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Tome troisieme. APA - ATZ.
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Í1 est, constant que Fhumidité, la .çha--leur , le froid , Uc. (qùalités que la na-ture emploie à la pradiiction des deuxeffets considérables, la condensation &la raréfaction) dépendent presqu’entié-rement de la révolution,des mouvemcns',de la situation , Çstc. des corps célestes. IIn'est pas moins certain que chaque pla-nète doit avoir une lumière qui lui estpropre ; lumière distincte de celle de toutautre corps ; lumière qui ri’est pas seule-ment une qualité visible en elle, maisen vertu de. laquelle elle est douée d’unpouvoir spécifique. Le soleil , commenous ìe savons, éclaire non feulementtoutes les planètes, mais il les échauffeencore par fa chaleur primordiale, lesmet en mouvement, & leur communi-que des propriétés qui leur font particu-lières à chacune. Mais ce n’est pas tout :fes rayons prennent fur ces corps une ef-pece de teinture; ils font réfléchis fur lesautres parties du monde, &sur-toutfuríes parties circonvoifìnes du mondé pla-nétaire. Ainsi selon l’áfpëct plus oumoins grand que les planètes ont aveccet astre, félon le degré dont ’e'llçs enfont éclairées , le plus ou moins d’obli-quité fous laquelle elles re’qo-ivent fesrayons, le pjus ou moins de distance àlaquelle elles en.font placées, les situa-tions différentes qu’elles ont à son. égard , 'fes rayons en ressentent plus ou moins làvertu, ils en partagent plus ou moins les ;effets , ils en prennent, si on peut parlerainsi , une teinture plus ou moins forte ,& cette vertu, ces effets., cette teinture,font ensuite plus ou moins énergiquesfur les êtres fublunaires. V. Mead, Himpèrìo soUs ì U lutta:, &c.

L’ astrologie judiciaire à laquelle on don-ne proprement le nom d 'astrologie , estl’art prétendu d’anhoncer les. éyénemensmoraux avant qn’ils arrivent. J’entendspar événement moraueç, ceM qui dépen-dent de la volonté & dei.actions libresdel’hçmme , comme sises astres avoientquelque autorité fur lui , & qu’il en Fútdirigé. V. Volonté , ActiçN £gV v

Ceux qui professent cet, art prétendentque “ le ciçlèst un grand livre, où Dieuà écrit de fa main l’histoire du monde ,& où tout homme peut lire fa destinée.Notrqart, dîsent-ils, a eu le mêm e ber-ceau que Vastronomie. Les anciens As-syriens qui jouiffoient d’un ciel dont laTmí ÌIÍ. ïàrt. U, . '

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beauté & la sérénité favorisoient les ob-servations astronomiques, s’occnperêntdes mouvemcns & des révolutions pério-diques des corps célestes : ils remarquè-rent une analogie constante entré cescorps L les corps terrestres ; & ils enconclurent que les astres étoient réelle-ment ces parques & ce destin dontilétoittant parlé , qui présidaient à notrenaissance, & qui difpofoient de hetreétat futur „. Voyez HOROSCOPEiNaissance , Maison, Parque «DestïNee , este. Voilà comment lèsastrologues défeudóient jadis leur artlQuant à présent, l’occupation principalede ceux à qui nous donnons ce titre , estde faire dés almanachs & des calen-driers. Voyez Calendrier U a£cmanacií. , .

L ’astrologie judiciaire passe pour avoirpris naitsimee dans'.la Cháldéè, d’.où çílépénétra en Egypte, en Grece , & èn Itátlie. II y à des auteurs qui la fónt égyp-tienne origine, & qui en attribuentl’invehtîòn à Cham : quant à no'us ', c'estdes Ara'b'ès’'que bous la tenons. Lé peu-ple romain en fut tellement infatué, qusles astrologues ou mathématiciens, carc’est ainsi qu’on les appelloit , se soùstinrent dans Rome malgré les édits desempereurs qui les en banniffoierit. ,Voy»GéneVhlíacìues; . ....

Quant áú$ autres contrées, lés" Bra-mes où ft rumines qui avoient jntj-òdnit:cet art prétendu dans l’Inde , & qui Fypràtiqiibiént, ssetant donnés pour lès dis-pensateurs des biens & de? maux avé;nir , exercèrent fur lés peuples une. aù;torìté prodigieuse. On les confûTtoitpomme, dés oraçles , & on h’én. obtehoitdes répoiises qu’à grands frais : q.e'n'étoîtqu-à très-hàùf prix qn’ils,veridosent sellésmensonges. Voyep BraChmÁNf.

Les anciens ont donné le nom d 'ststrô~logie apotelefmatìque ,'osl fphere ba/bayf-que , à cette science‘pleine de supersti-tion, qui .concerne les effets. A ses in-fluences des astres. Les anciens Juifî,malgré leur religion , sont tombés,danScette superstition^ dpnt les chrétiens euX-mêmes,i)’oat. pas ét.é exempts. .,Le,s ,G |stiimodernes l’ont portée jufqu’à l’exêès, &à peine se trouvé -1 - il - un dé. seiirs au-teurs, qui, en toute Occasion , né parleîle prédictions par les astres, d’horofeo-jes, de talismans ; èn sorte qu’à peiné, íï- . A à a' '