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tin,.on qu’elle fuit après son coucher;elle revient à peu près à la même positiondans l’espace de 284 jours! Cette circon-stance peut la Faire reconnoítre au défautde sa révolution , qu’on ne peut suivrepar rapport aux étoiles fixes, comme celledes trois précédentes : enfin la cinquiè-me planète & la plus difficile à voir, par-ce qu’elle accompagne le soleil de très-près, est Mercure que nous voyons reve-nir à la même pofition par rapport au so-leil dans l’espace de 116 jours.
Après avoir ainsi reconnu les planètes,on vit que la trace de leur mouvements’écartoit peu de celle du soleil, & l’onvoulut rapporter tout à celle-ci qn’on ap-pella Y écliptique, & dont l’obliquité, parrapport à l’équateur, est de 23 J %pj. Onrapporte à l’écliptique les pofitions desastres par le moyen des longitudes & deslatitudes; celles-ci s’observent parlemoyen des ascensions droites & des dé-clinaisons qui supposent la déterminaifondes équinoxes & l’observation de la hau-teur du pôle.
La nécessité de rapporter les astres àl’équateur, à l’écliptique, à l’horizon &au méridien, à fait imaginer la trigono-métrie sphérique, par le moyen de laquel-le on assigne les mouvemens des astresdans tous les sens, lorsqu'on en a déter-miné seulement les circonstances dansdeux directions différentes.
Les révolutions des planètes étant iné-gales , ost cherché à reconnoítre leurséquations ou inégalités, leurs excentri-cités, leurs aphélies. Les pians des orbi-tes étant tous différens les uns des au-tres,il a été nécessaire de déterminer leursinclinaisons & leurs nœuds. Les loix deKepler ont fait çonnoître les rapports desrévolutions, avec les distances & la réglédes principales inégalités des planètes,des satellites & des comètes ; elles ontconduit à 1a découverte de l’attraction, &celle-ci a fait trouver les petites inégali-tés qui avoient échappé à l’obfervatiort.
Les distances absolues des planètes,par rapport ànons, étoientune des plusgrandes difficultés de Yastronomie : on estparvenu à st s découvrir par le moyen desparallaxes. & celles-ci ont fait çonnoîtreplus exactement les circonstances deséclipses de soleil qui étoient les plus dif-ficiles à calculer ; indépendamment desrévolutions des planètes, an observe aussi
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leur rotation & la figure de leurs ta-ches ou de leurs bandes qui conduisentà la détermination de leurs équateurs oude leurs axes de rotation.
Les observations qui ont servi à toutesces découvertes, se font par le moyend’un grand nombre d’instrumens, telsque les lunettes, quarts de cercles , mi-cromètres, héliomètres, lunettes méri-diennes, lunettes parallactiques, sextans,secteurs, horloges à pendule, £fc. Lesobservations se Font principalement "parle moyen des hauteurs, des distances en-tre différens astres, de leurs passages auméridien, de leurs conjonctions, de leursoppositions. Les observations exigent descorrections à raison de la réfraction quichange les hauteurs, les levers & les cou-chers des astres,de même que la parallaxe.
Enfin, les usages & les applications decette science se trouvant dans la prédic-tion des éclipses, dans l observation deslongitudes en mer, dans la géographie,la chronologie, le calendrier, Ig gnomo-nique; c’est en consultant tous les arti-cles que nous venons d'indiquer, qu’onparviendra à trouver, malgré les incon-véniens de l’ordre alphabétique, lin courscomplet d’ astronomie.
Nous ne pouvons mieux terminer cetarticle que par un catalogue des meil-leurs livres à'astronomie.
On en trouvera un recueil immensedans l’ouvrage qui a pour titre : Joannis.FriAerìci IVeiiUrì biblisgraphìu ustrono-mìca t, temporis quo libri vel compojìti velediti sunt online servato. IFìttemberge,1744, 126p. in- 8°. Cette bibliographieest comme la fuite d’un excellent ouvra-ge du même auteur, intitulé: JoannisFriAerìci JVeiAleri historia astronomie ,Jìve de ortu Sf progrejsu astronomie. Wit-temberge, 1741, 624 pag. in-q°. dans la-quelle on trouvera de très-grands détailsfur tous les astronomes connus par quel-que ouvrage que ce puisse être. Nous nemettrons dans notre catalogue que les li-vres modernes que touÇ le, monde peutavoir à Paris. Les ouvrages dePtolomée,de Tycho, de Kepler, d’Hevelius, deRic-çioli, ©V. devroieut être à la tête du ca-talogue; mais ils font fi rares qu’il se-roit inutile de les indiquer à ceux quiveulent actuellement se former une bi-bliothèque; d'ailleurs nous aurons occa-sion de les citer presque tons.
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