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GOVANTAIS, Géogr., peuples de l'A-mérique septentrionale à l’occident «lulac <ies Hurons. On ne connoît à ce peu-ple chasseur d’autres habitations que descases en forme de grands fours , couver-tes d’écorces d'arbres, & nattées en hi-ver , soit d’herbés longues, soit de peauxd’oitrs. On n? lui connaît pas non plusd'autre police que les avis passagers qu’ilreçoit de l’affemblée de ses vieillards, nid'autre culte religieux que ses Invoca-tions à un être imaginaire ou à un dieunommé Ocqui, dont les attributs semblentêtre plutôt ceux d’un démon que ceux«Tune divinité bienfaisante. Us enterrentleurs morts avec pompe. & chargent leurstombeaux d’arcs, de flèches & d’ustcn-íìlos , se persuadant qu’après cette vie ilen est une autre où l’on va bien loin goû-ter la douceur de se retrouver avec tousses amis. Les festins font Fort en usageparmi eux : leurs médecins font à la foisîéiir devins L leurs saltimbanques ; &dans leurs maladies , à ce qu’on assure ,leurs remedes les plus ordinaires font lamusique & la danse. On assure auffi qu'ri-vant le mariage leurs filles se prostituentsáns réserve; mais qu’une fois devenuesFemmes , il n’y a rien de plus exemplaireque leur chasteté : ce font ces mêmes Fem-mes qui labourent les terres, sement lemaïs. le moissonnent, assemblent le boispour les cabanes , portent le bagage d’unendroit à un autre, & prennent enfin furelles feule toutes les peines du ménage.Les hommes n’y sont autre chose que tra-fiquer , aller à la chasse ou à la guerre.(C. A.)
ATTIKAMEGUES , Géogr. , peuplede l’Amérique septentrionale, au ço de-gré de latitude, vers le lac Saint Tho-mas , en remontant le fleuve; àl’embou-chure duquel on a bâti la ville de TroisRivières entre Qiiebec & Montréal. Cepeuple passe pour l’un des plus docilesde cette contrée. ( C. A. )
ATTILA , HÌjt. des Goths , fils deVendôme, arriéré-fils du grand Nem-broth , élevé & nourri dans Engaddi, parla grâce de Dieu, roi des Huns, des Me-des , des Goths, des D aces; la terreur,l’effroi de l’univers , la verge & le fléaude Dieu. Tels étoient les titres que pre-noit cet homme Farouche, le plus redou-table & Punique de son cspece que nous
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offrent les annales du monde. Rien n’é"galoit fa suffisance & son orgueil ; il avoi*coutume de dire que les étoiles tom-boient devant lui, que la voûte des cieuxs’abaiffoit, que son poids plioit la terre ,& qu’il étoit un marteau pour tous lespeuples. On ne fait rien de ses premièresannées , mais on peut croire qu’ellesannoncèrent ce qu’il devoit être. Aidé deBleda son Frere & son associé an trônedes Huns, il ravagea toutes les provincesde l’empire d’orient, & força Théodosele jeune à lui payer tribut. Après avoirainsi humilié ce prince , il lui fit chaquejour de nouveaux outrages. “ Théodose,„ disoit-il insolemment, est issu d’un pe-„ re très-noble , ainsi que moi ; mais en„ me payant tribut, il est déchu de fa no-„ blesse , & devenu mon esclave. S’il ose„ me faire ia guerre , 011 me dresser des,, embûches, je le pu.iirai comme un ef-,, clave rebelle & méchant,,. Un jouril lui envoya un Goth pour ambassadeur ,avec ordre de lui parler en ces termes:„ Attila , mon maître & le vôtre , vous,, ordonne de tenir un palais prêt pour,, le recevoir. II ne convient pas à Théo-„ doíe, disoit-i! encore, d’être fourbe ou„ menteur: il a promis à un de mes su-,, jets la fille de Saturellus en mariage;„ s’il viole fa promesse , je lui fais la,, guerre: s’il est dans l'impuissance de„ l’accomplir, & qu’un de ses sujets ose,, lui désobéir , je vole le venger „ Ou-tre le tribut qu’íl exigeoit de ('empereur,il recevoit les appointemens de général.Une circonstance fingulicre de la vie decet homme étonnant , c’est qu’il ne vou-lut soumettre les Romains que pour avoirdroit de les défendre : il se déclara leurprotecteur , lorsqu’il ponvoit être leurmaître. Cependant , après la mort deThéodose le jeune, Marcien, successeurde ce prince , refusa de plier sous le jougd 11 barbare: après avoirfait Fortifier tousles postes importans , il déclara qu’il nevouloit pas d’un semblable général. At-tila pouvoit en tirer vengeance ; il fit uneirruption contre les terres de l’empirsd’orient. Mais Marcien lui ayant opposéde bonnes troupes, il se replia vers l’oe-cident, où il se promettoit des victoiresplus faciles : il avoit fait massacrer sonfrere Bleda, ne pouvant supporter d’asso-cié au trône.. Plusieurs écrivains rappor-