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des remparts, & continuer ensuite lesprogrès des attaques pour s’emparer ducorps de ia place.
Lorsque cette attaque réussit , elledonne le moyen d’abréger beaucoup lesiégé ; mais pour y parvenir , il fautnécessairement surprendre la place, at-taquer vigoureusement l’ennemi dansson chemin couvert, & ses autres de-hors , & ne pas lui donner le tempsrie se reconnoître. En un mot , il fautbrusquer les attaques , c’eít-à-dire , s’yporter avec la plus grande vivacité.
II y a plusieurs circonstances où cetteforte i’attaque peut se tenter , commelorsque la saison ne permet pas de fai-re rai siégé dans les formes , qu’on estinformé que l’ennemi est à portée devenir en peu de temps au secours dela place , & qu’on n’est pas en étatde lui résister , enfin , lorí'qn'il est es-sentiel de s’en rendre maître très-promp-tement , *& que la nature des fortifi-cations L des troupes qui les défendent,ne permet pas de penser q u'elles soient enétat de résister à une attaque v ive & sou-tenue.
Attaque d’emblÉe , voyez ci - des-sus A TTAQUE BRUSQUÉE.
Attaque des bastions ; c’est ,dans la guerre des Jieges , toutes les dis-positions qu’on fait pour en chasser im-méuiatement l’ennemi & pénétrer dansla ville. Cette attaque est la principaledu siégé, & elle en est ordinairement laderniere : on s’y prépare dans le mêmetemps qu’oii travaille à le rendre maîtrede la demi -lune.
“ Lorl’qu’on est maître du chemin„ couvert, on établit des batteries fur,, ses branches , pour battre en brèche,, les faces des bastions du front de l'«f-„ taque & celles de la demi-lune. Les5, brèches se pratiquent vers le milieu„ des Faces , pour pénétrer plus aile-„ ment dans le bastion. On fait une def-„ cente de folié vis - à - vis chaque face„ des bastions attaqués ; ou bien , &,, c’est l’usage le plus commun , on en„ fait feulement vis-à-vis les faces du„ front de l’uttaque. On y procede com-,, me dans ia descente du fossé de lade-„ mi-lune ; & l’on fe conduit autli de la,, même minière pour le passage du fof-„ lé, soit qu’il soit sec ou plein d’eau j
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,, c’est-à-dire que s’il est sec, on con-„ duit une sappe dans le fossé depuis„ l’onverture de la descente jusqu’au„ pié de la brèche , & qu’on l'épaule„ fortement du -coté du flanc auquel,, elle est opposée. Si le fossé est plein„ d’eau , on le passe sur un pont de fat-„ cines , que l’on construit aussi comme„ pour le passageriufossédelademi-lune.
“ Les batteries établies fur le haut du,, glacis pour battre en breche les faces„ des bastions , tirent fur la partie des„ faces où doit être ,1a hreoh; , & el-„ les tirent toutes ensemble & en sappe ,,, comme ou le pratique dans Y attaque„ de la demi - lune : & Jorfqu’elles ont„ fait une brèche suffisante pour qu’on„ puisse monter à l'alsaut sar un grand„ front, on conserve une partie des pie-„ ces pour battre le haut de la breche,„ & on en recule quelques-unes fur le„ derrière de la plate-forme , qu’on„ dispose dé maniéré qu’elles puissent„ battre IVnnemi lorsqu’il se présente„ vers le haut de la breche. Tout cela„ fe fait pendant le travail des deseen-„ tes du fossé & de son passage. On se„ sert aussi des mines pour augmenter„ la breche , mais quelquefois pour la„ faire , & pour cet esset, on y attache„ le mineur „.
“ Pour attacher ls mineur lorsque le„ fossé est séc, il faut qu’il y ait un lo-„ gement d’établi proche l'ouverture„ de la descente , pour soutenir en cas„ que l’aifiégé Fasse quelque sortie sur„ le mineur. On lui fait une entree dans„ le revêtement avec le canon , le plus„ près que Von peut du fond du fossé ,„ atìn ri’avoir le dessous du terrein que,, Vennemi occupe, & des galeries qu’il„ peut avoir pratiquées dans i'intérieur„ des terres du ■ bastion. On peut avec„ le canon faire un enfoncement de 5 -ou„ 6 pies, polir que le mineur y soit bíen-„ tót à couvert. II s’occupe d’ílbord à,, tirer les décombres du trou , pour pou-„ voir y placer 1111 ou deux de lès cam-a-,, rades, qui doivent lui aider à déblayer„ les terres de la galerie
“ Lorsque le fossé est sec, & que le„ terrein le permet, le mineur le passe„ quelquefois par 1111c galerie louíerrai-„ ne qui le conduit au pié du revéte-„ meut j lorsque le fossé est plein d’eat»,1 i i 2