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en est de même du marrube, dc lamyrrhe , des émétiqties qu’on donnedans plusieurs maladies durant la grofoiéfie. Toutes ces substances enfin, dontl’action paroit ia plus énergique, &qui, par mie espece de choix , sem-blent diriger leur action vers buteras,Remploi eut selon les circonstances &fous différentes Formes, durant la gros-sesse, lans qu’il en résulte de funesteaccident.
Les laignées , les. coups principale-ment vers la région de la matrice,les sauts, lés chûtes, la peur ou bef-froi , la tristesse excessive ou les cha-grins, les joies immodérées, les cris,les efforts, les exercices vénériens tropfréquens, les cours de ventre ou lesflux immodérés d’urine. les douleursexcessives, les coliques bilieuses, Uc.font des causes d’une autre espece, dontfaction est plus évidente. La constitu-tion, l'àge & le genre de vie de la mo-re, bâge du fœtus, la durée & l’éner-gìe de ces causes font des considérationsnécessaires & qu’on ne doit jamais sé-parer íorsqu’on recherche la caused’un avortement. C’est par cette com-binaison qu’on peut expliquer comment1^ même cause obtient son effet & leManque quelquefois. II m’est Tailleursimpossible d’entrer dans nn déjail quidevîcmlroit immense par la multipli-cité d’accidcns qui modifient l’action deces causes. Article de JH. La Lojse,docteur en médecine de la faculté tîe Jblont-fellìer. )
AVORTER , (Economie animale , sedît d’unc femme qui accouche avantle temps de la maturité du fœtus.II n’y a plus d’avortement après lesixième mois , parce que b enfantpeut vivre. Mais avant le septième,tout accouchement est avortif , & lefœtus meurt. Voyez Avortement.
^AvoP.ter , (Economie ntstiq ., c’estpousser fon fruit avant le temps. Lors-que les arbres font battus des mauvaisvents, ris fout sujets à avorter , & pourlors lents fruits ne viennent point àmaturité.
Dans les Forêts on nomme a rires avor-tes ceux qui ne .font point de belle ve-nue, par Melque cause qu’ils aient été
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endommagés. L’ordonnance veut qu’ilssoient recepés. (f )
Bled avorte , c’est celui où l'onapperqoit un dérangement considérabledans la tige, les feuilles , b épi, & dansl’efpece de grain qu’il renferme, avantque le bled fleurisse , L lorsque lestuyaux encore tendres ne font élevésqu’à un pied ou à un pied L demiau-dessus de la terre. La tige de cebled est ordinairement alors plus baffeque les tiges du môme âge ; elle esttortue , nouée , rachitique. Ses feuil-les font communément d’un verd-bleuâtre , recoquillées en divers sens ;mais tantôt tournées en façon d’ou-blie, tantôt montrant une légers si-nuosité en forme de spirale, ou pré-sentant assez bien la figure d’un tire-bourre.
On appelle ausii bled avorté ou ventécelui où il V a de faux épis de fromentou de seigle , qui extérieurement ontbelle apparence, mais dont les cellules'ne contiennent qne peu on point degrains, ou des grains petits, ridés &affamés.
Quoique la perte du grain soit tou-jours la fuite de cette maladie , lessymptômes n’en font pas toujours lesmêmes : les altérations, soit de la tige,soit des feuilles, soit de bépi , sontinégalement marquées ; & l’on voltdes épis avortes , dont la tige est droi-te, & la feuille peu recoquitlée. Lors-que !a maladie est à son comble , &que le bled est entierement avorté ,l’épi ne conserve que très-peu de fafigure naturelle; il est maigre, dessé-ché , & ne montre que les eommen-cemens très - imparfaits, tant des pcl- ,licules qui doivent envelopper legrain, que du grain même destiné à s’yformer.
Dans les cas où bavortement s’an-nonce moins à b extérieur, le tuyauest assez droit, l’épi formé, les feuillespeu tortillées ; les balles font entiè-res, quoique plus courtes que cellesdes bleds sains : mais a u lieu de ren-fermer un petit embryon blanc, &velouté à son sommet, fi c’est vers letemps de la fleur , elles ne couvrentqu’un grain verd , terminé brusquementen pointe , & assez semblable à ua pois