui régne-„ ront, & Tordre qu’elles suivront,,.C’estd’après ces observations qu’Hippocraterecommande , & qu’il a fans doute faiteslui-même, qu’il a composé ses aphoris-mes uù font très-exactement classées lesmaladies propres à chaque saison , relati-vement aux temps, aux pluie:-, anx ventsqui ont régné dans cette même saison &dans les précédentes. y. ApïIOIUSmes ,lib. IJI. Mais ceux p nui ks alli esdont Tinfluence lui paroit plus marquée& plus importante à observer , sont lespléiades , l’arclure N A chien ; il veutqu’on fasse une plus grande attention aulever & au coucher de ces étoiles , ouconstellations , p arec que ces jours foutremarquables, & comme critiques dansles maladies, par la mort , ou la guéri-îon des malades , ou par quelque méta-stase considérable , lib. de dire , aquâ. Etlarfqu’il commence U descr ption dequelque épidémie , il a foin de marquerexpressément la constitution de Tannée ,l’état des saisons, & la position de ccsétoiles. II avertit auflì d’avoir égard auxgrands changemens de temps qui le fontaux solstices & aux équinoxes, pour nepas donner alors des remedes actifs , quiproduiraient de mauvais effets. II con-seille auflì de s’abstenir eu même tempsdes opérations qui se font par le ter oule Feu ; il veut qu'on les différé à un tempsplus tranquille.
Galien , commentateur & sectateurzélé de la doctrine d'Hippocrate , a par-ticulièrement goûté se s idées fur l'in-stuence des astres (ur le corps humain. IIles a conftrmces, étendues dans un trai-té fait ex professa fur cette matière , &dans le cours ue ses autres ouvrages. Ildonne beaucoup plus à la lune queue fai-l'oit Hippocrate , & c’est principalementavec fa période qu’il fait accorder sesjours critiques. Leur prétendu rapport
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avec une efficacité intrinsèque des jours& des nombres supposés par Hippo-crate, étant usé, affaibli par te temps ,& renversé par les argumens victo-rieux d’Asclépiade , Galien n’eut d'au-tre ressource que dans TinHuence dela inné pour expliquer la marche descrises ; & pour faiie mieux apperco-voir la correspondance des jours cri-tiques fameux, le 7 , le 14 & le si,avec les phases de la lune , il imagina mimois médicinal , analogue au mois lunai-re ; il donna par ce moyen à son systèmedes crises , combiné avec Tinflux lundi»t e , un air de vraisemblance capable d’enimposer , & plus que suffisant pour lefaire adopter par des médecins qui ne sa-vaient penser que d’après lui, & qui re-gardoient l’on nom à la tête d’un ouvra-ge , d’une opinion , comme un titre au-thentique de vérité , & comme la preuvela plus incontestable. l r . Varticle CRISE.II admettoit anllì TinHuence des autresastres , des planètes , des étoiles, qu’ilprouvoit ainsi , partant du principe quefaction du soleil sur la terre «e uouvoitêtre révoquée en doute. “ Si i'aspect ré-„ ciproqne des astres ne produit aucun„ .effet, & que le soleil, la source de U„ vie & de la lumière , réglé lui seul les„ quatre lassons de Tannée , elles feront„ tous les ans exactement les mêmes, &„ «'offriront aucune variété dans lette„ température , puisque le soleil u’a pas„ chaque année un cours diffèrent. Puis„ donc qtt’on observe tant de variations,„ il faut recourir à quelqu’autre cause„ dans laquelle on «'observe pas cette„ uniformité.” Comment, in secund. lib.prorrljetic. On ne sauroit nier que ce rai-sonnement de Galien ne soit très-plausi-ble, très-satisfaifant & très-favorabîe ATinfluence des astres ; il indique d’ail-ieurs par là une cause phyilque'd’un faitdont on n’a encore aujourd'hui que descauses morales. Ce dogme particulier n’a-voit besuiuqtiede Tautorité de Galien ,pour devenir une des ioix fondamentalesde la médecine dynique; il Fut adoptépar le commun des médecins , qui o’a-voíent d'autre règle que les décisions deGalien. Quelques médecins s’éioignantdu chemin battu , osèrent censurer cettedoctrine quelquefois fausse , souvent ou-trée par les partisans j mais ils forentbientôt accables par le nombre. Les roi-