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Tome troisieme. APA - ATZ.
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île devant; mais plus communément lesatteintes provienni^it de cequ'un chevalqui en fuit un autre , lui donne uncoup , soit au pié de devant , soit aupié de derrière , eù marchant trop prèsde lui. L 'atteinte ou le coup qui feradonné fur le talon auprès du quartier ,de l’ime ou de l’autre de ces deux Fa-çons , fera meurtrissure ; ce qui s’ap-pelle une atteinte sourde : ou bien uneplaie, ou un trou en emportante la piece;& fi ce trou pénétré jusqu’au cartilagedu pié, & que ce cartilage se corrompe,alors le mal eit considérable , & Rap-pelle une atteinte encornée , qui devientaussi dangereuse qu'u n javrrd encorné.UneaífeiBíe encornée peut provenir ausside ce qu’nn cheval fe fera blessé fur lacouronne avec le crampon de l’autrepié : elle devient de même encornée ,îorfqu’on la néglige dans les commen-cemens , quoiqu’elle ne soit pas consi-dérable d’abord , & que le cheval n’enboite guere : car si l’on continue à letravailler , fans songer ri son atteinte ,la partie Fatiguée sera plus sujette à secorrompre, & à venir en matière.

Les chevaux , dans les temps de gelée ,quand on leur met des crampons fortlongs & des clous à glace , se donnentdes atteintes plus dangereuses.

On connoît Vatleinte par la plaie : onVoit dans l’endroit où le cheval a étéattrapé, soit au dessous de la couronne,ou même dans le paturon , le sang quifort, & un trou , ou bien la piece em-portée. A l’égard de l ’atteinte sourde , jeVeux dire , celle où il ne paroît rien ,on la reconnoît en ce que le chevalboite , & qu’on sent la partie frappéeplus chaude que le reste du pié.

Quand la partie qui est au-dessus deY atteinte enfle , que la corne fe ressere,& que le pié s’étrécit au-dessus , il estbien à craindre qne le cartilage du piéne fe corrompe, & quel 'atteinte ne de-vienne encornée.

Un cheval aura souvent eu une at-teinte qui aura pénétré jusqu’a u carti-lage: on pourra la guérir en apparence;le trou se bouche , & la plaie , s’il yen a , fe consolidera facilement ; le che-val ne boitera plus , & on le croiraguéri : mais comme le cartilage est tou-ché , & qu’ii est insensible, quoiqu’il

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ne fasse plus boiter , la matière s’as-semble dans cette partie , & en Faitpeu-à-peu une forte atteinte encornée , quteit quelquefois six mois à paraître ,fur-ton t lorsque la matière qui corrompsce cartilage , n’á point de malignité pafelle-même.

Quand on néglige une atteint?simple ,elle peut devenir encornée , & par con-séquent très dangereuse.

Dès le moment qu’on s’apperçoit de['atteinte , c'est-à-dire , aussi-tôt qu’elle aété donnée , on met thi poivre dessus ,ce qui la guérit pour l’ordinaire : maissi l’on ne la traite pas dans le momentqu’elle vient d’ètve donnée , après avoircoupé la chair détachée , on commen-cera par laver la plaie avec du vin chaud& du sel ; on pilera ensuite un jauned'œuF dur , & l’on appliquera dessus enforme d’onguent ; s’il y a un trou , onemployera la térébenthine & le poivre ,ou bien de la poudre à canon délayéeavec de la salive ; on en remplit le troude l ’atteinte , & on y met le feu ; sile trou est sur la couronne , & profond,il faut passer dessus le fer ardent ; &pour empêcher que l’air n’y entre , onfera fondre l’emplâtre divin avec l’huilerosat, & après savoir mis fur du coton ,on Rappliquera fur la plaie.

Si Y atteinte est considérable , on com-mencera par saigner le cheval.

Lorsque Yatteinte devient encornée ,c’est qu’elle a été négligée , ou que lablessure sc trouvant auprès du cartilage,la chair meurtrie fe convertit en unematière qui corrompt le cartilage ; oubien Yatteinte même parvient jufqu’aucartilage , & le noircit : cette circon-stance est très-dangereuse.

II faut suivre , pour guérir ure at-teinte encornée , la méme méthode quepour le javard écorné ; car elle est su-jette aux mêmes aceidens, & la cure enest précisément la même.

Au reste , il faut empêcher que Yat-teinte ne se mouille , & que le chevalue la lèche ; ear if ne sauroit guérir tantqu’il se léchera. (V')

ATTELAGE , se dit d’un nombre dechevaux destinés à tirer urie voiture,

ATTELER, c’est joindre des chevauxà une voiture pour la tirer.

ATTELIER, bernique, magasin , c-han-