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exercices militaires qui fe font à cheval.Voyez Tournoi. (A)
ÁVEN'lURiEK, I. m. dans le Com-merce , ledit u’un homme fans caractère& fans domicile, qui fe mêle hardimentd’affaires, & dont on ne fauroit trop sedéfier.
Aventurier , est encore le nomque les Anglois donnent à ceux quiprennent des actions dans les compagniesformées pour rétablissement de leurscolonies d’Amérique; ce qui les distin-gue de ceux qu’ils nomment planteurs,c’est-à-dire, des habitans qui y ont desplantations.
Les derniers s’occupent à planter &à cultiver les terres ; les autres por-tent leur argent, &, pour ainsi dire ,le mettent à l 'aventure dans l’efpé-rance des profits qu’ils en doivent re-tirer par des dividendes j ceux-ci fontproprement ce qu'o n nomme en Fran-ce , aâiionnaires ; ceux - là ce qn’on yappelle habitans colons & cmcejjì:,nnai-res. Dans ce sens , on trouve dans lerecueil des chartres d’Angleterre , lesaventuriers U planteurs de la Virgi-nie j les aventuriers U planteurs de laJVouveUe Angleterre , les chartres ac-cordées pour les nouvelles colonies ydistinguant toujours ces deux fortes d’in-téressés, & leur accordant des privilè-ges disse'rens.
Aventurier, est aussi le nom qu’on 1donne à un vaisseau marchand qui va ?trafiquer dans l’étendne de fa concession ;d’une compagnie de commerce, fans cn ’■-avoir obtenu la permission. Voyez Jn- íTERLOrF.(fr) í
AVENTURIERS, f. m. pi. Histoire \moi ., c’est le nom qu’on donne en jjAmérique aux pirates hardis & entre- >prenans, qui s’unissent contre les Espa-gnols, & qui font des courses con-tr’eux.
Ces aventuriers étoient dans l’ori-gine des boucaniers qui , après avoir Jdétruit dans les Antilles une grande ;partie des bœufs sauvages & des fau- ■gliers, las de suivre dans les bois les ■traces d’une proie devenue rare, &que l’expérience du péril rendoit ru-sée & difficile à saisir, montèrent furdes flibustes pour faire la pèche, s’en-nuyerent feien-tót d’un travail péni-
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I ble, dont le fruit suffisoit à leur fub-
I sistance & n n à leur avarice, armè-rent leurs baques en. guerre, <£ «1 fo-rent chercher fortune fur l’Océan. Cesespèces de chevaliers errans couroivntks mers, non pas cornu.è nos ancienspreux parcouraient la terre pour dé-truire les brigands, mais pour com-mettre eux-inémes les plus horriblesbrigandages. L’histoire >îe ces p.ratesapprend à ne pas confondre l’héroif-me véritable avec la bravoure. Au-cun coips militaire ne peut te vanterde traits d’audace aussi extraordinaires.Féroces, impitoyables, s’iis prenoientun vaisseau, l’équipage étoic presquetoujours massacré. S’ils prenoient uneville, ils n’en iortoient guere fans ferécréer les yeux par le Ipectacfo d’unincendie. Ce ramas de brigands, rassem-blés par la soif des richesses, formoitnne république gouvernée par des loixrarement violées. Ces sommes à quil’injuflice ne coûtoit rien, étoient jus-tes envers enx-m.mes. 1 es récompensesréservées aux blessés étoient prites furla masse commune du but n mémeavant le partage , & per.'onne n’erimurmurait Le prix d’mi b. as, d’unejambe, ifun oeil perçus dai'S un com- >bat éto t fixé L payé fur le champ. Leplus brave étoit chef & toti'Ours obéi.Ces barbares. ennemis de tome auto-rité , étoient esclaves de la disciplinequ’ils s’étoient imposée. Le qui affligele plus l’homme qui pense , en lisantl’hiiíoire de ces fléaux de l’humanité,c’est de voir qu une sorte d amitié puisses’allier avec la barbarie, le vol & tousles crimes. Avant de partir pour uneexpédition . deux aventuriers s'asso-cioieut comme, les anciens frères d ar-mes, juraient de partager le péril, lagloire, le butin, & tous deux obfer-voient fidèlement le traits. Si l’nn pé-riífoit dans le combat, l’autre vengeoitla mort de fou ami, & héritoit de lapart qui lui étoit due. On en a vu plu-sieurs s’afljcfor pour U vie, & obser-ver ce pacte jufqu’à la mort. Les Fran-çois, les Espagnols, les Anglois. lesHollam'oís . avoivut leurs aventuriersqui infestoient fans cesse les côtes del’Amérique. Dans des temps de guer-re , chaque nation envoyait íes siens