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est proportionnelle à la quantité Je ma-tière de chaque corps , elle rioit existerJans chacune Je leurs parties ; & c’estpar conséquent une loi de la nature , quechaque particule Je matière tend verschaque autre particule. Voyez la preuveplus étendue de cette vérité, & h appli-cation de ce principe aux mouvemens«les corps célestes , fous les articles PHI-LOSOPHIE NEWTONIENNE , SOLEIL ,
Lune, Plante,Comete, Satel-lite, CENTRIPETE, CENTRIFUGE.
C’eft donc de l’ attraction , suivant M.Newton , que proviennent la plupartdes mouvemens, & par conséquent deschangemens qui se font dans l’univers:c’est par elle que les corps pesans descen-dent , & que les corps légers montent ;c’est par elle que les projectiles font diri-gés dans leur course, que les vapeursïpontent, & que la pluie tombe; c’eftpar elle que les fleuves coulent, quePair presse , que l’Océan a un flux &reflux. Voyez Mouvement , Descen-te , Ascension, Projectile, Va-jeur, Pluie, Fleuve, Flux NReflux , Air , Atmosphère , fisc.Les mouvemens qui résultent de ce prin-cipe , sont l’objet de cette partie iì éten-due des mathématiques qu’on appellej néchaniijue ou statique , comme aufli deVkydroflatique, âe Ybydraulique, &c. quien font comme les branches & la fuite ,îstc. Voyez MÉCHANTQUE , STATI-QUE , Hydrostatique , Pneuma-tique j -voyez avjst MATHEMATIQUE ,Philosophie , tfc.
La seconde efpece A’uttmSiion est cellequi ne s’étend qu’à des distances insen-sibles. Telle est Yattraciìon mutuellequ’on remarque dans les petites partiesdont les corps font composés ; car cesparties s’attirent les unes les autres aupoint de contact, ou extrêmement prèsJe ce point , avec une force très-í'upé-TH-ure à celle de la pesanteur, maisqui Jécroît ensuite à une très petite dis-tance, jusqu’à devenir beaucoup moin-dre que la pesanteur. Un auteur mo-derne a appelle cette force attraction dtcohésion, supposant que c’est elle quilinit les particules élémentaires des corpspour en faire des masses seniìhles , -voyezCohésion, Atome , Particule, esc.
Toutes les parties des fluides s’atti-
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rent mutuellement, comme ilparoîtparla ténacité & la rondeur de leurs gouttes,fi l’on en excepte l’air , le se u , & la lu-mière , qu’on n’a jamais vus fous laforme de gouttes. Ces mêmes fluides seforment en gouttes dans le vuide commedans Pair, ils attirent les corps solides ,& en font réciproquement attirés, d’oùil paroît que la vertu attractive se trouve,répandue par-tout. Qu’on mette Pline surl’autre deux glaces de miroir bien unies,bien nettes Si bien sèches , on trouveraalors qu’elles tiennent ensemble avecbeaucoup de force , de sorte qu’on nepeut les séparer Pune de l’autre qu’aveepeine. La même chose arrive dans. levuide , loríqu’ou retranche une petiteportion de deux balles de plomb, ensorteque leurs surfaces deviennent unies àl’endroit de la section , & qu’ou les presseensuite l’une contre l'antre avec la main,en leur Faisant faire en méme-temps laquatrième partie d’un tour, on remar-que que ces balles tiennent ensembleavec une force de 40 on 50 livres. En‘général, tous les corps dorit les surfacesfont unies , serbes & nettes , princi-palement les métaux , se collent & s'at-tachent mutuellement l’un à P antrequand on les approche, de sorte qu’ilFaut quelque force pour les séparer.Mussch. Estai de fbyfiq.
Les corps s’attircut réciproquement,non - seulement lorsqu’ils se touchent ,mais aussi lorsqu’ils font à une certainedistance les uns des autres : car , mettezentre les deux glaces de miroir dont nousvenons de parler , un fil de foie fort fin,alors ces deux glaces ne pourront passe toucher, puisqn’elles feront éloignéesPune de l'autre de toute l’épaisseur du fil,cependant on ne laissera pas de voir que :ces deux glaces s’attirent mutuellement,quoiqu’avec moins de force que lorfqu’iln’î avoit rien entr’elles. Mettez entre,les glaces deux fils que vous aurez tor-dus ensemble, ensuite trois fils tordusde même , & vous verrez que Yattracíiondiminuera à mesure que les glaces s’éloi -gneront Pune de l’autre. Mussch. ihid. ,
On peu.t encore faire voir d’une ma-niéré bien sensible cette vertu attractivepar une expérience curieuse. Prenez uncorps solide & ovaque , qui finisse enpointe , soit de métal, fuit fle. pierre » qu