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sement dans le système de YaltraBion.Je ni'en suis auffi assuré par le calcul, &je publierai bientôt mon travail.
Tons Us phénomènes nous démon-trent donc qu’il y a une so;ce qui faittendre les planètes les unes vers lesautres. Ainiì nous ne pouvons nousdispenser de l’a.lmettre ; & quandnous serions forcés de la reconnoîtrecomme primordiale & inhérente à la ma-tière, j'ose dire que la difficulté de con-cevoir une pareille cause seroit un argu-ment bien Foible contre son existence.Personne ne doute qu’un corps qui enrencontre un autre, lui communique dumouvementjmaisavons-nous une idée dela vertu par laquelle se fait cette commu-nication?Les philosophes ont avec le vul-gaire bien plus de ressemblance qu’ils ne«'imaginent. Le peuple ne s’étonne pointde voir une pierre tomber , parce qu’ill’a toujours vû } de même les philoso-phes , parce qu’ils ont vu dès l’enfanceles effets de ['impulsion, n'ont aucuneinquiétude fur ia cause qui les produit.Cependant si tous les corps qui en ren-contrent un autre s’arrètoicnt fans luicommuniquer du mouvement, un philo-sophe qui verroit pour la premiere foisun corps en pousser un autre, seroit auffisurpris qu’un homme qui verroit uncorps pesant se soutenir en l’air sans re-tomber. Quand nous saurions en quoiconsiste l’impénétrabi lité des corps , nousn’en ferions peut-être guere plus éclai-rés fur la nature de la force impulsive.Nous voyons feulement , qu’en consé-quence de cette impénétrabilité, le chocd’un corps contre un autre doit être suivide quelque changement , oa dans Pératdes deux corps , on dans l’état de l’undes deux : mais nous ignorons, & appa-remment nous ignorerons toujours , parquelle vertu ce changement s’exécute, &pourquoi, par exemple , un corps quien choque un autre ne reste pas toujoursen repos après le choc , fans communi-quer une partie de son. mouvement aucorps choqué. Nous croyons que Yattrac-tion répugne à l’idée que nous avons dela matière : mais approfondissons cetteidée , nous ferons effrayés de voir com-bien peu elle est distincte , & combiennous devons être réserves dans les con-séquences que nous eu tirons. L’euivers
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est caché pour nous derrière une efpecede voile à-travers lequel nous entre-voyons confusément quelques points. Sice voile te déehiroit tont-à-coup , peut-être í’erions-nous bien surpris de ce quise passe derrière. D’aillenrs, la prétendueincompatibilité de Yattrallien avec lamatière n’a plus lieu , dès qu’on admetun être intelligent & ordonnateur detout, à qui il a été auffi libre de vouloirque les corps agissent les uns fur les au-tres à distance que dans le contact.
Mais autant que nous devons être por-tés à croire l’existence de la force d'af-traBion dans les corps célestes , autant ,ce me semble, nous devons être réservésà aller plus avant. l°. Nous ne dironspoint que l 'attraction est une propriétéeffentielle de la matière; c’est beaucoup dela regarder comme une propriété primor-diale , & il y a une grande différence en.tre une propriété primordiale & une pro-priété ejsentiette. ^'impénétrabilité, la di-visibilité , la mobilité, font du derniergenre; la vertu impulsive est du second.Dès que nous concevons un corps, nousle concevons nécessairement divisible ,,étendu , impénétrable ; mais nous neconcevons pas nécessairement qu’il met-te en mouvement un antre corps. s°. Sil’on croît que VattraBion soit une pro-priété inhérente à la matière , on pour-ruit en conclure que la loi du quartés’obscrve dan* toutes ses parties. Peut-être néanmoins seroit - il plus sage den’admettre Yattraciion qu’entre les par-ties des planètes, fans prendre notre par-ti fur la nature ni fur la cause de cetteforce, jusqu’à ce que de nouveaux phé-nomènes nous éclairent fur ce sujet.Mais du moins faut-ilbien nous garderd’assurer, que quelques parties de la ma-tière s’attirent suivant d’autres loix quecelles du quarté. Lette proposition neparolt point suffisamment démontrée.Les faits sont Punique boussole qui doitnous guider ici, & je ne crois pas quenous en ayons encore un assez grandnombre pour nous élever à une assertionsi hardie : on peut en juger par les dif-férens théorèmes que nous venons derapporter , d’après M. Keil & d’autresphilosophes. Le système du monde est eadroit de nous faire soupçonner que lesmouvement des corps n’ont peut-être pas