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Tome troisieme. APA - ATZ.
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Attraction ou force attractive , dansJ’ancienne physique , fignisie une Forcenaturelle qu’on suppose inhérente à cer-tains corps, & en vertu de laquelle ilsagissent Fur d’autres corps éloignés, &les tirent à eux. Voyez Force.

Le mouvement que ces prétenduesforces produisent , est appelle par lespéripatéticiens mouvement d'attraction ,& en plusieurs occasions, faction j & ilsRapportent differens exemples où , seloneux , cé mouvement se remarque: ainsinous respirons l’air, disent-ils, par attrac-tion ou faction de uiême nous suçons parfttratíion une pipe de tabac : c’est encorepar attraction qu'un enfant tette : c’eft parattraction que le sang monte dans les ven-touses, que l’eaus’éjevedans les pompes,& ìafumée dans les cheminées;les vapeursà les exhalaisons font attirées par le so-leil , le fer parl’aimant, les pailles & lapoussière par l'amhre & les autres çorpsélectriques. Voyez SuCTION.

' Si ces philosophes avoient fait un plusgrand nombre inexpériences, ils auroientZieutât reconnu que ces dissérens phéno-mènes venoient de l’impulsion d’un flui-de invisible. Ainsi la plupart des effetsqùe les anciens attríbuoient à {'attractionfont aujourd’hui attribués à des causesplus naturelles Sc plus sensibles , princi-palement à la pression de l’air. Voy. Aï LL? Pression.

~ Ç’est la pression de l’air par exemple ,(jui produit le$ phénomènes de l’inspira-tjon dgs ventouses, de la friction des pom-pesi dès vapeurs, des exhalaisons, &c. V.Respiration, Suctiqn, Pompe ,Ventouse, Vapeur, Fvméç, Exha-laison , Uc.

J ' Sur les phénomènes de Vattractionélectrique & magnétique, voy. Aimant,Magnétisme Sé ELectricité.

La puissance opposée à {'attraction estnppellée répulsion ,• & l’on observe que larépulsion à lieu dans quelques effets na-turels. Voyez Répulsion-

Attraction o\\ fuisattce attractive fe ditplus particulièrement dans la philosophieNewtonienne, d’une puissance ou prin-cipe , en vertu duquel toutes les parties,soit d’un mji.mé corps , soit de corps diffé-rens, tendent les unes vers les antres ; oupour parler plus exactement, Xattractiontft l’effet d’une puissance , par laquelle

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chaque particule de matière tend versune autre particule. V. Matière £?Particule. Les loix & les phénomè-nes de l ’attraction font un des pointsprincipaux de la philosophie Newton-nlenne. Voyez PHILOSOPHIE NE\y-ÏONIENNE.

Quoique ce grand philosophe fe servedu mot d'attraction comme les philoso-phes de l’école, cependant, selon la plu-part de ses disciples , il y attache uneidée bien différente. Nous disons selonla plupart de ses disciples , car nous nefaisons qpe détailler ici ce qui a été ditfur Xattraction , nous réservant à exposerà la fin de cet article notre sentimentparticulier.

Vattraction dans la philosophie an-cienne étolt, selon eux, une espece dequalité inhérente à certains corps, & quirésultoit de leurs/araer particulières &spécifiques ; & l’idée que les anciens phi-losophes attachoient à ce mot de/orme,étoit fort obscure. Voyez QualItÉForme.

h'attraction nerotonnienne, au contraire,est un principe indéfini, c’est-à-dire , par,lequel on ne veut désigner ni aucune es-pece ou maniéré d’action particulière , niáucune cause physique d’une pareille ac-tion , mais seulement une teiidance engénéral, un conatus accedemli, ou effortfour s'approcher , quelle qu’en soit lacause physique ou métaphysique , c’est-à-dire , soit que la puissance qui le pro-duit soit inhérente aux corps mêmes ,soit qu’elle con liste dans l’impulsion d’unagent extérieur.

Auísi Newton dit-jl expressément dansses principes qu’il se sert indifféremmentdes mats à'attraction , A'impulsion , & depropension, & avertit-il le lecteur de nepas croire , que par le mot á'attraCíiorsil veuille désigner une manieye «factionou fa cause efficiente, & supposer qu’il ya réellement une force attractive dansdes centres qui ne font que des pointsmathématiques, liv. T, pag. ;. Et dansun autre endroit il dit qu’íl considéré lesforces centripètes comme des attractions,quoique peut-êtrç elles ne soient, phy-siquement parlant, que de véritables im-pulsions, ibid. pag. 147. II dit aussi dansson Optique , p. zrr , que ce qu’il appelleattraction, est peut-être l’cffet de quelque