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Tome IV. AU - BHA.
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Audience , cour ecclésiastique d’An -1gleterre, qui se tient toutes les fois quel'archevêque veut connoitre en personneti’une cause.

La cour â'audirnce connoît princi-palement lies différends mus au su-jet des élections, des conservations, desréceptions des clercs, & des mariages.

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Audience ou Audience roya-le , Histoire moderne , nom que lesEspagnols ont donné aux tribunaux■de justice qn’ils ont établis dans l’A-mérique. Ces tribunaux contiennentsouvent plusieurs provinces dans leurressort , qui pourtant est limité ; &ils jugent fans appel, comme nos par-semons. Les membres qui les com-posent sont à la nomination de lacour, qui y envoie souvent les ; Es-

f agnols naturels ,, & tout s’y décideuivant les loix du royaume. Quel-ques géographes modernes ont diviséla nouvelle Espagne en audiences ,suivant le nombre de ces tribunaux.( 6 )

AUDIENCIER, subst. m. Jurifp., sedit d’un huissier qui est présent à l’au-dience pour appeller les caisses, impo-ser silence , ouvrir ou fermer les por-tes, & autres offices.

Grand Audiencier, est le nom d’unofficier de la grande chancellerie, quirapporte à M. le chancelier les lettres[ui font à sceller, & qui y met la taxe.y en a quatre.

On appelle simplement audienciers ,ceux qui font cette méme fonction à lapetite chancellerie. II y en a quatre auparlement ric Paris. (

AUDIENS ou AUDEENS ou VA-DIENS, f. m. pi. Hifl ire EccUjiastiq .,hérétiques du quatrième siecle, ainsiappelles du nom d’Audius leur chef,qui vivoit en Syrie on Mésopotamievers l'an 352 ; & qui ayant déclamécontre les mœurs des ecclésiastiques ,finit par dogmatiser & former unschisme.

Entr’autres erreurs il oélébroit lapâque à la façon des Juifs, & ensei-gnait que Dieu avoit une figure hu-maine , à la ressemblance de laquelleî’homme avoit été créé. Selon Théo-doret , il croyoit que les ténèbres, lefeu & l’eau u’avoient point de commen-

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cernent. 8es sectateurs donnoíent î'ab-solution sans imposer aucune satisfac-tion canonique, le contentant de fairepasser les pénïtens entre les livres sa-crés & les apogryphes. Ils menoientune vie très-retirée, & ne fe trouvoientpoint aux assemblées ecclésiastiques ,parce qu’ils difoìent que les impudiques;& les adultérés y étoient reçus. Cepen-dant Théodoret assure qu’il fe commet-toit beaucoup de crimes parmi eux. 8.Augustin les appelle Vadîens par er-reur, & dit que ceux qui étoient en Egyp-te commun! quoieut avec les catholiques.Quoiqu’ils fc fussent donné des évêques,leur secte fut peu nombreuse; leur hé-résie ne fubíìstoit déja plus, & à peineconnoissoit-on leur nom du tems de Fa-cundus, qui vivoit dans le cinquièmesiecle.

Le P. Petau prétend que S. Augustin& Théodoret ont mal pris le sentimentdes Auiiens & ce qu’en dit S. Epipha-ne, qui ne leur attribue, dit-il, d’ati-tres fentimens que de croire que la res-semblance de l’homme avec Dieu con-sistoit dans le corps. En effet, le textede 8. Epiphane ne porte que cela, & cepere dit expressément que les Audiensu’avoient rien changé dans la doctrinede régisse; ce qui ne seroit pas vérita-ble , s’ils eussent donné à Dieu une for-me corporelle.

AUDITEUR, si m. Hist. moi., engénéral celui qui écoute , & singulière-ment celui qui est présent à une haran-gue , un sermon 011 autre discours pro-noncé en public. Mais AUDITEUR, entermes de Droit ou de Palais , se ditdc plusieurs sortes d’officiers commispour -ouir des comptes. C’est dans cesens qn’on appelle auditeurs des comp-tes , des officiers dont la fonction estd’examiner & arrêter les comptes desfinances du roi, & rapporter à la cham-bre les difficultés qui s’y trouvent pourles y faire juger. Originairement ilsn’étoient point conseillers, on ne lesappelloit qne clercs j mais en 1552 illeur fut permis d'opinersur les difficul-tés qui se présenteroient dans les comp-tes dont ils seroícnt rapporteurs. VoyezCompte.

C’est dans le même sens qu’on appelleaussi en Angleterre auditeurs, plusieursclasses d’officiers de l’ échiquier, chargés’